‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 107 sur 159 · Ibid., fol. 10 v°, 15 novembre · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 10 v°, 15 novembre

8. Sur l'attitude de l'Université, voir Denifle et Châtelain, Çartularium

paraît avoir également en partie partagé ces sentiments; certains prélats tels que les évêques de Thérouanne, d'Arras et de Luçon 4, plusieurs chanoines de Paris, tels que Liegeart, Maupoivre, Fusoris, conseillers du roi et du duc, se montraient favorables à sa politique. Nicolas d'Orgemont était l'un de ses plus chauds partisans.

Nous savons déjà quel avait été le rôle significatif du doyen de Tours lors des poursuites dirigées contre les adhérents à la lettre de l'Université de Toulouse contre la soustraction d'obédience; on se souvient qu'en 1408, il fut un des délégués au concile national, qui allait approuver les actes de violence commis par le pouvoir royal à rencontre du pontife avignonnais 2. A partir de 1409, ses sympathies bourguignonnes s'affirmèrent encore plus nettement et l'influence de Jean-sans-Peur lui permit de satisfaire son ambition.

Conseiller à la Chambre des enquêtes du Parlement, le doyen de Tours, déçu dans ses ambitions ecclésiastiques, aspirait à une brillante carrière administrative. Le jour où Pierre Trousseau, chanoine de Notre-Dame et maitre des requêtes de l'hôtel, fut promu à l'évêché de Poitiers, Nicolas d'Orgemont, pourvu de lettres de provision du roi, sollicita, le 12 novembre 14093, d'être mis en possession de la charge de maître des requêtes. Mais il se trouva en présence d'un autre candidat très fortement appuyé par le duc de Berry et ses partisans, Jean de Marie, fils du premier président au Parlement de Paris. La prudence l'incita à se retirer devant ce concurrent; le 11 décembre, il déclara abandonner sa requête ; Jean de Marie fut en con-

Universitatis Parisiensis, t. IV, n" 1894, 1935, 1938, 1955, 1957. Voir également au n° 1954, le récit d'un attentat contre un clerc traité de « faulx traitre, armagnac et maillet. »

1. On les trouve fréquemment au conseil durant l'époque où domina l'influence de Jean-sans-Peur.

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