‹ Une gerbe; poésiesChapitre 17 sur 43 · POUR TE CHANTER · texte numérisé non relu

POUR TE CHANTER

Je t'aime, ô ma jeune patrie, Quand le printemps t'orne de fleurs ; Et, quand l'automne t'a flétrie, J'aime encor tes champs sans couleurs, Tes bois où plane le mystère, Tes fleuves et leurs riants bords I Pour te chanter, 6 noble terre, Toujours ma lyre a des accords I

Il8 UNE GERBE

J'aime tes coutumes charmantes Que chaque an ramène à son tour ; J'aime tes vierges innocentes Que fait rougir un mot d'amour ; J'aime ton ciel souvent austère Et tes garçons joyeux et forts !

Pour te chanter, ô noble terre, Toujours ma lyre a des accords !

J'aime les prés où se balance La jaune moisson de l'été ; J'aime ta sublime espérance, Ton culte pour la liberté ; J'aime ta foi vive et sincère, Le plus riche de tes trésors I Pour te chanter, ô noble terre, Toujours ma lyre a des accords I

J'aime qu'autour des gerbes blondes, Quand on a fini la moisson, L'on danse de joyeuses rondes, En chœur, sur le tiède gazon ; J'aime la fête populaire Avec ses rustiques décors !

Pour te chanter, ô noble terre Toujours ma lyre a des accords !

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