‹ Une gerbe; poésies [par] Pamphile LeMayChapitre 18 sur 51 · LÉ POÈTE PAUVRE · texte numérisé non relu

LÉ POÈTE PAUVRE

Prends ce morceau de pain, mais tu seras esclave ;

Tu m'appartiens dès aujourd'hui !

Les larmes couleront de ta paupière cave

Et partout te suivra l'ennui.

Prends ce morceau de pain, ô poète au front blême,

Prends ! et dis adieu pour toujours A cette liberté qui fut ton bien suprême I

Renonce à tes douces amours,

Page 1