‹ Une gerbe [microforme]Chapitre 6 sur 65 · BON) DD · texte numérisé non relu

BON) DD

LA DÉBACLE 23

Le : urds murmures des flots qui s'agitent et roulent ! gubres craquements des maisons qui s'écroulent! ut se plaint, tout gémit dans les ombres du soir ! ut n'est partout, hélas! que mort ou désespoir !

du 4 nuit nleine d'horreur ! 0 nuit épouvantable,

P ve ton voile noir et lon ombre implacable !

ak. issonous contempler cos désastres nouveaux ! els flots bondissont, là, comme de blancs troupeaux? els flots tumultueux, au souflle des tempêtes

MRitout, en hurlant, leurs écumouses crèôtes,

Pain des pins altiers tourmentés par le vent

va itout Les rameaux de leur faite mouvant ?

0 Born les lambris des maisons et des granges !

as ilcurs chocs répétés des voix, des cris étranges, se rune de sourds échos, répondent tristement!

hents! 224 nents!

yez-vous? voyez-vous sur le sombre élément aux nucéhll

toit démantelé qui s'éloigne et vacille ?

“al berce, sur l'abime, une pauvre famille 0%; demande à grands cris un secours trop tardif. mours ! #3 tendez-vous, là bas, cet autre accent plaintif ? Le AT suprème adieu d’une mère éplorée dre! 205 fidèle époux, à sa fille adorée !

! 2 faible pour laisser sa couche de douleur, rt! ee

e commande aux siens d'échapper au malheur

Qu'elle ne peut, hélas! éviter elle-même.

Rien ne doit la sauver de ce danger extrème,.

Elle voit devant elle une effroyable mort,

Mais s'occupe d'eux seuls et tremble pour leur sort.

L'eau s'élève avec bruit vers son lit solitaire

Comme le sable autour d'un tombeau qu’on enterre !

Déjà le toit frémit, s'incline, et, sur les flots S'écroule en étouffant ses suprèmes sanglots !

Là-bas! là-bas ! 6 ciel! qui luttent dans les ombres ! Quels sont, de toute part, quels sont ces groupes sombres Qui se tiennent noués au faite des ormeaux ?

Qui, noyés à demi, cramponnés aux rameaux,

Se ballottent au gré de la bise ct des lames ?

Des vieillards décrépits et d'adorables femmes, Des vierges à l'œil pur et de faibles enfants

Ont confié leurs jours à ces gîtes mouvants !

Ici, l'arbre, chargé d’une masse trop lourde, S'incline lentement, pousse une plainte sourde

Et rend les malheureux à l’abime obscurci :

Là, c’est un faible enfant que, de son sein transi, Laisse tomber, hélas ! une mère épuisée !

Et, plus loin, un vieillard dont la main s’est brisée

ur sort.

enterre !

mbres !

apes sombres

LA DÉBACLE

in serrant les rameaux d’un cenellier noueux, eplonge dans les flots son crâne sans cheveux !

(Où vont-ils ? où vont-ils sur la mer furibonde Ces canots vacillants et tout remplis de monde ? Ce n'est plus au refrain des joyeuses chansons Que dans les flots obscurs plongent les avirons,

Page 1