‹ Une gerbe; poésies [par] Pamphile LeMayChapitre 13 sur 51 · LE RETOUR AUX CHAMPS · texte numérisé non relu

LE RETOUR AUX CHAMPS

Enfin, j'ai secoué la poussière des villes ;

J'habite les champs parfumés.

Je me sens vivre ici. dans ces vallons tranquilles,

Sur ces'^bords que j'ai tant aimés.

L'emiui me consumait dans tes vieilles murailles,

O^fière cité de Ghiunplaiu !

Je ne suis pas, vois-tu, leufimt de tes entrailles

Et ton cœur me semble d'airain.

^6 UNEGERBE

Je suis né dans les champs ; je suis fils de la brise Qui passe en caressant les fleurs ;

Je suis fils du torrent qui magit et se brise Sur le roc avec des clameurs !

Je suis né du désert, du désert sans limite

Où règne le calme et l'effroi ; Je suis né des forêts que la tempête agite,

Des cimes dont l'aigle est le roi !

Mes premières amours, douces fleurs des vallées, N'ont-elles pas été pour vous ?

Pour vous, rocs au front nu, forêts échevelées, Vagues des fleuves en courroux?

Pour vous, charmants oiseaux qui semez, à l'aurore, Les doux accords de votre voix.

Gomme des diamants qu'égrène un vent sonore, Après l'orage, sous les bois ?

Je souffrais dans ces murs où s'entasse la foule,

Où l'herbe ne reverdit pas. Où la fleur ne naît point, où la poussière roule

Gomme un flot sale sous nos pas 1

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