‹ Une gerbe; poésiesChapitre 29 sur 43 · SI TU POUVAIS PARLER · texte numérisé non relu

SI TU POUVAIS PARLER

Si tu pouvais parler dans tes fiévreuses courses,

fleuve merveilleux ! ô fleuve vagabond !

Tu nous dirais pourquoi, loin de tes humbles sources,

Tu vas enfin te perdre à l'océan profond,

Comme ces blonds enfants qui laissent leur village

Avec un cœur naïf et des vœux superflus,

Comme ces blonds enfants à Pâme un peu volage

Qui vont dans les cités d'où l'on ne revient plus !

Tu nous dirais pourquoi, sous une tiède haleine, L'on voit frémir ton sein ;

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