Voir plus haut, p. 140, note
11. Bibl. nat., Clairambault 763, p. 5, acte du 10 sept. 1401. « Henri
dans cette même bourgeoisie ; une de ses filles avait épousé Jean de l'Olive ; la seconde se maria avec Jean de la Cloche; la troisième Catherine avec Jean Huvé; la quatrième entra dans la famille des Marcel K L'un de ses fils Philippot avait été compromis dans l'insurrection cabochienne au point d'être compris dans la liste des bannis2. Thomas ou Thomassin continua la profession paternelle ; complice de l'émeute de 1416, il revint en faveur lors du retour des Bourguignons à Paris et fut même en 1420 maître des monnaies3. Il mourut en 1463*.
Orlant, marchand, bourgeois de Paris, contre Martin Double, conseiller au Chàtelet, pour tenir indemne Alips, à présent femme dudit Orlant, de la demande que pourrait faire Double à cause de l'inventaire des biens non fait entre led. Orlant, et sa sœur [de Double], première femme dud. Orlant». Henri Orlant habitait à l'enseigne de la Licorne, croix de Trahoir (Longnon, Paris sous la domination anglaise, p. 259).
1. Bibl. nat., Clairambault 763, p. 29, 28 avril 1411. « Au témoignage de Alips, veufve de Henry Orlant, mère, Jean de la Cloche, frère à cause de sa femme, Jean de l'Olive frère et qui a épousé la sœur, Thomas, Philippot et Me Yves Orlant, frères de père, Jean Rome, oncle de par mère, J. Guiart, oncle à cause de sa femme de par mère, Jehan de Saint Germain, François Pa3tourel, cousins à cause de leurs femmes de par mère, s. Bureau Luillier, cousin, Francequin, Jean et Bernard Barrault amis et affins, et Philippot, Jean, Jehannin, Catherine et Agnette, enfans mineurs dud. deiïunt et d'Alips, sont donnez comme tuteurs Bureau Luillier et Jehan Rome. »
Une longue affaire, dont on trouve trace dans le ms. Clairambault 763, se déroula pour la succession d'Henri Orlant entre la seconde femme et les enfants du premier lit (ibid., p. 45, 57, 63, 65, 84, 90).
Quelques-unes de ces pièces sont curieuses ; une du 9 mars 1416 (ibid., p. 77) nous apprend que Philippe le Hardi avait engagé à H. Orlant un collier d'or garni de pierreries « pour grant somme de deniers » ; Thomas l'avait vendu pour 3.525 fr. ; sa belle-mère réclamait la moitié de cette somme. — Alips Orlant que l'on voit en 1434 tutrice des enfants de sa fille Catherine et de Jean Huvé (ibid.. p. 133), était morte le 4 avril 1435, date à laquelle Jean Orlant renonçait à sa succession (ibid., p. 245).
2. Douët d'Arcq, Documents inédits sur le règne de Charles VI, t. 1, p. 369. Le nom est orthographié Philippot Orlart, qu'il faut corriger en Orlant.