‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 121 sur 159 · Monstrelet, t. III, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. III, p

ET LE PROCÈS DU BOITEUX d'ORGEMONT 157

offert une pension de 80000 1., le gouvernement de Picardie pour son fils, et la présence continuelle de quatre de ses conseillers au conseil du -roi *. Mais, ajoute Juvénal des Ursins, on disait aussi que « c'estoit pour lui rompre son coup de ses gens d'armes, et pour le travailler à lui faire faire dépenses2 ». On répandait la nouvelle que les Armagnacs avaient fait faire 4.000 haches, dont on armerait les partisans du duc d'Orléans, afin de massacrer tous ceux qui, à la faveur d'un trouble que l'on provoquerait facilement, témoigneraient de la moindre sympathie pour le duc de Bourgogne 3.

Une agitation extrême régnait dans la ville. Des troupes d'hommes d'armes venus de tous pays, occupaient Paris et les environs. Languedociens avec Arnaud de Barbazan, sénéchal d'Agenais, Jean de Torsay, Amanieu de Lévis, le sire de Bosqueaux, Raymonnet de Guerre, Ponton de Xaintrailles, Perrotin de Caussade, Alfred de Caumont, Benedic Arriba, Jean de Pardailhan, Bretons conduits par Pierre Dolo, Guillaume de la Homblaye, Jean de Plusmadeuc, Robert de Tremedern, Guillaume Paladru, Jean de Kergadiou, Henri et Olivier du Châtel, s'étaient établis entre la Seine, la Marne et l'Oise, gardant toute la contrée contre l'armée Bourguignonne 4. Paris était mis en état de

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