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AUX EXPATRIÉS I

■ Venez ! le soleil luit encor î Sur nos grandes prairies Tout fleuries, Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez ! la gentille hirondelle, Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle Son essor.

Revenez aux rives natales, Au toit qui vous est toujours cher 1 Ah ! si nos tables sont frugales, Le pain de l'exil est amer !

Hélas î que de places sont vides A nos foyers toujours en deuil î On dirait que sur chaque seuil Ont passé des tombeaux livides

Venez î le soleil luit encor l Sur nos grandes prairies

Tout fleuries Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez ! la gentille hirondelle, Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle

Son essor.

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Heureux ceux qui jamais ne laissent, Pour d'autres bords, leur doux hameau, Gomme les feuillages qui naissent Et qui meurent sur le rameau I Venez, pour que votre poussière, Avec les cendres des aïeux, Repose à l'ombre des saints lieux, Sous l'humble croix du cimetière.

Venez I le soleil luit encor l Sur nos grandes prairies

Tout fleuries Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez 1 la gentille hirondelle, Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle, Son essor l

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