‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 137 sur 159 · L ARRESTATION ET LE PROCES DES CONJURES · texte numérisé non relu

L ARRESTATION ET LE PROCES DES CONJURES

On ignore comment la conspiration fut découverte. On sait seulement qu'elle le fut le soir même qui précéda la nuit durant laquelle elle devait être exécutée. Suivant un contemporain, ce serait une femme qui l'aurait dévoilée à Michel Lallier. Ce dernier, prévenu, aurait conseillé à Bureau de Dampmartin, — menacé sans doute, comme Armagnac militant, — de s'enfuir. Loin de suivre ce conseil, Bureau de Dampmartin alla prévenir le chancelier Henri de Marie de ce qui venait de lui être révélé. Le chancelier, ému par la gravité de l'affaire, et voyant qu'il était urgent d'agir sans retard, alla au Louvre, où le roi et les princes se trouvaient réunis ; on décida de mettre sans retard le château en défense. Puis Tannegui duChâtel, prévôt de Paris, averti de son côté, rassembla une troupe de cinquante hommes d'armes, se porta dans le quartier des Halles, là où Jean sans Peur comptait ses partisans les plus déterminés, vers les Innocents et Saint-Eustache, où devaient avoir lieu les derniers conciliabules avant de passer à la voie d'exécution. Une partie des meneurs furent arrêtés et conduits au Châtelet. On surveillait en même temps les demeures des suspects ; on y perquisitionnait et on trouvait certaines d'entre elles remplies d'hommes armés ; on arrêta ainsi les principaux chefs de la conspiration1.

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