SI TU POUVAIS PARLER
Si tu pouvais parler dans tes fiévreuses courses,
fleuve merveilleux ! ô fleuve vagabond !
Tu nous dirais pourquoi, loin de tes humbles sources,
Tu vas enfin te perdre à l'océan profond,
Comme ces blonds enfants qui laissent leur village
Avec un cœur naïf et des vœux superflus,
Comme ces blonds enfants à Pâme un peu volage
Qui vont dans les cités d'où l'on ne revient plus !
Tu nous dirais pourquoi, sous une tiède haleine, L'on voit frémir ton sein ;