Chapitre VI. — Madeleine des Parcelîets dans son ménage des
champs.
Sommaire : Une vie toute nouvelle de cour faisant abandonner les campagnes au xvi* siècle. — Les États de Blois demandant .que les seigneurs du royaume et les grandes dames de France y reviennent. — Renaissance rurale sous Henri IV. — Génération de femmes qui y concourent activement. — Par qui elles sont remplacées. — Appel aux femmes, par Fénelon, en 1687. — Comment Madeleine des Porcellets y répond en 1689. — Visite qu'elle fait de ses terres à Rochefort, le long du Rhône. — Ce que n'avait pas vu rintendant Sicard, et ce qu'elle y observe. — La Camargue et ses familles de gros fermiers. — La dynastie des Laugier au grand mas de Beau jeu. — Laugier invité à la table de Madeleine. — Les anciens baux de métayage. — Baisse énorme de la valeur des terres et des prix de fermage, en 1689. — Saint-Roman en Argence, son antique abbaye et sa seigneurie. — Madeleine, de grand matin^ y présidant aux moissons et réglant ses vendanges. — Une ligue de paix sociale au xvii* siècle. — Madeleine travaillant à garder la paix entre ses tenanciers 175
Chapitre VII. — Comment, après de cruelles épreuves , Madeleine des Porcellets vit ses affaires se relever, et promit à Dieu de bien élever ses enfants.
Sommaire : Ferveur religieuse de Madeleine. — Son culte des anniversaires domestiques. — Sa retraite absolue du monde pendant l'absence de son mari. — André de Brancas revient de l'arrièreban. — Crise finale causée à Madeleine par ses embarras d'affaires. — Leur relèvement. — Promesse faite à Dieu par Madeleine de travailler de mieux en mieux à régler sa vie et sa maison, à bien élever ses enfants. — Depuis cette époque jusqu'à la Révolution, semblable esprit se manifestant dans les familles soucieuses de leur avenir 229
Appendice.
I. Madame Calvet (Marguerite-Mathilde de Cabassolé), d'après son Livre de raison (17 18) et celui de son fils (1737).
Sommaire : Les femmes de l'ancienne France et leur œuvre dans le gouvernement de la famille, d'après les textes domestiques. — Les Calvet, vieille race de jurisconsultes de Villeneuve-lès-Avignon. — Mort tragique de Michel-Antoine Calvet, qu'un nau-
fnge fiil pirir dins le Rhône. — Mi^ueiîie-Mathildc d: Cabissolc, héroïne chiélienne. — Femme (bne daos son veuvage, clevint K> enCints, réglant les ifiaircs de son mari, et y àéjAojioi des qualités maîtresses. — Célébrée par un de ses fils comine une mËre incomparable :;;
II. Les Grihoard de Beauvoir, d'après le livre de raison de Jacques de Beauvoir fi6}8-i702).
SoKHÂiRE : Les Beauvoir depais le xi" siècle. — D'où leur vient !c nom de Grimoaid. — Au xvi', se divisaat en deux branches, dont l'ainée reste catholique et l'autre se fait protestante. — Jacques représentant celle-ci. — Sa naissance, son éducation, son régime scolaire. — Portrait de son grand-pire mourant. ~ Jacques d'abord soldat, puis, redevenu un rural, épousant IF" de Boniol. — S'euirloyant à établir ses sœuts. — Avec toui les siens, se taisant catholique. — Son père et sa mère, vrais patriarches; leurs derniers adieux. — Femmes éminentes de si famille. — Jacques, éducateur de ses enfants. .— La jeunesic abandonnant le travail scolaîie pour la profession des armes. — Crise qui eu résulte pour les lâmilles en général et chez les Beau voir en particulier. — Le jeu dans l'armée. — Comment, s'adressant au cœur et à la conscience de son (ils aiué, Jacques le ra-
DocuMENT JUSTIFICATIF. — Extraits in Journal de Madeleine des ForceUels, comtesse de Rochefort (i-j mai 1689-51 décembre 1690). }47