ADORATION 22Ç
Ta grâce émoussera les flèches acérées De quelques sots persécuteurs.
Je t'adore, ô mon Dieu ! je te sers, ô mon maître I Je bénis ta bonté de m'avoir donné l'être,
Ne serait-ce que pour souffrir.
Je chanterai ton nom dans mon humble harmonie 1 Que m'importe le monde et sa froide ironie ?
Un jour le monde doit périr !
Mes jours sont peu nombreux : laisse-moi, je t'en prie, O maître de la mort, ô maître de la vie,
Laisse-moi vivre encore un peu !
Seule l'éternité peut mesurer ton âge.
Pendant que, dans le ciel, l'ange te rend hommage,
Moi je t'adore ici, mon Dieu I