I II
Pierre d'Orgemont, seigneur de Montjay, Méry X..., Alix, vit en 1388,
et Chantilly, chancelier de France, 1315 (?) f 23 juin 1389. religieuse. religieuse.
Pierre d'Orgemont,
seigneur de Méry-sur-Oise,
év. de Paris,
1343 (?) f 16 juillet 1409.
Amauri d'Orgemont,
seigneur de Chantilly et de Montjay,
chancelier du duc d'Orléans,
1355 (?) fil juillet 1400; ép. Marie Paillard.
Nicolas d'Orgemont, -
seigneur de Méry-sur-Oise (1410),
chanoine de N.-D. de Paris,
doyen de Tours, f 1416.
Guillaume d'Orgemont,
seigneur de Méry (1417), trésorier des guerres,
f avant le 20 février 1422.
ép. Suzanne de Sainte-Maure.
Pierre d'Orgemont, seigneur de Chantilly et de Montjay, ép. Jacqueline Paynel, f 24 octobre 1415.
Marie
ép. Jean de Chatillon
seig. de Bonneuil.
Marguerite d'Orgemont,
ép. en 1401 Charles
de Pontmolain.
Pierre d'Orgemont,
chanoine de Paris.
prévôt de Sl-Martin de Tours.
Philippe d'Orgemont, seigneur de Méry, f 1446, ép. Marie Boucher.
Thevenin enfant naturel
Pierre d'Orgemont,
seigneur de Chantilly et de Montjay, ép. Marie de Roye,
t 10 mai, 1492.
sans enfants.
Marguerite d'Orgemont, , j 1° Guillaume de Brouillart ; P- ( 2° Jean de Montmorency,
seign. de Danville et de Méru.
Charles d'Orgemont, seigneur de Méry,
t 1511, ép. Jeanne Dauvet.
1 Guillaume de Brouillart, seigneur de Montjay.
Louis de Brouillart,
seigneur de Montjay,
ép. Louise d'Orgemont-Méry.
2) Louis de Montmorency, seig. de Fosseux, f 1490, ép. Marguerite de Wastines.
Roland de Montmorency,
seigneur de Fosseux, f vers 1506,
ép. Louise d'Orgemont-Méry.
Guillaume de Montmorency,
seig. de Danville, fl53t,2imai.
ép. Anne Pot.
Pierre d'Orgemont,
ép. Marie de Dampierre.
Louise d'Orgemont-Méry,
ép. Roland de
Montmorency-Fosseux.
Claude de
.Montmorency,
ép. Anne
d'Aumont.
Anne de Montmorency, , 1° Antoine de Cré- > quy; i 2° Guillaume de la Motte.
ép
Louise de Montmorency,
ép. Jean de Rouvroy.
Anne, 1er duc de Montmorency, connétable de France, f 1567, 12 nov.,
ép. Madeleine de Savoie.
Mery d'Orgemont,
seigneur de Méry, f 1549,
ép. Marie d'O.
François de Montmorency,
ép. Diane de France.
sans postérité.
Henri duc de Montmorency, f 1614, Antoinette de la
Mark ; Louise de Budos.
ép
Charles,
seig. puis duc
de Danville,
t 1612, sans postérité.
Claude d'Orgemont,
seigneur de Méry,
ép. Madeleine
d'Avaugour.
Louise
d'Orgemont-Méry,
ép. Louis de
Brouillart,
seig. de Montjay.
Henri II duc de Montmorency, 1 1632.
François d'Orgemont, seigneur de Méry, mort sans postérité.
Guillemette d'Orgemont, dame de Méry, ép. François Jouvenel des Ursins, marquis de Trainel.
1) Dan» ce tableau très résumé, qui n'a pas la prétention de donner toute la descendance du chancelier d'Orgemont, nous avons simplement voulu fournir les indications nécessaires pour éclairer la prêtent travail.
APPENDICE II Immeubles de la famille d'Orgemont dans la rue Saint-Antoine.
(Ce plan a été établi en prenant pour base les indications fournies par La Censive de l'Archevêché de Paris en 1780. Les pointillés à l'intérieur des parties teintées indiquent les divisions de ces hôtels postérieurement au xiv* siècle et telles qu'elles existaient à la fin du xvm* siècle. Les limites de l'Hôtel des Tournelles n'ont pu être que très vaguement signalées par suite des profondes modifications apportées à ce domaine).
1417, 31 août.
Testament de Guillaume d'Orgemont.
Archives nationales, Xu 9807, fol. 520 v°. (Enregistrement au Parlement de Paris,
le 20 février 1422).
OU NOM DU PERE, ET DU FlL, ET DU SaINT ESPERIT. AMEN.
G. d'Orgemont.
Je Guillaume d'Orgemont, escuier, conseiller du Roy n. s.. faiz et ordonne mon testament et ordonnance de derreniere voulenté en la manière qui s'ensuit. Premièrement, je recommande mon ame à Dieu, à la benoite Vierge Marie, à madame sainte Katherine et à tous les sains et saintes de Paradiz, et esliz ma sépulture en l'église des Religieux Augustins lez Laigny sur Marne, entre le letrin du cuer d'icelle église et le grant autel, et vueil et ordonne que sur madicte sépulture ait une tumbe de marbre noir qui soit eslevée de terre, et que ma représentation mise sur ladicte tumbe soit d'alebastre ou de cuivre, et y soit mis et escript mon tiltre selon l'ordonnance de mes exécuteurs cy après nommez, et qu'elle soit couverte de treilliz de fer et de ce qui appartient en tel cas, et tout ce soit fait aux despens de mon exécution ; et avec ce veuil et ordonne que aux diz religieux Augustins soit baillée et délivrée la somme de douze cens frans tant pour la place de mad. sépulture et pour ung de profundis et l'oroison Deus oui propi'ium, que chascun jour le prestre qui chantera la grant messe leans. tantost icelle chantée, sera tenuz de dire sur ma dicte tumbe, comme pour une messe perpétuelle qu'ilz seront tenus dire et célébrer chascun jour à tousjours tantost après la dicte grant messe à l'autel de Xostre Dame en leur dicte église, et que ladicte messe soit tousjours de requiem, excepté es f estes solennelles et de Xostre Dame, qu'elle soit dite et célébrée du jour, pour le salut et remède des âmes de moy et de Marguerite de Saincte More ma femme, et de noz parens et amis, et s'il plaist a ma dicte femme avoir sa sépulture avec moy, lesdiz religieux Augustins seront tenuz l'y souffrir mettre et laissier ; et aussi seront tenus faire et célébrer chascun an tousjours deux anniversaires solennelz, l'un le jour de mon trespassement, et l'autre le jour du trespassement de madicte femme pour le salut et remède de noz âmes, et à ce s'obligent iceulx religieux par lettres faictes et passées en leur chapitre gênerai, et autrement le mieulx et le plus seurement que faire se pourra. Et je donne
encor et laisse ausdiz religieux Augustins pour servir à leur dicte église ma chapelle blanche toute entière qui fut de feu nions, l'evesque de Paris, mon frère, dont Dieux ait l'arae, ou cas que lad. chapelle sera moye au jour de mon trespassement, et qu'ilz s'obligeront à faire ce que dit est. G. d'Orgemont. — Item, je vueil et ordonne que le plus tost qu'il se pourra fere après mon trespassement, mon obseque soit fait et célébré en lad. église des Augustins, et que pour tout luminaire soient mis sur ma dicte sépulture quatre cierges, pesans chacun xx 1. de cire, et que a chascun prestre qui ledit jour vouldra chanter une messe de requiem en ycelle église, soit paie' et baillé n s. vu d. p.. et à chacun povre qui y venra ledit jour soit donné et distribué pour Dieu et en aumosne un d. p., et que on le publie le jour précèdent. — Item, je vueil et ordonne que le plus brief qu'il se pourra après faire, me soit fait ung obseque en l'église Saint- Foursy de Laigny. et que pour tout luminaire y ait six cierges pesans chascun xv 1. de cire, et que ylec soient dictes et célébrées xl. messes de requiem et payé (f. 521) pour chascune messe n s. vin d. p., et que ce jour mesmes en ladicte ville de Laigny soit donné et distribué à chascun povre mi d. p. jusques à xx fr. — Item, je vueil et ordonne que tantost après, le plus tost qu'il se pora faire, me soit fait ung autre et semblable obseque, en l'église Saint Pol de Paris, où je fus baptisez, et qu'il y ait pour tout luminaire mi cierges pesans chascun xv 1. de cire et y soient semblablement dictes et célébrées xl. messes de requiem et payé pour chascune n s. vin d. p., et y soit jusques à xx fr. donné et distribué à chascun povre mi d. p. — Item, je vueil et ordonne que en l'église Sainte Katherine du Val des Escoliers à Paris le plus tost qu'il se pourra après fere, me soit fait ung obseque solennel et qu'il y ait pour tout luminaire un cierges, pesans chascun xn 1. de cire, et soit ce jour baillé aux religieux de lad. église xl s. t. pour avoir de la pittance, et si laisse à ladicte église de Saincte Katherine x fr. pour une foiz. G. d'Orgemont. — Item, je laisse à l'ostel Dieu de Paris xxx fr. pour une fois, cest assavoir xx fr. à l'euvre dud. hostel et x fr. pour acheter de la toile pour ensevelir les trespassez. — Item, je laisse à l'Os tel Dieu de Laigny ung de mes cothidians de chapelle, lequel que mieulx plaira a mesdiz exécuteurs. — Item, je laisse à lad, église de Saint Foursy de Laigny pour servir à tousjours à ladite église une moye croix d'argent semée de pierrerie, qui fut feu mond. seigneur mon frère. — Item, je laisse à l'euvre d'icelle église de Saint Foursy c s. t. ; à chascune des euvres des églises de Saint Pol et Saint Sauveur dud. Laigny, et de Saint Denis du Port xxv s. t., et à l'euvre de l'église Saint Laurent lez Laigny c s. t. — Item, je laisse à chascun des curez de lad. église de Saint Foursy xxx s. t., à chascun des curez desd. églises de Saint Pol et Saint Sauveur dud. Laigny et de Saint Denis et Saint Laurens xx s. t. — Item, je laisse au curé de lad. église de Saint Pol de Paris mi 1. t., à l'euvre d'icelle église vi 1. t., à l'euvre de la chapelle Saint Anthoine de Carnetain, de la chapelle Saint Jehan d'Amiens et de Sainte Katherine de Fierboys à chascune c s. t. — Item, je vueil et ordonne que ou cas que les religieux, abbé et couvent de Saint Pierre dudit Laigny vouldront quittier mes héritiers et exécuteurs de toutes
choses quelzconques. en quoy je puis et pourray estre tenuz à eulx et à leur dite église au jour de mon trespassement, qu'on leur paye, baille et délivre la somme de u escuz pour une foiz, et en ce faisant je donne et laisse à leur dicte église pour y servir une moye croix d'argent dorée, ou il y a deux anges sur le pié de lad. croix, et d'autres anges sur le croison et est en manière de reliquiaire, et avec ce je laisse ausdiz religieux de Saint Pierre c s. t. pour dire et célébrer ung anniversaire solennel en leur église le plus brief qu'il se pourra fere après mondit trespassement. G. d'Orgemont. — Item, je donne et laisse à mes serviteurs, c'est assavoir à Barthelemi xn fr., à Hennequin Mauferas xii fr., à Claux x fr., au
Flament tous mes oyseaulx de et xx escuz, pourveu que mes diz
serviteurs soient demourans avec moy au jour de mon trespassement, Et vueil et ordonne qu'on ne puisse rien demander à mondit serviteur le Flament de mes robes, chapperons. chausses, pourpoins et autres choses quelzconques, dont il s'est entremis en ma chambre ou autrement. — Item, je laisse à Alipson, Il lie Erart Perot, mes petites heures, mon psaultier et six tasses d'argent pesans six mars. Et si veuil et ordonne qu elle soit tenue et demeure quitte et paisible de toutes choses quelconques dont elle a et aura eu le gouvernement et administration, soit par manière de garde ou de dépôt ou autrement, en quelque manière que ce soit ou puist estre. Et avec ce veuil et ordonne que tous les dons quelzconques que j'ay et auray faiz en mon vivant à lad. Alipson tant de héritage comme de rente à vie et de meubles, soit par lettres ou sanz lettres, lui demeurent franchement et paisiblement. — Item, je donne et laisse à Estienne Gautier ma bible en francois, mon Boece de consolacion. mes petites croniques. mon bréviaire, ma chambre à demi ciel vermeille avec... tappiz, brodée à ung arbre et à dames et fut de mondit seigneur de Paris ; et avec ce lui laisse... mars d'argent à choisir en ma vaisselle. Et si veuil et ordonne que ledit Estienne... soit et demeure quitte et deschargié paisiblement de toutes les receptes et mises... (f. 521 v") il s'est et sera entremis pour moy jusques au jour de mond. trespassement, tant en mes offices comme de ma chevance et des choses quelzconques qu'il a peu avoir eu et pourra avoir en garde et depost de par moy, et semblablement de ce quil s'est entremis pour mes enfans et chascun d'eulx par mon ordonnance. — Item, je vueil et ordonne que tous mesdiz serviteurs et autres demourans avec moy au jour de mon trespassement. exceptez bergiers, vachers et charretiers, soient vestus de robes noires neufves qui soient leurs aux despens de mon exécution, et que ce soit bien et honnestement selon mon estât. G. d'Orgemont. — Item, je donne et laisse à Thevenin d'Orgemont, mon filz naturel, lx 1. p. de rente chascun an pour en joyr sa vie durant seulement, à les prendre et percevoir sur mes moulins assiz sur la rivière de Marne, lez Laigny. Item, je luy laisse ma granche dessoubz Montjay, avec les prez, terres et appartenences d'icelle, et mon hostel du Péage avec les louages et le pré entretenant et qui y appartiennent, pour en joyr sa vie durant seulement, sans ce qu'il soit tenus de riens soustenir, et vueil qu'il soit aux choiz de mes héritiers de laissier joyr led. Thevenin de lad. rente ou desdiz granche et hostel du Péage, et de leurs dictes apparte-
nences. Et faiz ce laiz aud. Thevenin oultre et par dessus c 1. t. de rente à vie que je lui donnay pieça, que j'aquestay de mes. Philippe de Harcourt. Et si vueil et ordonne que led. Estienne Gautier, parrain dud. Thevenin, ait le gouvernement et administration d'icellui Thevenin et du sien, jusques il soit en l'aage de XX ans, sans ce toutesvoies que ledit Estienne Gautier soit tenus de rendre compte audit Thevenin ne à autres quelconques durant la vie dud. Thevenin ne après de son dit gouvernement ne de l'administration de ses dictes rentes et autres choses. — Item,
je donne et laisse ap dudit Thevenin c. 1. pour l'aidier à marier,
avec les autres biens que je luy a y faiz. G. d'Orgemont. — Et pour toutes les choses dessus dictes et chacune d'icelles faire paier, entériner et accomplir, je nomme, faiz et ordonne mes exécuteurs maistres Jehan des Uuatremares, conseiller du Roy n. s., maistre Guillaume de Xeauville, secrétaire du Roy n. d. s., maistre Jehan Cerisier, provincial des Augustins en France, et led. Estienne Gautier, et les trois ou les deux d'iceulx dont ledit maistre Jehan de Quatremares soit tousjours l'un, et je lui prie qu'il appelle avec lui ledit Estienne, car en ce il scet mieulx ma voulenté que nul autre. — Et vueil et ordonne que chascun desdiz Quatremares, Xeauville et Cerisier ait et preigne de mes meubles jusques à la valeur de xl escuz ou qu'on leur paye comptant, et si vueil et ordonne que toutes les choses contenues en ce mien présent testament soient pris sur les biens meubles de lad. Marguerite ma femme et de moy,à quoy elle s'est autrefoiz consentie, comme il anperra par lettres, se mestier est, et s'ilz ne souflîsoient, soient prises sur tous mes acquetz et sur le quint de mon héritage, à la coustume de France et sur le tiers de mon héritage, à la coustume de Rrye, et desdiz meubles, acquetz, quint et tiers de héritage, je saisiz et ves des maintenant pour lors mes diz exécuteurs, et leur prie que tout ce que dit est soit, fait, paie et entériné et accompli dedens ung an après le jour de mon trespassement et pour ce, en ce présent testament, je révoque, adnulle, met au néant tous autres testaments et codicilles faiz par avant la date de cestui. En tesmoing de ce, j'ay mis cy dessus six fois mon seing manuel et cy dessoubz une foiz, et si ay ce mien présent testament cloz et scellé de mon scel. Fait le derrenier jour de aoust, l'an mil quatre cens et dix sept. G. d'Orgemont.
1300, 15 février. Paris.
Aveu du fief de Pois.
(Copie contemporaine. Bibl. nat., ms. fr. 4667, fu 53.]
C'est la copie de l'adveu baillié à madame la Royne Blanche par Révérend Père en Dieu, mons. Pierre d'Orgemont, evesque de Paris, pour son fief de Pois estant à Pontoise, à cause de son chastel et chastellerie de la ville de Pontoise.
A touz ceulz, etc. : Pierre d'Orgemont, par la permission de Dieu, evesque de Paris, salut. Sachent touz que nous en nostre propre et privé nom, confessons et advouons à tenir en plain fief à une seule foy et hommage de très excellente dame nostre très redoubtëe dame madame la royne Blanche à cause de son chastel et chastellerie de la ville de Pontoise les choses qui cy après ensuivent. Premièrement nostre maison de Pontoise et le jardin de derrière, qui jadis fu de Pois; item le derrenier dymanche de may lvii s. de cens ou environ et uns espérons dorez ; item le jour de feste Saint Jehan Baptiste vi 1. de rente sur les prez de ladite ville de Pontoise, seans ou Valgeront ; item le jour de feste Saint Remy nn 1. xii s. de cens et rente ; item n sextiers d'avoine ou environ avecques les appartenances chascun an dedens les xn jours de Noël ; item sur le moulin Martin séant à Estannes, xx s. de rente et n d. de cens chascun an, et se plus y avoit. si l'advouons nous à tenir de nostre dicte dame madame la Royne Blanche.
Après ensuivent les arrière fiefz de cest domaine : Premièrement mes. Guillaume le Brun, chevalier, un arrière fief avecques les appartenences et dependences d'icellui, dont le demaine est assis à Nelle (f. 53 v*) et ou pais d'environ en terres, prez, bois, cens, rente d'avoine et les appartenences, corvées en mars et plusieurs autres possessions et vaultson pris; item messire Regnault de Trie, dit Lohier, chevalier, un arrière fief avec ses appartenances, dont le demaine est assis à Annery et Pontoise, en bois, terres, vignes, et en autres pluseurs choses et vault son pris.
Item Gasse de Rus escuier, un arrière fief dont le demaine est assis à Rus en rentes, cens, champars et autres plusieurs revenues et vault son pris; item Guillaume de Goussainville. escuier, un arrière fief dont le demaine est assis à Nelle en bois, terres, prez et autres revenues et seignories et vault son pris ; item Jean de Seure, escuier, un arrière fief et
les appartenances d'icellui, dont le demaine est assis entre Liex et Gency en son manoir, près, aunois, cens, vignes, et autres appartenances et vault son pris ; item Martin Quillet de Cergy, un arrière fief dont le demaine est assis aud. Gency en un manoir et appartenences d'icellui en prez, cens, rentez et autres possessions et vault son pris ; item la femme feu Robert Blanchet un arrière fief dont le demaine est assis audit Genci et environ en prez, terres, cens, et autres possessions et vault son pris; item Sevestre le Jeune, escuier. un arrière fief et les appartenances et deppendances d'icellui dont le demaine est assis à Ony et autres lieux en ses manoirs de la dicte ville d'Ony et appartenances diceulz prez, terres, vignes, cens, rentes et autres possessions et vault son pris ; item le filz Moreau de Dyssi un arrière fief dont le demaine est assis à Pontoise, en la tierce partie du travers de l'eaue du pont de Pontoise et vault son pris ; item Guerin de Giefïosse le jeune, un arrière fief, dont le (f.54) demaine est assis aud. Pontoise, en un moulin et appartenances assis en la d. ville de Pontoise, en la rue d'Estannes, appelle le moulin d'Ancel, et vault son pris ; item Jehan de Themericourt, escuier, un arrière fief dont le demaine est assis à Pontoise en xv s. de cens ou environ; item Pierre Cossart un arrière fief à mette, dont le demaine est assis en la xvme partie de la disme de Annery et vault v s. de relief et v s. de service ; item Jehan Pillon un arrière fief dont le demaine est assiz en vu arpens de terre seans au terrouer dessus Genci ; item un arrière fief assis sur vu arpens à Genci; item un autre arrière fief que tient Millon de Barquengny. dont le demaine est assis à Pontoise et vault xvm s. vi à. ou environ, lequel arrière fief posside à présent Richarz le Bourguignon, et se plus y avoit si l'advouons nous à tenir de nostre dicte dame. En tesmoing de ce, nous avons mis nostre scel à ces présentes lettres. Donné à Paris, le xve jour de février, l'an mil CCC IIII» et neuf.
1379, 24 juillet.
Déclaration de la terre d'Anvers.
(Copie fin xiV siècle. Bibl. nat., vas. fr. 4667, P 70.)
C'est la declaracion de la terre d'Auvers, par la manière que contenu est ou décret sur ce fait le xxime jour de juillet l'an mil CCCLXX1X.
Premièrement un manoir séant en la dicte ville, ainsi comme il se comporte, contenant environ vi arpens tout cloz à haulz murs de pierre, ou quel pourpris a deux arpens et demi de vignes et le demourant est en manoirs, court et jardin, ouquel pourpris a un pressouer tel quel et mi que cuves que cuveaux, dont partie dud. lieu est tenue en lief de madame la Royne Blanche et si en y a un arpent qui est tenu en fief de mes. Lohier de Trie, chevalier, et tout le demourant montant environ m arpens avecques la grange et estables dud. hostel est tenu en censive des religieux de Saint Denys ; item un quartier de pré séant au lieu que l'en dit le Gué, tenu en fief de mad. dame la Royne Blanche ; item un autre quartier de pré séant au dessoubz du pré dessusdict, tenu en fief de lad. royne ; item au dessoubz d'icelles n pièces de pré, n pièces de terre seans au port Saint Martin, contenant environ ni quartiers et demi de terre tenus en fief d'icelle royne ; item un arpent et demi de terre seans au ponters de Bartelée mouvant en fief de la dicte royne; item un arpent de vigne séant en Glairon, tenu en fief delad. royne; item ni prouvendiers ou minoz d'avoine de rente que doivent Jaquet du Bois et Colin le Prince, c'est assavoir led. du Bois une mine et led. Prince demie mine pour n pièces de terre seanz sur la rivière d'Oise au Port Saint Martin, tenant à lad. terre dud. hostel mouvant delad. royne; item ni quartiers de prez seans à la communauté, tenuz en fief de nions, le conte de Dampmartin ; item lx s. de cens ou environ deuz aus octaves Saint Denys portans ventes et saisines (f. 70 v°) sur plusieurs hostises et héritages ; desquelx lx s. p., xx s. p. sont tenuz en fief de la dicte royne et les autres xl s. p. sont tenus en fief dudict conte de Dampmartin, à cause de ladicte communauté d'Auvers ; item m sextiers de grain de champars ou environ sur plusieurs heritaiges seanz au terrouer de lad. ville, tenuz en fief dud. conte de Dampmartin, à cause de lad. communauté d'Auvers; item deux arpens de terre seans en Remy, tenant à Huet Tigier, mouvans en fief de messire Lohier de Trie, chevalier ; item m quartiers de pré seans à la Goublée de Remy, tenant à Michelet de Caingnes, tenus en fief des hoirs feu Baudouin de Moussy, escuier ; item m
quartiers de prez seans es prez de Longuignoles, tenant aux prez Saint Martin, tenuz en tief des diz hoirs dud. Baudoyn de Moucy ; item m arpens et demi de terre seans sur les Glaisieres tenant à Guillaume Parent, mouvans en fief desd. hoirs dudit Mouci ; item xi arpens de terre seans à la Rue de Chahus, tenant au prieur de Saint Pierre, dont il en y a mi arpens, tenus en fief des dis hoirs de Mouci et les autres vi arpens sont tenus en fief des religieux de Saint Denys : item mi arpens de terre seans au Perchoy, tenant au prieur de Saint Pierre, tenuz en fief desdis hoirs de Moucy ; item ira arpens de terre seans à la Longue Roe, tenant à Jehan Pennevaire. mouvans en fief des diz hoirs de Mouci; item vu arpens de terre en deux pièces seans à la Valée du bois, mouvans en fief desd. religieux de Saint Denis; item n arpens de terre seans au dessoubz dud. bois et tenant aud. bois, mouvans en fief desd. religieux ; i'tem v quartiers de terre seans au fossé de l'Escoteur, tenuz en fief desd. religieux ; item vu quartiers de terre seans au dessoubz desd. v quartiers, tenant au chemin de Herouville, tenuz en fief desd. religieux; item v arpens de terre tenant au chemin de Valmondois et tenant aud. chemin, tenuz au fief desd. religieux; item n (f. 71) arpens de terre seans au fons de Maulu, tenant à Guillot d'Annery, tenuz en tief desd. religieux ; item ni arpens de terre seans aud. fons de Maulu, tenant à Guillaume Parent, tenuz en fief desdis religieux; item m quartiers de vigne seans en Bernart, tenant à Guillaume Beauvez, mouvant en fief desd. religieux ; item xx s. p. de rente paiez à deux paiemens, c'est assavoir moitié à Noël et l'autre à Pasques, que doit Jean Libairc pour deux pièces de terre, que il tient, qui furent jadis des appartenances dud. hostel, seans oucloz Martin, tenans à l'abbé de Saint Martin tenuz en fief desd. religieux ; item vin s. p. de rente que doit Henri Courgis par an pour une pièce de terre séant en Baumete, tenant au dit prieur de Saint Martin qui jadis fu dud. hostel, deus aux octaves Saint Denis, mouvans en fief desd. religieux; item in arpens de prez tenans aux murs dud. hostel, tenuz en censive desd. religieux; item, arpent et demi de terre, tenant à yceulx prez et aux murs dud. hostel. tenuz en censive desd. religieux; item un quartier de terre séant au dessoubz desdiz m arpens de pré, tenant à Jehan Petit le bachelier et à la rivière, tenu à cenz desd. religieux; item demi arpent de terre séant au Grort, tenant à Jehan Pennevaire, tenu à cens des religieux; item demi arpent de terre séant à Bretignoles, tenant à Me Guy Brocher, tenu à cens d'iceulz religieux ; item un quartier de terre séant au lieu que l'on dit Dessoubz le grez, tenant à Jehan Petit Coq, tenu à cens des. religieux; item ung autre quartier de terre séant à la Rue du Four, tenant à Jehan Petit le bachelier, tenu à cens desdis religieux; item demi arpent de terre séant à la dicte Rue du Four ef aboutissant à la rue dud. hostel, tenant à Jehan Tigerot, mouvant à cens des. religieux, et doit icelle pièce de terre ni sextiers et demi de vin d'aumosne envendenges à l'église de lad. ville d'Auvers ; item un quartier de pré séant en Bretignoles, tenant à Brueil Saint Denis, tenu à cens desd. religieux; item un arpent de terre séant au bout de la Charriere de fours, (f. 71 v°\ tenu à cenz desd. religieux: item vin
arpens de terre seans au lieu que l'on dit Hazart, tenant à mestre Guy Brocher, tenus à cens desdis religieux ; item xix arpens de terre en une pièce, seanz au Ru du Mont, tenant a Jehan Chaussier et à Robin le Vacher, tenuz à cens dcsd. religieux; item n arpens de terre seanz sur les cloz, tenant à Jehan du Mont, voiturjer, tenuz à cens desd. religieux; item m arpens de terre, seanz sur les Rus de Chabus, appeliez la Terre aux Asnes, tenuz à cens desdiz religieux; item h arpens de terre seans au lieu dit les Pierres, tenant à l'abbé de Saint Martin de Pontoise, tenuz à cens desd. religieux; item n arpens de terre seans en Perthoy, tenant à Jehan Pocquet, tenuz à cens desi. religieux ; item v arpens de terre seans es Sablons, tenant à Jehan Gasthiere d'une part et d'autre aux vignes, tenuz à cens desd. religieux; item deux arpens de terre seans aux ponters de la Bartellée, tenant à Jehan le Commandeur, dont l'un est baillié aud. commandeur à vm s. p. de cens à paier chascun an aux octaves Saint Denis, tenuz à cens desd. religieux; item deux arpens de terre à la Ronde Espine, tenant à Jehan Tigier, tenus à cens desd. religieux ; item arpent et demi de terre séant à la Longue Roye, tenant à Jehan Pennevaire, mouvant à champart desd. religieux; item arpent et demi de terre oultre le chemin de Pontoise, au lieu dit Frumeuse. tenant à la dame de Fresnay, mouvans à cens desd. religieux ; item xi arpens de terre seans à la cousture d'Estampes tenant a l'abbé de Saint Martin, tenuz à cens desd. religieux ; item un arpent de terre séant au Champ Roye, tenant à Jehan Chaussier, tenu à cens desd. religieux ; item un compet de vigne, séant au lieu dit le Cloz, tenant à Jehan Pocquet, tenu à cens desd. religieux ; item m quartiers de vigne seans aud. lieu tenant à Jehan Chaussier, tenu à cens desd. religieux : item un arpent de terre séant es terres tenant à Oudart Morel, mouvant à cens desd. religieux ; item ni quartiers de terre seanz aud. lieu (fol. 72), au dessoubs dudit arpent, teuant à Jehan Chaussier, tenuz à cens des dis religieux ; item environ ni quartiers que saussoye que aunois en trois parties, c'est assavoir n pièces au Ru du Four et l'autre au dessus du Grez. Lesquelles choses dessus escriptes et tout ce que Messire Pierre d'Aschieres prestre, avoit en la ville et ou terrouer d'Auvers furent vendus à cris et subastations pour la debte du Roy et me demourerent pour mil frans, comme au plus oflrant et darrenier enchérisseur.
1399, 11 avril.
Aveu du fief de Marines.
(Copie contemporaine. Arch. nat.. P 146, n" ccvi, f" 139).
Sachent tous que je Almaury d'Orgemont, chevalier, seigneur de Montjay, de Chantilly, et de Marines en Weulquessin, confesse que je tien et adveue à tenir du Roy n. s., à cause de son chastel et chastellerie de Pontoise. à une foy et hommage aux us et coustumes de Weulquessin le Françoys, les demaines, fiefz, arrière fiefs, seigneuries et choses qui s'ensuivent, qui furent deffunt messire Robert de Marines, chevalier, c'est assavoir :
Et premièrement la justice, seigneurie et voirie de lad. ville, terroir et appartenances d'icellc ville de Marines, et tout ce que je ay en Weulquessin ; item la prinse des poissons que je ay entre les nu portes dud. Weulquessin le François ; item la voirie de Uernal, du Rueii et tous les abres qui sont en toutes les voiries dessus dictes, dont de ce et duel, de Marines se deppendent les fiefz qui ensuivent :
C'est assavoir tout ce que les hoirs delïunt Phelippot de Marines avoient à Cormeilles et Cormeillolles, la voirie d'Artimont et de Rriençon; item tout ce que messire Jehan de Joy tenoit à cause du fils Simon de Jouy à Herrouville et ailleurs; item tout ce que messire Robert Huval tenoit à Rlèges ; item tout ce que Oiselet de Montigny tenoit à Rleges ; item tout ce que messire Hue de Rosnel tenoit à Herrouville; item tout ce que messire Oiseau de Fay tenoit aud. lieu ; item tout ce (pie messire Jehan Hannelle tenoit à Cormeilles et ailleurs ; item tout ce que le Rorgne de Fresnes tenoit à Herrouville; item tout ce que mes. Pierre du Plessy, chevalier, tenoit en Weulquessin ; item tout ce que Requignart de Fresnes tenoit à Abbeiges ; item tout ce que Robin Guillemer tenoit à Cormeilles; item les hoirs de Philippe de Santhueil ungarriere-lief.
Item deux fiefs et demaines tenus de moy en plain fief à cause de mad. seigneurie de Marines, qui furent aux hoirs dcllunct Philippe de Marines et à messire Jehan de Hannelle, chevalier, à cause de sa femme, et qui à présent sont à Hue de Dampont, dit l'Abbé, et à Pierre de Marbres, escuiers, lesquelz demaines sont situez et assis en la ville de Cormeilles et de Cormeilloles et de Fremericourt, et qui est en ce qui s'ensuit : C'est assavoir le tensement de lad. ville de Cormeilles qui vault par an de deux à
trois muis d avoine ou environ: item xxx s. t. de past et de taille paiez à la my aoust et à la Notre Dame en mars avec une myne d'avoine, ung pain, ung chappon et vi d. de cens; item sur une pièce de terre que tient Pierre de la Croix xu den. ; Item xvi sextiers de vin ou environ de haut ban paiez à Cormeilles ; item toutes les corvées que lesd. Hue et Pierre de Marbres prennent et que lesd. delluuctz hoirs prenoient par an esd. villes de Cormeilles et Cormeiliolles ; Et est assavoir que esd. corvées deues aud. lieu, c'est assavoir en la ville de Cormeilles, lesd. Pierre et Hue et les héritiers dud. delïunt Philippot prennent les deux pars, et en celles de Cormeiliolles le tiers; item tout le hommage, bournage. maçonnage et fressaige que ilz ont en lad. ville et tout le droit que lesd. hoirs y avoient ; item tout le recours des mesures en toute la terre des religieux de Saint Denis en toute la ville de Cormeilles et Cormeilloles ; item la voirie de Cormeilles ; item la voirie de Briencon, que tient à présent messire Regnaut de Douy ; item la voierie de Artimont et de Cormeilloles que tient à présent Jehau Bataille et la voyrie de Grisy que tient Pierre de Grisy.
Item ung arrière fief et revenues que tenoit ja pieça messire Jehan de Huval, chevalier, assis à Bleiges et ou terroir d'environ, et que tient à présent (f°lo9v°) messire Jehan de Sainte Beuve, dit Tiercelet, chevalier, dont le demaine d'icellui fief s'ensuit : Premièrement ung manoir si comme il se comporte, encloz de murs ou environ ; item trois arpens de vigne et de courtil tenant aud. manoir; item xvm arpens de terre tenans à la chaucée ; item deux arpens de prez assis soubz le bois; item trois arpens de terre es champs de la Villeneufve le Roy; item dix arpens et demi de terre assis au lieu dit le Val Martin ; item cinq quartiers de terre ou environ joignant aux boz ; item cinq quartiers de terre ou environ assis à Coignet; item, arpent et demi de terre assis en Glesieres ; item vu quartiers de terre assis au Val de Wart ;, item ung arpent de terre séant aux Festex ; item trois quartiers de terre assis soubz la Chaucée ; item trois quartiers de terre tenant à Oiselet de Montigny ; item le four de lad. ville d'Ableiges ; item xx s. de cens deubz à la Saint Remy ; item au terme de Xoel environ ung muy d'avoine, xu chappons et ii s. de cens ; item environ ung muy de grain de champart. item environ nu s. de past ; item dix corvées en mars, dix en février et dix en aoust ou environ ; item un arrière fiez que souloit tenir d'icellui fief Colart de Huval, Denis de Huval et Margot de Dampont, qui maintenant sont mis ou demaine dud. fief et les quelz possesse à présent ledit messire Tiercelet de Sainte Beuve.
Item ung autre arrière fief que ja pieça fut Oiselet de Montigny, escuyer, dont le demaine d'icellui est situé et assiz en lad. ville d'Ableiges et ou terroir d'environ, que tient à présent Simon de Herdeville et autres personnes : C'est assavoir ung manoir et jardin ainsy comme il se comporte, assiz en lad. ville, excepté deux grandies le coulombier et une estable, qui sont tenuzdu prioré de Vesquemont; item une cousture de terre séant au dessus de lad. ville, contenant xvm arpens ; item une cousture au dessus de la ditechaucce, contenant xv arpens. dont messire Tiercelet de Sainte
Beuve en tient la moitié; item à la Croix du Bois environ xim arpens de terre ; item au val de Wart sept quartiers de terre ; item au Buissonnet cinq quartiers de terre: item demi arpent de terre à la Voye Longuesse ; item ung arpent et demi de terre en deux pièces à la Croix percée : item mi arpens dessoubz le bois; item xxv arpens de bois assis aud. terroir; item ung aunoy assis à Bompmal; item la moitié du four d'emprez le inoustier; item environ xl s. de cens appelez les cens madame Perrenelle ; les cens du communel, où led. Simon prent la moitié et autre personne qui les tient de moy, c'est assavoir messire Tiercelet et peuvent bien valoir x s. p. avecques lesd. xl s. de cens Madame Perrenelle ; item il s. vi de cens la vigille de Noël; item xim sextiers d'avoine et xmi chappons deubz à Noël que doivent plusieurs personnes à cause de pluseurs heritaiges que ilz possessent; item m s. de past; item à la Saint Andrieu m s. de cens : item à la Toussaint xn d. ; item cent œfz à Pasques et ventes et saisines des cens et des rentes, selon la quantité que il y prent; item dix corvées en mars et dix en aoust que (fol. 160) tient et possesse et qui appartiennent à Mahieu de Fresnel, qui les tient en plain fief de moy ; item de dix à douze sextiers de grain de champart ou environ qui s'appellent, si comme l'on dit, les champars de Bonart et lesquelz champars tient à présent Jehan de Fontaines d'Ableges; item cinquante solz de cens qui se appellent les cens du Perchay, deubz à la Saint Rémi, dont sont possesseurs mons. de Bourris et led. Jehan de Fontaines : item le quart du molin d'emprez le pré que tient dud. Simon led. de Fontaines ;
Item autres arrière liez deppendans du demaine d'icellui fief que tiennent led. Simon de Herdeville et Mahiet de Fresnel, en arrière fief de moy, c'est assavoir ung arrière fief séant à Ableges, qui fut aux enfans aux Mengeurs ; item ung autre arrière fief séant à Ableges, qui fut à la femme au Terrier ; item ung arrière fief séant à Briencon, à la femme feu Philippe de Santhueil ; item ung arrière fief que fu à feu Pierre de Dampmar' ; item ung arrière fief que tenoit Jehan de Peronne et que tient à présent Jacquet de Peronne son fils, assiz à Parmain; item ung arrière fief séant à Bellay, qui fut Denisot Dol, qui fut Pierre de Herrouville ; item ung arrière fief que tient et possesse messire Adam Loiseleur, qui fu Jehan du Valj assis à Ableiges ; item ung autre arrière fief séant à Ableiges, que tient à présent messire de Bourris, appelle la Motte; item deux autres arrière liefz dont les demaines sont assiz à Longuesse et que souloit tenir au temps passé Souillart de Çoudun, et que tient à présent, si comme on dit, messire Tiercelet de Sainte Beuve.
Item autres fiefz, revenues et seigneuries dont les demaines sont situez et assis en la ville, terroir et appartenances de Herrouville, en la chastcllenie de Pontoise et ailleurs, qui furent deflïint messire Hue de BosncI, chevalier : Premièrement une maison, jardin et vigne qui furent Oudart le Sage, et toutes les redevances que dévoient aud. deffunct messire Hue, ceulx qui cy aprez s'ensuivent : C'est assavoir defuncts Guillaume le Maçon, Guillaume Molinel, Robert de la Porte, Perrenelle aux Bestes et ses enfans. Jehan filz de damoisellc Agathe. Jehan du Marchié, Simon de
Chaumont et Rogier le Syraus, lesquelz furent hostes messire Simon de Chaumont, chevalier et depuis aud. messire Hue ; item xix arpens de terre que icelui messire Hue avoit assis au terroir de Herrouville, qui furent aud. Oudard le Sage ; item son manoir, son jardin et trois quartiers de vigne ; item sept sextiers d'avoine à Noël, vi pains, vi chappons ; item un corvées : item xxim s. de cens à la Saint Rémi, cinquante œufz à Pasques; item le pressoir et le jardin, si comme tout se comporte en long et en lé; item deux arpens de pré; item le champart de vi" perches de terre que tenoit Robert des Ourmetiaulx ; item les deux pars du champart de deux arpens de terre que tenoient defiuncts Guillaume (P 160 v") Moulinel, Thibault Chaumart et Adam de Bournonville et est de l'achat qui fut fait oud. Oudart le Sage ; item le cloz de vigne et le pourpris si comme tout se comporte, qui fu à ceulx aux Bestes ; item arrière fiez qui sont deppendans d'icellui domaine que tenoit messire Hue de Rosnel de moy en arrière fief, c'est assavoir ung arrière fief que tenoit icellui Thibault Chaumart, qui fu Pierre le Sage ; item ung autre arrière fief que tenoit icellui Thibault et qui futàdefiunct Trabouillart, assisà Herrouville et environ ; item ung autre assis à Herrouville qui fut Adam de Boulonville ; item ung autre assis en lad. ville, que tenoit defiunct Guillaume Lengloiz ; item led. Guillaume ung assis en lad. ville qui fut Pierre de Vaudencourt; item ung arrière fief assis à Cormeilles et à Boisencourt, que tient Pierre de la Croix, qui fu Adam aux Fèves ; item led. Pierre de la Croix ung assiz aud. lieu de Boisencourt ; item ung aud. lieu, qui fut Regnault de Chaumont; item ung assis aud. lieu, qui fut defiunct Simon le Dennois; item ung autre arrière fief assis aud. lieu, qui fut Foulques du Rueil; item ung assis aud. lieu qui fut à la fille Gautier du Rueil ; item ung assiz à Cormeilles, qui fut defïunt Robert d'Ermenonville ; item ung assis en lad. ville d'Herrouville, qui fu defïunct Adam aux Fèves.
Item s'ensuivent ce que tenoit defiunct messire Jehan de Jouyà cause de Simon de Jouy et à cause de lad. seigneurie de Marines et tenu de moy et que je tien du Roy n. d. s., comme dit est: c'est assavoir ung fief que tenoit Jehan Joliz, à cause de damoiselle sa femme, assiz à Herrouville, qui appartenoit à icelle damoiselle; item ung fiet que tenoit defïunct Robert des Ourmetiaulx assis à Herrouville ; item ung fief assiz à Herrouville que tenoit à Jehan Valu ; item ung autre fief, que tenoient les hoirs Cheminart de Fay, assiz en lad. ville de Herrouville ; item vi s. x d. de cens à la Saint Remy sur une pièce déterre harable assisà Herrouville ; item ung arrière tief que tenoit Huet du Rueil, messire Guy de Jouy ou autres a qui il l'a vendu ; tous lesquelz fiefz, arrière fiez et demaines dessusd. de lad. ville de Herrouville, de Boisencourt et des appartenances seulement sont et appartiennent de présent à mons. Pierre d'Osmont, pour Chaumart de Fay et autres personnes, à mes. Regnault de Douy, à Pierre de Fay. filz messire Oyseau de Fay, et Jehan des Ourmeteaulxet autres personnes.
Item s'ensuit ung autre fief, dont le demaine est situé et assiz en lad. ville, terroir et appartenances de Herrouville, que tenoit defiunct messire Oyseau de Fay, chevalier, et à présent Pierre de Fay son filz, dont le demaine d'icellui fief sensuit: Primo la justice et seigneurie
que avoit en lad. ville et appartenances de Herrouville led. messire Oiseau pour cause du marchié de lad. ville ; item Guillaume le Maçon et Guillaume Molinel une corvée, Robert de la Porte une corvée et demie, Perrenelle aux Bestes et ses enfans et Jehan lilz damoiselle Agathe, demie corvée, item Jehan du Marchié une corvée; item Simon de Chaumont une corvée du lieu qui fu Bretel ; item Jehan et Pierre de Chaumont une corvée ; item Rogier le Scimus et ses parsonniers (fol. 161) une corvée ; et furent jadis les dessusd. hostes messire Simon de Dompont, depuis hostes messire Hue de Rosnel ; sur lesquelz hostes led. messire Oyseau a la justice et seigneurie du sang et du larron, de taillier mesures, roages, forages, chantiers, fouage et le tonlieu de la sepmaine ; item Pierre de Chaumont et ses frères pour le manoir qui fu à leur père, une corvée ; item les enfans Lucas Monville demie corvée ; item Jehan le Carrier et Robert le Carré deux corvées ; item Hébert le Savetier et ses parsonniers du lieu qui fut Audelier une corvée; item Jehan le Sac demie corvée, et sont hostes Guillaume des Ourmetaux, sur lesquelz led. mes. Oyseau avoit toute autelle justice comme dessuz est dit ; item Thomas le Charpentier et ses parsonniers une corvée; item Hébert le Savetier et ses parsonniers pour le lieu ou il demeure deux corvées ; item Hébert le Fevre et Guillaume Moulinel demie corvée et sont hostes messire Pierre d'Aumont, sur lesquelz led. messire Oyseaux ou ses aïans causes ont toute autelle justice comme dessus est dit ; item Perrotte aux Bestes et ses enfans deux corvées ; item Jehan de la Mulle et Jehan aux Bestes et Perrenelle aux Bestes une corvée; item la teneure Guiartde Louville une corvée, et sont les dessusd. hostes de Saint Germain de Flay, sur lesquelz led. messire Oyseaux a toute seigneurie comme dessus est dit ; item Guerin le Carier deux corvées, Robert le Boulengier une corvée ; item led. Robert et Guillaume le Fevre le quart d'une corvée ; item Guillaume des Ourmetiaux les trois pars de la corvée dessus dite et est pour le jardin devant la maison dud. Guillaume et sont hostes du curé de lad. ville, sur lesquelz led. messire Oiseaux a autelle seigneurie, comme dessus est dit ; item ce sont les corvées deues aud. messire Oiseaux et à Jehan de Boulonville, Robert qui se maria, une corvée, Guillaume aux Bestes et ses parçonniers une corvée du lieu qui fu Gautier Bourge ; item Guillaume des Ourmetiaux une corvée; item Pierre des Ormetiaux et Jehan le Bouchier pour le lieu qui f u Philippe du Marchié une corvée ; item Jehan aux Bestes de sa maison une corvée, et sont lesd. nommez à l'ancienne teneure de Chaumart de Fay, sur lesquelx led. Oiseaux et ses ayans cause ont autelle justice comme dessus est dit et ne ont es corvées que la moitié et si prennent la moitié avec led. Jehan de Boulonville es cens, rentes tant en deniers, pains, chappons, avoine, œfz et ventes et saisines comme en autres choses par toute ladite derreniere teneure ; item led. Oiseau ou au moins led. Pierre de Fay son fils prent la moitié ou tonlieu de tout le marchié de Herrouville avecques Guillaume des Ourmetiaux et la moitié es cens ou marchié, et a led. Oiseaux ou ses ayans cause tout le minage du grain et toutes les amendes qui passent audessus de cinq sous, mais led. Guillaume des Ormetiaux ou ses ayans cause c'est assa-
voir Jehan des Ourinetiaux prennent la moitié es amendes de cinq solz et est assavoir que au temps de présent, il n'y a point de marchié en ladville de Herrouville (f° 161 v°) et sont les masures redevables de plusieurs des corvées et revenues dessusd. cheues et venues à non valoir, par quoy lad. revenue dud. marchié et de ce qui s'en deppend, où Jehan des Ourmetiaux escuier prent avecques led. Pierre de Fay ne vault gueres de
présent, et se plus y avoit Ce fut fait le jeudi xi jours d'avril aprez
Pasques, l'an CCC IIII" et XIX.
1389, 20 septembre.
Aveu de la seigneurie de Chantilly.
(Copie contemporaine. Arch. nat., P 146, n° cxl).
Sachent tuit que je Almaury d'Orgemont, chevalier, seigneur de Chantilly et conseiller du Roy n. s., adveue à tenir du Roy n. d. s. à une seule foy et hommage les possessions et reveneues qui cy aprez s'ensuivent :
Premiers le chastel, la maison, la basse court de Chantilly, avecques tout le lieu ainsi comme il se comporte ; item le vivier du Val de Marchié jusques au ru de la Fontaine, qui contient environ six arpens et demi ; item le vivier derrière ledit chastel contenant environ cinq arpens et demie ; item, environ cinq arpens que jardin que courtieux assiz empréz ledit vivier ; item, environ lvi arpens que terres labourables que friche en plusieurs pièces assises devant la muette et ou val de Marchié ; item, la rivière de Chantilly, commençant au lé devers Senlis à l'endroit du courtil qui fut feu Oudart Gontier et deffinant au dessoubz du gué Saint Leu : item environ lxx arpens de prez seans d'une part et d'autre ladite rivière, entre la chappelle Saint Fremin et le greil du vivier de Gouvieux, avec vu quartiers assiz entre les bois du Val de Marché ; item le molin à tan assiz sur ladite rivière, auquel tous les tennemens de Senlis sont baniers ; item à la Grant Genevroye xxm arpens et demi ou environ que bois plain, que places que voieries; item dessus les prez au lé devers la rivière environ vu quartiers de bois; item au buisson Maugier ung arpent de bois et ung arpent de friche ; item à la Loge aux Sergents environ trois quartiers et demi et trois arpens de bois ; item à la Petite Genevroye arpent et demi que bois que places ; item en la forest de Chantilli environ vir et xxm arpens que bois plain. que places vides, bruyères et voyeries esquelz le prieur de Saint Nicolas a part ; item au lieu dit la Sayctte environ cinquante deux arpens de bois plain tenant à la voye qui va à Saint Leu ; item ou bois qui est à gruage environ xix arpens de bois plain ; item au chesne des bruyères par devers Commelles environ xxxiii arpens et demi que bois plain que places wydes; item au grant Bussembart environ vn*x et ung arpent de bois plain tenant de deux pars aux boys de Commelles ; item au lé devers la Morlaye environ vu arpens de bois tenant à la voye de Royaumont ; item en la forest de Coye, ou lieu dit en Pineval et le bois du
Crochet environ me et xxx arpens de trefïons de bois ; item au chemin des Fossez environ xn arpens et trois quartiers de bois en trefïons ; item en toute la forest de Chantilly la garenne au gros et au grelle et au menu avecques mon parcours et poursuite en la forest de Coye et es bois de Ermenonville ; item, la forest de Halate environ xl arpens de bois en deux pièces en gruage du Roy n. s. en tiers et dangier ; item la garenne aux connins, ainsi comme elle se comporte de long et de lay ; item toute la justice haulte, moyenne et basse avecques la seigneurie quejeay et puis avoir en toutes les choses dessus dites; item environ vi muis d'avene à la mesure Saint Denis, deues chascun an sur les terres du champ des Essarts ; item environ xvi s. p. de cens deubz à Omont le jour de la Saint Remy chascun an sur plusieurs héritages.
Item la viele tour de Montmeliant avecques pluseurs fiefs tenuz de moy à cause d'icelle. lesquelz fiez font plus à plain deciairez cy dessoubz ; item le gouvernement (fol. 5G) d'un varlet,d'un cheval et de deux lévriers que je puis et doy avoir par an en l'abbaye de Saint Nicolas emprez Senlis aux propres fraiz et despens du prieur et couvent dudit lieu, avecques ce qu'ilz doivent donner pour Dieu et en aumosne chascune sepmaine perpetuelment, la valeur de deux deniers d'argent fors, pour les âmes de mes prédécesseurs seigneurs de Chantilli et rendre et livrer au chastel de Chantilly ehascun an trois chartées de blanc feurre, si comme l'on dit ; item toutes les libertez et franchises avecques les droitures quelconques que j'ay et puis avoir en la ville de Senlis, si comme il est plus à plain contenu en certaines lettres ja pieça sur ce faictes entre mes prédécesseurs, seigneurs de Chantilly, et les habitans de Senlis.
Item, ung fié que messire Hutin de Pacy, chevalier, tient de moy, à cause du chastel de Chantilly, contenant ce qui s'ensuit: c'est as^çavoir le chastel du Plessié de Pomponne, la basse court et les jardins d'entour ainsi comme tout se comporte; item environ viixx et xvn arpens de terres ahanables assises ou terroir dudit Plessié, en plusieurs pièces ; item environ xm arpens et demi de prez seans aud. terroir en plusieurs pièces ; item environ cent et six arpens de bois seans environ ledit chastel du Plessier, vu quartiers de vigne en Savart, une plastriere, une fosse à poisson, avecques la saussaye d'environ ; item la garenne au gros, au gresle, au menu et aux oiseaux en tout le terroir du Plessier et de la Raste d'Iverny, excepté inc et vi arpens de bois ou environ appartenant au chappitre de Meaulx, et aux Hospitaliers qui y pevent chasser quant il leur plaist ; item tous les champars appartenans aud. chastel ; item ung sextier de grain par an sur ung arpent de terre que tiegnent les hoirs feu sire Yvain Dol ; item trois fours baniers, c'est assavoir l'un au Plessier, l'autre à la Raste et l'autre à Yverny ; item encore xl. s. de corvées deues à la Saint Jehan Raptiste chascun an ; item environ xv 1. et xiii s. de cens deubz chascun an au jour Saint Rémi ; item environ cent solz de cens deubz au Noël chascun an ; item environ liiii chappons un quart, deux poules et quatre chappons deubz chascun an au lendemain de Noël ; item environ xim sextiers d'avoine deubz ad ce jour ; item xx s. de seurcens deubz chascun an sur la masure et jardin Perrin Putefin le Vieil à
Yverny ; item environ l s. de rente sur plusieurs masures laissées aud. chevalier pour les renies ; item toute justice, haulte. moienne et basse avec la congnoissance des bastars en tout le terroir desd. villes du Plessier, de la Baste et d'Vverny. ouquel terroir le dit chevalier peut establir messier pour garder les biens, et luy appartiegnent les amendes de toutes forfaictures et exploicts que le dit messier fait ou rapporte; item le tiers en toutes les mortesmains des homms ou femmes de condition qui meurent en sa dicte justice; item toute haulte justice ou fié que Jaquet de Pacy escuier tient du chastel de Chantilly, séant au vivier de Rosiers; item le pasturage pour ses bestes en tous les friches et la communauté de Cuisy; item ung fief séant à Cuisy, que tient Jehan de Cygny dudit chastel du Plessier ou pris de xiiii 1. ou environ ; item deux fiez seanz au Plessier, que tiennent les hoirs sire Y vain Dol, dudict chastel ou pris de xl 1. ; item deux autres fiefz séant à Cuisy, que tiennent les ditz hoirs dudit sire Y vain Dol. dudit chastel ou prix de xxim 1.
Item un fié séant à Victry lez Paris, appelle le fié de Chamondois, que tient à présent Estienne de la Clergerie, demourant à Paris, mouvant du chastel de Chantilly, contenant ce que s'ensuit : C'est assavoir cent et unze solz par. de menuz cens paiez au jour Saint Rémi chascun an ; item quatre droitures paiez le dimenche après ensuivant, chascun an, et vault chascun droiture ung sextier de froment, une mine d'avoine et ung happon; item (f° 56 v°) ad ce jour xv droitures et demie, dont chascune droiture vault une mine de froment et une mine d'avene ; item, landemain de Noël dix droitures dont chascune droiture vault ung minot de froment et deux chappons ; item le jour de Pasques xn d. de gros cens.
Item ung autre fié que tient Jehannin Maquille, mouvant du chastel de Chantilly, séant en la forest de Coye, contenant environ xxm arpens de bois en une pièce, seans ou lieu dit les Espineaux, tenant à la Maison Dieu de Senlis d'une part, et aux religieuses de Senlis, d'autre part, et fu lad. pièce de bois jadiz à feu Pierre de Sorvillers l'ainsné.
Item ung autre fief seaul à Marueil et ou terroir lieu nommé le Val de Roncourt, que tient ledit Jehannin Maquille, mouvant comme dessus et contient environ xx arpens de bois qui furent jadiz à feu messire Guillaume de Chantilly, seigneur de Courteuil ; item ung autre fief séant à Marueil et ou terroir d'environ, que tient messire Philippe de Trye, chevalier, mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant ce qui s'ensuit: c'est assavoir la maison dud. chevalier à Marueil avecques le jardin et viviers, tout le lieu ainsi comme se comporte ; item environ cent et dix arpens de terres ahanables, assises oudit terroir eu plusieurs lieux et en plusieurs pièces; item environ cent et ung arpens de bois en deux pièces ; item dix arpens de prez ou environ en plusieurs pièces ; item la fosse de la Marliere à la fosse de la Jonchère ; item le fournage de ses hostcs cuisans en son four ; itemLx s. de seurcens deubz chascun an sur la masure sire Andrieu; item cinq solz de seurcens deubz chascun an sur la masure au Picquart; item environ vi 1. et demie de cens deues chascun an aux octaves de Saint Denis portans ventes et saisines et sont les saisines au maire de Marueil; item xxx masures ou environ qui doivent
par an chacune lia boisseaux de blé, ung sextier d'avene, deux chappons et une corvée et ceulxqui ont chevaux doivent corvée en mars, en raay et en septembre; item toute justice haulte, moyenne et basse par toute la ville et terroir de Marueil et en toutes les choses dessus dictes ; item ung fief que tiennent dud. chevalier lés hoirs feu Philippe de Jaiguy ou pris de lx 1. ou environ ; item ung autre fief que tient Adam de Jaigny dud. chevalier ou pris de l 1. ou environ ; item ung autre fief que tient maistre Jehan Day dud. chevalier, contenant environ xxn arpens de terres ef sont à deux hommages ; item ung autre lief que tient Raoul de Garges, dud. chevalier, contenant xmi arpens de terre ou environ, un s. vi d. de cens et la moitié du champart du fié Doduin ; item deux arrière fiez tenus dud. Raoul, seans à Garges ; item ung autre fief que tient Regnaut de Mail dud. chevalier, séant à Vincy ou pris de xxx 1. ou environ ; item ung autre fief que tient le sire de Jaigny dud. chevalier, contenant environ vi arpens de terre séant en Samilli ; item ung fié séant à Nanthueil le Hoduin que tient messire Nicolas Rraque dud. chevalier au pris de xxx 1. ou environ ; item ung autre fief séant à Rertinval, que tient Raoul Joye dud. chevalier, contenant une maison, jardin, imxx arpens de terre, deux arpens et demie de pré à deux herbes et xx. s. de cens ; item les champars de xxxn arpens de terre ou environ, que led. chevalier a et tient ou terroir de Marueil ; item la moitié du fief Doduyn en champars avecques m s. vi d-, lesquelz fiefz et champars sont aud. chevalier tenuz de lad. tour en arrière fiefz et tout aux us et aux coutumes de France; item aux us de ^eulquessin ung autre fief séant à Fontenay que tient Vincenot Chantre, dud. chevalier, ou pris de xl I. ou environ; item ung autre fief séant aud. Fontenay que tient Perrinet de Gacourt dud. chevalier ou prix de xvi I. ou environ ; item la mairie de Marueil tenue dud. chevalier ou pris de dix livres ou environ.
Item (f° 57) ung autre fié séant à Beaurepaire et à la Mabonnerie, que tient Jehan du Pont, escuier, sire dud. Beaurepaire, mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant sa maison dud. lieu avecques tout le bois ainsi comme tout se comporte; item la justice haulte moienne et basse de lad. ville de Beaurepaire avecques xxx arpens de terre ahanables ou environ ; item environ x arpens de prez et xx arpens de bois; item environ x 1. que cens que seurcens; item environ vi mines d'avene et six chappons.
Item ung autre fief séant à Pont Saincte Maixence, que tient led. Jehan de Pont, mouvant de lad. tour, contenant xv 1. p. prins par an sur le travers par eaue dud. pont ou cas qu'il le vauldroit, avecques le tiers es fours de lad. ville de Pont.
Item ung aultre fief séant à Mons et ou terroir que tient Alips, jadis femme de feu Philippe de Gournay, demourant à Senliz, mouvant de lad. tour, contenant xvn arpens et xvn perches de terres ahanables ou environ assiz au terroir de Mons en plusieurs pièces.
Item ung autre fié séant à Mauregart et ou terroir d'environ, que tient Jehan de Billi, escuier, mouvant de lad. tour de Montmeliant contenant ce qui s'ensuit : C'est assavoir l'ostel de Mauregart, appelle la court, avecques
les jardins et les bois ainsi comme toul se comporte ; item une petite maison appellée l'Ostel aux escuiers, tenant à Jehan Macieu avecques la grandie et le jardin de lad. maison ; item environ lx 1. p. de rente en argent avecques plusieurs corvées de chevaulx : item vu cbappons et mi poules de rente par an; item les vinages, ban, tonlieu, fenestrages, fossages. bornages de lad. ville de Mauregart avecques plusieurs autres coustumes; item toute la justice haulte, moienne et basse par toute la ville et terroir de lad. ville, étant en fié comme en censive avecques les voyries d'icelle ville: item environ vixx arpens de terres ahannables assises aud. terroir en plusieurs lieux et en plusieurs pièces avecques arpent et demi de pré ou environ ; toutes les choses dessus dites chargées de x 1. d'aumosnes et d'un muy de blé par an ; item xv fiefs que grans que petiz que plusieurs personnes tiennent dud. escuier mouvans en arrière fiefz de lad. tour:
Item ung autre fié séant à Balangny, que Guillaume de Balangny, escuier, tient mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant les choses qui cy aprez sensuivent: Premièrement la maison dud- Guillaume, le jardin, la vigne et tout le lieu ainsy comme il se comporte entre les murs, seans à Balangny: item environ xxxvil. p. de rente en argent deubz surpluseurs héritages assiz en lad. ville et ou terroir d'icelle, avecques xxxvm sextiers d'avene de rente paie tout au jour Saint Bemi chacun an ; item environ ixxx et xvi corvées deues chascun an en mars et à fener les prez; item le champart de mixx et xvm arpens de terres assises oud. terroir ; item environ xxxn arpens de terres ahanables assises oud. terroir en pluseurs lieux et en plusieurs pièces ; item vi arpens de prez ou environ ; item le vivier, toutes les eaues et le molin de lad. ville; item la garenne et le bois de la garenne avecques la carrière, ainsi comme la montaigne se comporte ; item toutes les saulx en quelque lieux qu'elles soient; item la mairie de Balangny ou pris de xl s. par an; item toute justice haulte, moienne et basse par toute la dicte ville et le terroir d'icelle ; item environ mixx et huit arpens de bois en deux pièces, seans à Malegenestre et en Libaudon : item ung fief que Pierre de Lodun tient dud. Guillaume, contenant environ xxii arpens de bois, tenant au bois dud. Guillaume; item ung autre fié que Gille de Malegenestre tient dud. Guillaume contenant la moitié (f° 57 v°) de la maison, du jardin et de toutes les terres qu'il a es Sautons : item ung four séant à Balangny, duquel l'on ne rend riens à présent ;
Item ung fief séant à Brasseuse, que tient messire Pierre de Cermoises, chevalier, mouvans de lad. tour de Montmeliant, contenant les choses qui s'ensuivent : c'est assavoir le chastel, les maisons, la basse court de Brasseuse avecques le jardin et le lieu d'environ, ainsi comme il se comporte : item environ xxm 1. et xvi s. p. en cens et rentes d'argent deubz chascun an à la Saint Bemy, à la Toussaint, et aux Brandons ; item environ xxvm muis et demi d'avoine deubz aux jours de Toussains et de Noël chascun an ; item environ vmxx chappons et xxn poules de rente deubz[par an ausd. jours; item le four de Brasseuses, qui vault par an xx s. ou environ ; item dix arpens de prez de lez Chantilly; item envi-
ron vin muis et deux mines que blé que avoine, c'est assavoir les deux pars blé et l'autre avoine de rente par an, tant sur les champars de Brasseuse, de Rully et de Roray, comme de la mettoirie de deux arpens et demi de terre : item le molin à vent qui vault par an environ vu muis de grain tout blé ; item environ xvnïxx arpens de terres ahanables dont les aucunes sont en friches, assises ou terroir de Brasseuses et environ en plusieurs lieux et en plusieurs pièces ; item environ mie et lx arpens de bois tous en garenne ; item environ viixx arpens de bruyères en garenne ; item la garenne avecques toute justice haulte, moyenne et basse en lad. ville de Brasseuses et par tout le terroir d'icelle; item xim fiefz tenuz dud. chevalier et en arrière fiez mouvans de lad. tour plus et plain declairées cy dessoubz, c'est assavoir un fief séant à Chaveroy qui fu à feu messire Mahieu de Ver, chevalier, contenant une masure, xxxvi arpens de bois derrière, le chastel, la court et les estables hors du chastel; item ung autre fief qui fu Pierre d'Estouy, contenant xn arpens de terres ou terroir de Brasseuses ; item ung autre fief qui fu messire Robert de Villers, séant à Beaurains, contenant une maison à tout le pourpris d'icelle séant à Beaurains, avecques xlviii arpens de terres, xim s. de cens et mi mines de blé; item ung autre fief que tient Pierre le Veneur, séant à Yvillers, contenant la maison et jardin dudit Pierre avecques xvm arpens de terre ; item ung autre fief qui fu Oudard de Verrines, séant à Beaurains, contenant xxii arpens de terre et xxxm d. de cens; item ung autre fié qui fut messire Robert de Villers, contenant lvi arpens de terre, seans au terroir de Beaurains ; item ung autre fief qui fu maistre Tiart, contenant xxn arpens de terre seans ou terroir dudit Beaurains en une pièce; item vi arpens de terre en autre pièce seans oud. terroir ; item ung autre fief qui fu les hoirs de Duxis, contenant ix arpens de terres ou terroir de Brasseuses ; item ung autre fief qui fu Thiebaut Roussel, contenant ix arpens de terre seans au terroir de Brasseuses ; item ung autre fief qui fut Guibert d'Ongnon, contenant cinq arpens de terre séant oud terroir; item ung autre fief qui fu Pierre le Gruyer de Bethisy, contenant xiih arpens de terre ou terroir dé Nery ; item ung autre fief qui fu Colart de Seux, contenant xim arpens de terre seans ou terroir de Nery ; item ung autre fief qui fu Regnaud d'Ongnon, contenant une maison séant à Ongnon et le jardin derrière au lez devers pont.
Item ung autre fief séant à Mortefontaine, que à présent le a délaissé et les hoirs feu maistre Pierre de Saint Richier, demourant à Paris, mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant les choses que cy aprez s'ensuivent : c'est assavoir une maison cheùe et jardin avecques le lieu ainsi comme il se comporte, séant à Mortefontaine ; item dix arpens et demi ou environ de terres (f. 58) ahanables, seans ou terroir de Mortefontaine en plusieurs lieux et en plusieurs pièces ; item environ ix chappons, vu oublies, xm s. et ix deniers de cens, v sextiers d'avene ou environ deubz chascun an à la Saint Rémi et au Noël sur plusieurs héritages assiz à Mortefontaine et ou terroir ; item trois corvées en mars ; item tel justice qu'il a es choses dessus dites.
Item ung autre fief séant à Plailli ou terroir et environ, que tient à
présent Jehan Chevalier, mouvant de lad. tour, contenant une maison, séant à Plailli avccques plusieurs terres seans ou terroir de Plailli et de Montmeliant, lequel je ne puis declairer, pour ce que je n'en suy pas informez à présent, et si n'en est pas led. Jehan Chevalier à ma ioy ne en mon hommage, et pour ce j'ay fait saisir et mettre led. fief en ma main ; item ung autre fief séant ou terroir de Plailli et de Montmeliant, qui jadiz fu à damoiselle Perrenelle de Billy, contenant plusieurs terres et rentes assises oud. terroir, duquel fief sont tenus cinq arrière fiefz assis aud. terroir : c'est assavoir ung fief qui fu jadiz Pierre de Bertranfosse ; item ung autre fief qui fut jadiz Guillaume Amoureaux ; item ung autre fief, qui fu jadiz feu Simon de Montmeliant; item ung autre fief qui fu jadis damoiselle Jehanne, jadiz femme Jehan Camus, duquel fief ne aussi des arrière fiez je n'ay peu avoir à présent aucune foy, hommage ou congnoissance combien que je en aye fait et fait faire très grant diligence, et pour ce j'ay lesd. fiefs et arrière fiez avecques les héritages mouvans et contenuz en iceulx fait saisir et mettre en ma main.
Item ung autre fief séant à Orville et ou terroir de Louvres, que tient à présent le Galois d'Aunoy, chevalier, à cause de sa femme, mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant cinq arpens de prez, ung marez, cinq arpens de terres ahanables, trois arpens et demi que bois que censiers, cinq arpens de terre appelles Groues, seans aud. terroir, avecques une saussoye séant sur le vivier de Goussainville; item xi s. de cens ou environ ; item la moittoirie du vivier et la saussoye d'une part et d'autre led. vivier.
Item ung fief séant à Plailly, à Montmeliant, et Villepainte, mouvant de lad. tour, que jadiz fu feu Jehan du Bois, contenant vi s. de menuz cens, deubz par an es lieux dessusdis.
Item xxxi arpens de terre en fié. séant ou terroir de Tremblay, et cinq arpens en villenage.
Item vi s. de menuz cens, cinq sextiers d'avoine, onze chappons deubz chascun an à Villepainte, landemain de Noël.
Item un fiez tenuz dud. Jehan du Bois en fiefz et en arrière fiez de lad. tour, c'est assavoir ung fief séant à Moucy le Neuf, que je ne scay qui le tient, mais il contient environ xxx arpens de bois; item ung autre fief séant à Moucy le Viel, qui f u jadiz Guillaume de Viez Moucy, ou pris de xx 1. ou environ par an; item ung autre fief qui jadiz fu Simon Barbery, frère messire Maillart de Plailly, contenant ix arpens de terre seans à Roissi ; item ung autre fié qui jadiz fu Jehan Martin, séant à Luzarches. contenant deux arpens de prez et xn s. de cens ; item ung autre fief séant à Montmeliant et au terroir de Vemars, qui jadiz fut feu Perrot de Versailles, contenant vi s. de cens et huit arpens de terre, les cens deubz à Montmeliant sur la masure qui fu Patin et les terres seans es oulches de Vemars ; item ung autre fié séant à Plailly, qui jadiz fu Jehan de Plailly, mouvant de lad. tour, contenant en demaine trois quartiers (f° 58 v°) de terre seans à la Haie Dame Asseline, avecques cinq solz de cens deubz sur une hostisequi jadiz fut Guiart Luillier, séant devant l'église de Montmeliant ; item nu fiefz, c'est assavoir ung fié qui fut Jehannot le Damoisel, séant ou ter-
roir de Montmeliant, contenant ung arpent de terre séant au chemin Saint Ladre : item arpent et demi de terre séant au chemin qui va de Sorvillers à Saint Nicolas et à messire Regnault l'Eschamps : item cinq arpens et demi en huit pièces dessoubz la croix de Sorvillers, ou lieu dit le Molin à Vent : item ung fief qui fu Gaultier Clignet, séant oud. terroir, contenant trois arpens et demi de terres à praelles, deux arpens et trois quartiers à Renompré et six arpens ou terroir de Gorlon: item ung autre fié qui fu Jehan Barbery, séant oud. terroir, contenant six arpens de terre, seans au terroir de Puissancourt en une pièce et vu quartiers au chemin de Gorllon ; item ung autre fié qui fu messire Pierre de Bertranfosse, séant oud. terroir, contenant huit hostises à Plailly. à Morteiontaine et ou terroir d'environ, qui jadiz fu messire Pierre de Bertranfosse, mouvant de lad. tour de .Montmeliant et contient ce qui s'ensuit : c'est assavoir xxv arpens de bois seans à Mortemer, et cinq quartiers de terre sur les prez le Roy ; item ung fief qui souloit mouvoir de Jehan Chevalier; item ung autre fief séant oud. terroir, qui jadiz fu aux enfïans messire Jehan de Plailly, contenant xxn arpens de bois ; item ung autre fief séant aud. terroir, qui jadiz fu messire Pierre de Barbery, contenant xii arpens de bois ; item ung autre fief séant oud. terroir qui jadiz fu aux enfans damoiselle Jehanne (en blanc), contenant xvi arpens de bois ; item, ung autre fié qui fu à la Chambellairfe ; item ung four et les hostes dud. messire Pierre ; et est assavoir que tous les fiez et arrière fiez contenus en ce présent adveu depuis le fié de Mortefontaine, que tiennent les hoirs feu maistre Pierre de Saint Richier, dessus nommé, sire de Chantilly, n'ay à présent ne eu oneques hommes ou vassaux qui en feissent foy ou hommage à moy, pour quoy j'ay iceulxfiez fait saisir et mettre en ma main avecques lesdiz arrière fiez et ay entencion d'iceulz avecques leurs fruiz et eraoluemens lever et parcevoir en defaulte de hommes.
Item ung autre fié séant à Monteigny Sainct Phelize que tient à présent maistre Jehan Maquille, advocat, mouvant de lad. tour de Montmeliant, contenant ce qui s'ensuit : c'est assavoir vi 1. de menuz cens ou environ, deubz chascun an à la Saint Rémi et au Noël ; item les champars de ii^ et lxx arpens de terre ou environ, assis ou terroir dud. Montengny ; item xxm arpens de terres assises en plusieurs pièces oud. terroir; item environ xxx chappons deubz chascun an aux termes dessus nommez avecques xxim sextiers d'avoine ; item environ xxxvi masures ; item le droit du four de lad. ville; item environ xim arpens de bois; item une maison, jardins et hors assiz en lad. ville, ainsi comme ilz se comportent ; item en lad. ville, toute justice et seigneurie haulte, moienne et basse; item le tiers du fié qui jadiz fu Guillaume de Goussainville ;
Item ung autre fié séant à Mongroisin, que tient à présent messire Regnaut de Mongroisin, chevalier, contenant la maison, jardins et terres de Mongroisin avec certaine quantité de bois assiz en la forest de Chantilly, tout mouvant delad. tour de Montmeliant.
Item ung autre fié séant à Quiquampoit, que tient à présent messire Jehan de Chastillon, chevalier, mouvant du chastel de Chantilly, contenant la maison, les jardins de Quiquampoit avecques certaine quantité
de terres ahanables, assises environ lad. maison et ou terroir ; item toute la justice et seigneurie desd. lieux, haulte, moienne et basse; item uug autre fié, assiz aud. Quiquempoit, que tient à présent maistre Jehan Maquille, mouvant (f° 59) dud. chastel de Chantilly, contenant une maison, lieu et jardins ainsi comme tout se comporte avecques certaine quantité de terres ahanables appendantes à lad. maison.
Item ung autre fief séant à Villeneufve soubz Dampmartin, que tient à présent nobles homes le conte de Dampmartin, mouvant dud. chastel de Chantilly, contenant plusieurs cens, rentes et possessions et héritages avecques haulte, moienne et basse justice oud. fief, séant à Villeneufve et ou terroir d'environ, lesquelles choses sont en prisée de vmxx 1. ou environ par an.
Item ung autre fief séant au vivier de Rosiers, que tient à présent Jacquet de Pacy, escuier, mouvant dud. chastel, contenant plusieurs héritages, rentes et redevances qui sont en prisée de xxmi 1. 1. ou environ par an; item ung autre fié séant à Senlis, que tient à présent messire Pierre de Saint Jehan, chevalier, mouvant de Chantilly, contenant la maison, jardin, vigne et lieu de Sotemont, ainsi comme il se comporte, avecques h s. de menuz cens ou environ.
Item les fiefs des chastellains de Pont Sainte Maxence, mouvans de lad. tour de Montmeliant, lesquelz je tiens en ma main par defïaulte de hommes, certaines parsetporcions appartenans à messire Jehan de Pons, chevalier, et aux hoirs feuGerartde Romescant, et les autres pars sont en tiers fiez, dont messire Gilles Malet en tient ung fief, Regnault d'Ongnon, escuier, ung autre et Jehan de Reaurepaire, escuier, ung autre, qui sont en prisée par an de vnxx l. ou environ avec plusieurs fiefz mouvans desd. chastellains; item, la dame deMontgobert tient et occupée présent du demaine de Chantilly et des appartenances, les cens, rente, justice et seigneurie et autres héritages de Montmeliant, les cens, rentes et revenues de Mortefontaine et de Plailly, le travers de la Chapelle de Sourval et les cens de Senliz qui souloient estre en valeur de vi*x 1. par an, mais je ne scay à quel tiltre, et pour ce que j'ay entencion des choses dessus d. pourchasser et requérir et faiz protestation de elles advouer à tenir du roy n. s. et adjouster en ce présent denommement au plus tost que je en auray la saisine, et dès maintenant les advoue à tenir, se mestier est.
Item et avecques toutes les choses dessus d. pluseurs autres fiez tenus de moy et arrière fiez du Roy n. s. qui ne sont point venuz à ma cognoissance, ne je ne scay mye à présent qui les tient, qu'ilz valent ne où ilz sont assiz, pour ce que les anciens escriz de Chantilly ont esté perduz et gastez et destournez tant pour le fait de la commocion comme par le plait et débat qui a esté entre feu le seigneur de Chantilly et ses adherens d'une part, et feu messire Jean de Clermont, jadiz mareschal de France, d'autre part, combien que de ces choses savoir et enquérir je aye esté en bonne diligence, mais j'ay espérance de en trouver aucuns et savoir assez briefment, et faiz retenue et protestation de adjous.ter aux choses dessusd. ou de traire d'icelles et par especial de adjouster et déclarer plus à plain les plains fiez ou arrière fiez de
deiuaines qui de nouvel venront à ma cognoissance ; et supplie et requier aux officiers du Roy n. s. et à tous autres à qui il appartient ou qui des choses dessusd., pevent aucune chose scavoir, que d'icelles me veuillent advisier et ad ce savoir et avoir me prestent conseil, confort et aide et je suy prest de ce adjouster et augmenter à ce présent dénombrement, auquel en icellui approuvant j'ay mis mon propre scel. Ce fut fait l'an mil CCC IlIIxx et neuf, le xxe jour de septembre.
Lesquelles terres, possessions, revenues, fiez et arrière fiez et autres choses cy dessus contenues, nous Almaury d'Orgemont dessus nommé tenons (fol. 39 v") et advouons tenir du Roy n. s. à une seule foy et hommage comme dit est, à cause et pour raison de son bailliage de Senlis. Donné comme dessus.
1416, avril.
Sentence contre Robert de Belloy et Regnault Maillot. (Minute. Bibl. nat.. Dupuy n° 480, p. 23.)
Charles etc. A tous etc. Comme pour pluseurs conspiracions, monopoles, conjuracions et assemblées dampnables faictes et commises par aucuns particuliers de nostre ville de Paris à rencontre de nostre seigneurie et majesté royal, en machinant la prinse et detencion d'aucuns de nostre sang et linage, et aussi en machinant contre plusieurs autres noz conseillers et officiers, tant gens d'église comme autres, et de pluseurs des bourgois et marchans de nostre dicte ville de Paris après certaines informacions sur ce deuement faictes conjectures et autres véhémentes presumpcions, eussent nagueres et aient esté prins et emprisonnez maistre Nicole d'Orgemont, doien de Tours, Robert de Beloy, drappier, et Regnault Maillot, lesquelz sur ce interroguez par certains noz conseillers commis et députez à ce plainement et de leur voulenté sans aucune force, contrainte ou violance, eussent et aient confessé lesdictes conspiracions monopoles et roachinacions, en disant oultre par leurs confessions que lesdictes conspiracions et machinacions ilz avoient entencion de exécuter de nuit entre le jour de Pasques derrenier passé et le lendemain ensuivant, Savoir faisons que nous, oyes leursdictes confessions, en la présence de pluseurs de nostre sang et autres noz conseillers et officiers, tant de nostre grant Conseil et de nostre court de Parlement comme autres prelas et chevaliers, non voulans telz ne si énormes deliz, excès et maléfices estre ne demourer impunis ne passer soubz dissimulacion, mesmement que par icelles conspiracions, monopoles et assemblées, se venues feussent à efïect et que elles n'eussent esté descouvertes, ou autrement venues à congnoissance, se feussent vraysemblablement ensuis pluseurs grans dommages et inconveniens irréparables en nostredicte ville de Paris, tant à l'encontre de nous et de nostre seigneurie comme autrement, et, qui plus est, eust esté nostre royaume en adventure de perdicion, voulans tels deliz et maléfices qui sont des plus grans et des plus griefz qui se puissent fere et coramectre à l'encontre de nous et qui par tous les droiz du monde sont dampnez et détestez par dessus tous autres, mesmement qu'il n'a pas tenu ausdiz conspirateurs que leur mauvais propos et dampnable voulenté n'aient esté mis à execucion, et à ce que tous autres y preignent exemple ; par grant et meure délibéra-
cion eue avec lesdiz de nostre sang, de nostre grant Conseil, de nostredicte court de Parlement et autres, avons dit et decleré, disons et declerons lesdiz Me N. Robert et Regnault avoir commis et estre encourus ou crime de nostre maiesté royal ; et pour ce lesdiz Robert et Regnault par nostre declaracion, sentence, jugement et à droit avons condempné et condempnons à souffrir et recevoir -la mort et peine en tel cas acoustumé, c'est assavoir à estre décapitez publiquement es Halles^ de nostredicte ville de Paris, et leurs biens estre à nous confisquez et acquis. Et quant audit M" Nicole qui est homme d'église et bénéficié, nous icelui Me Nicole pour le cas previlegié dont la congnoissance nous appartient, avons privé et privons à tousjours mais de tous offices royaulx et publiques obtenus et à obtenir ; et avecques ce l'avons condempné et condempnons en amende envers nous pour ledit cas previlegié en la somme de iiijxx M. escus, pour icelle avoir prendre et percevoir sur tous ses biens, premier et avant toutes forfaictures et coniiscacions. Et oultre avons dit et ordonné, disons et ordonnons que icelui Me Nicole sera mené en un tumbereau esdictes Halles de Paris au jour et beure que lesdiz Robert et Regnault y seront amenez pour illec estre en la présence des dessusdiz, qui seront exécutez, et pour là estre son cas decleré par cry publicque à tout le peuple. Et ce fait sera ramené en nostre Chastelet pour illec
oïr autres noz ordonnances et appoinctemens sur ce fais que nous
voulons à lui estre decleréz et signifiiez par nostre prevost de Paris ou son lieutenant que nous avons commis et commectons à ce en la présence d'aucuns de nostre Conseil. Si donnons en mandement à nostre dit prevost de Paris ou à son lieutenant que noz présentes ordonnances, sentences, jugement et appoinctement, il le jour de demain mette ou face mettre à execucion deue, en faisant lesdiz Robert et Regnault décappiter et ledit M* Nicole mener avecques eulx selon et par la manière que dit est, auquel nostre prevost ou son lieutenant nous donnons plain povoir, auctorité et mandement especial. Mandons et commandons par ces mesuies présentes à noz amez et feaulx etc. »
(Au dos) : Minutes sur le fait de la condempnacion de maistre Nicole d'Orgemont et d'autres ses complices.
1416. 23 avril.
Arrêt de restitution de N. d'Orgemont au chapitre de N.-D. (Copie contemporaine. Bibl. nat., Dupuy, n° 480, p. 2o.)
Charles par la grâce de Dieu roy de France A tous etc. Comme nagueres par nostre ordonnance et après certaines informacions sur ce laictes eust esté prins et emprisonné maistre Nicole d'Orgemont, doien de Tours, nostre conseillier et maistre de nostre Chambre des Comptes, comme chargé, accusé et véhémentement souspeçonné d'avoir esté complice et consentant de certaines conspiracions, monopoles et assemblées dampnables nagueres faictes et commises par aucuns particuliers de nostre ville de Paris contre nous et nostre majesté et seigneurie royal en machinant et voulant attempter contre et à la prinse, detencion et empeschement de pluseurs de nostre sang et de pluseurs autres de noz conseilliers et officiers tant gens d'église comme autres, ensemble de pluseurs autres bourgois et marchans notables de nostredicte ville de Paris et en grant nombre ; lesquelles conspiracions, monopoles et assemblées ainsi machinées et délibérées pour estre mises à execucion de nuit, entre le jour d^ Pasques derrenierement passé et le lendemain ; ledit maistre Nicole sur ce interrogué, non memoratif ne recors et ingrat des grans biens honneurs dignitéz estas et prouffis que il et ses prédécesseurs ont eu et receu de nous et de noz prédécesseurs eust plainement et sans aucune force ou violance confessé ; et pour ce par autres noz lettres eussions dit ordonné et decleré icelui maistre Nicole estre encheu et avoir commis crime de leze majesté pour lequel crime qui est previlegié et dont la congnoissance nous appartient et doit appartenir, nous l'eussions privé et débouté à tousjours de tous offices royaulx et publiques obtenuz et à obtenir, et oultre l'eussions condempné en une amende civille pour estre prinse et exécutée sur tous ses biens; pendant et durant lequel procès noz bien améz les doien et chappitre de l'église de Paris se feussent trais par devers nous en nous humblement requérant que ledit maistre Nicole leur conchanoine et justiciable quant au délit commun nous leur voulsissions rendre pour par eulx congnoistre de sa personne au regart du délit commun, et icelui punir comme raison dovroit; savoir faisons que nous, oye ladicte requeste, non voulans venir contre les droiz, franchises et previleges des églises de nostre royaume, et par especial de ladicte église de Paris, à laquelle nous et noz
prédécesseurs avons tousjours eu affection et devocion singulière, par grant et meure deliberacion avons dit, sentencié et appoincté, ordonnons, sentencions et appoinctons que ledit maistrc Nicole sera baillé et rendu ausdiz doien et chappitre pour congnoistre de sa personne au regart du délit commun comme il appartendra par raison, pour laquelle redicion fere et pour lui exposer certains autres noz appoinctemens et ordonnances, nous avons commis et depputé et par ces preseutes commectons et depputons nostre Prévost de Paris ou son lieutenant, et lui donnons povoir, mandement et auctorité de ce faire. Si donnons en mandement à nostredit prevost ou son lieutenant que en mectant nostre présente ordonnance ou appoinctement à execucion en la présence d'aucuns de nostre conseil icelle ordonnance ou appoinctement il die et expose tant ausdiz doien et chappitre comme aud. maistre Nicole en lui exposant oultre la condempnacion et tauxacion dont en noz autres lettres est faicte mencion ; Et ce fait que icelui nostre prevost ou son lieutenant leur rende et baille ledit maistre Nicole en leur enjoignant que briefment ilz facent leur procès contre icelui maistre Nicole jusques à degradacion se elle y eschiet ou autrement le punissent comme il appartendra. Pour lequel procès estre fait icelui maistre Nicole il face admener par noz gens et officiers de nostre Chastellet de Paris ou autres en nostre chastel de la Bastide Saint Anthoine comme en prisons empruntées et non ailleurs en leur commandant que sur ce ilz facent et pourvoient tellement que ce soit exemple aux autres et que nous n'aions point cause de nous plaindre d'eulx ne de leur injustice faulte ou négligence. Mandons et commandons etc.
1416, 21 avril-1" mai.
Procès de Nicolas d'Orgemont.
(Copie contemporaine. Arch. nat., L 46d, n° 15.)
[21 avril] An.no Domini millesimo quadringentesimo decimo sexto, die Martis vicesiraa prima mensis aprilis, in festivitatibus Pasche, magister Nicolaus de Ordeoraonte, canonicus Parisiensis. accusatus erga Rcgem et suspicatus de quadam sedicione, conspiracione, seu commocione populi, que fieri debuerat Parisius contra dominos de sanguine regali et plures servitores Régis in vespere diei Pasche novissime preterito et lune sequentis, fuit captus hora prandii in sua domo in claustro Parisiensi sita per dominum Guidonem Turpin, militem, de mandato Régis et prepositi Parisiensis et ductus ad Bastidam Sancti Anthonii, et ad ejus capcionem erat presens magister Radulfus Anchier, locumtenens dicti prepositi, qui remansit in eadem domo post exitum dicti magistri Nicolai, et sigillavit ibidem plures cofïros seu plura scrinia, et dimisit in eadem quatuor servientes regios in municione seu custodia.
[22 avril] Die mercurii sequenti, magistri Petrus Franchomme cantor, Guillelmus Cardonnelli archidiaconus de Josayo, Guido de Rota, archidiaconus Brye, Petrus de Ogero, Guillelmus Fedeau, et Johannes Tarenne, canonici Parisienses. per ordinacionem capituli venerunt ad Sanctum Paulum erga regem, et post ejus missam in suo oratorio supplicarunt eidem per organum dicti domini archidiaconi de Josayo pro restitucione sui con canonici, dicentes quod vigore juramenti per eos ecclesie prestiti pro conservacione juridictionis privilegiorum etlibertatis ecclesie Parisiensis tenebantur ipsum requirere tamquam eorum subditum et justiciabilem. Quibus, habita prius per Regem cum suo consilio deliberacione, responsum est quod ipsi traderent et ponerent suam requestam in scriptis, quod sic actum est : sed nullus inde consecutus est efïectus, quia non fuit tradita consilio. Nam die jovis sequenti de mane Rex non tenuit consilium propter festum sancti Georgii. Post prandium vero, tentum fuit consilium in quo visa fuit coram rege Francie, coram rege Ludovico et domino Bituricensi et pluribus prelatis et dominis de consilio régis confes^-io prefati magistri Nicolai de Ordeomonte, quam eadem die jovis fecerat in Bastida coram dictis dominis rege Ludovico et duce Bituricensi, et nisi domini prelati dédissent magnam resistenciam ad oppi-
niones plurium, ipse magister Nicolaus fuisset ibidem judicatus ; obstante vero resistencia dominorum prelatorum dictum fuit quod restitueretur capitulo ut sequitur ; et ea die in vespere ipse magister Nicolaus fuit ductus ad Castalletum.
N. Sellarii pro requesta et responsione supradictorum.
[24 avril] Die veneris sequenti, vicesima quarta dicti mensis^. ad mandatum régis hora octava de mane venerunt ad Castalletum deputati per capitulum domini Petrus Franchomme, cantor, Jacobus Trousseau, archidiaconus Parisiensis, Guido de Rota, archidiaconus Brye, Johannes Day, Guillelmus Fedeau, Richardus Burgensis, Hugo Grimaudi, Johannes Girardonis, Nicolaus de Dola, Johannes de Laudis et Johannes Tarenne, canonici Parisienses, habentes potestatem capituli, quia mandatum erat capitulo quod illi qui illac mitterentur haberent potestatem capituli ; et cum ibidem in Castalleto per magnam horam steterunt, vocati fuerunt in caméra feodorum, in qua erant prepositus Parisiensis, magistri Radulfus Anchier, locumtenens ejus, Johannes Virau, procurator Régis et plures alie persone. Quiquidem magister Radulfus quesivit a dominis canonicis supradictis si vénérant ex parte capituli, et si habebant potestatem capituli. Qui responderunt per organum dicti magistri Johannis Day quod sic. Postea dictus magister Radulfus dixit quod ipsi mandati fuerant ad audiendum certam ordinacionem quam Rex fecerat de persona dicti magistri Nicolai, que declararetur eis ea die hora quarta post meridiem, iniungens eis et precipiens ex parte régis ut ipsi reverte-
rentur ibidem illa hora.
N. Sellarii.
Ea die veneris, circa horam undecimam, ducti fuerunt ad domipolas Robertus de Belloy, draperius, et magister Reginaldus Maillot, clericus, subdyaconus beneficiatus, sedentes et ligati super unam quadrigam, et prefatus magister Nicolaus in uno tumberello solus, indutus una clamide, capucio circa collum et capud posito, et suo pileo nigro desuper, qui confessi fuerant dictam commocionem lieri debere. Prefati Robertus et Reginaldus fuerunt decapitati ; dictus autem magister Nicolaus fuit redductus ad Castalletum.
Dicta die veneris, hora quarta post prandium, prefati domini qui dicta die vénérant ad Castalletum de mane, junctis cum eis magistris Nicolao Fraillon et Nicolao de Baya, canonicis Parisiensibus, dempto Nicolao de Dola, ibidem redierunt, et ipsis in dicta caméra feodorum vocatis, exposita fuit et declarata ordinatio Régis de persona dicti magistri Nicolai facta per organum dicti magistri Radulfi Ancher, presentibus dicto preposito, magistris Roberto le Maçon, cancellario Régine, Petro del'Esclat, consiliariis, Johanne Virau, procuratore, StephanodeMauregard, Roberto Marliere, secretariis Régis, etpluribus aliis notabilibus viris; quequidem ordinacio taliter fuerat facta per Regem, videlicet quod pro offensa quam
idem magister Nicolaus qui dictam commocionem fieri debere sciverat et eam celaverat, in eaoi celando et non revelando erga Regem fecerat, condempnatus erat in octuaginta milibus scutorum super bonis ipsius magistri Nicolai capiendorum, quodque persona ipsius traderetur ipsis dominis canonicis capitulum Parisiense representantibus, qui presentibus nonnullis prelatis et dominis de consilio Régis, ad hoc per iddem consilium deputandis facerent ejus processum; verumptamen Rex volebat quod ejus persona detineretur in Rastida Sancti Anthonii, tamquam in prisione per capitulum commodata. Quibus sic expositis, domini canonici prefati dictam cameram exiverunt, et inter se super hoc locuti sunt, et deliberaverunt supplicare dicto domino preposito et aliis dominis ibidem presentibus, quod pro conservacione juris et juridictionis ecclesie ipse magister Nicolaus duceretur ad eorum carceres et in eorum claustro et incontinent! reduceretur ad Rastidam vel alibi ubi Rex ordinaret, et duo vel très ex ipsis manerent in Castalleto, donec illud completum extitisset; quod si nollent hoc eis concedere, supplicarent quod ad minus ipse magister Nicolaus eis in dicta caméra traderetur et restitueretur et postmodum ad Rastidam duceretur, et eciam si contingeret de bonis ipsius magistri Nicolai inventarium in eorum claustro fieri, quod ad hoc ipsi vellent evocare gentes et justiciam capituli, quodque vellent consentire quod certe peccunie, quas idem magister Nicolaus habebat in deposito a defïunctis magistro Theobaldo Hocié et domino Heberto Rerengarii, canonicis dudum F'arisiensibus, super dictis bonis caperentur et haberentur. Pro quibus supplicandis, (f" 2) dicti domini canonici cameram predictam reintraveruntet dictis dominis preposito et aliis presentibus et prenominatis supplicaciones eorurn fecerunt et declaraverunt. Quibus respondit prefatus magister Radulfus locumtenens prepositi predicti quod Rex semper volebat eorum jura, libertates et franchisias conservare et nullatenus inîringere ; similiter suum consilium hoc volebat; Rex eciam nolebat alienum retinere. Primam tamen requestam de ducendo dictum magistrum Nicolaum ad carceres capituli ipsi non auderent facere necde ordinacione Régis aliquid immutare ; sed bene volebant ipsum magistrum Nicolaum eis in dicta caméra tradere. Propter quod ipse magister Nicolaus fuit ibidem mandatus et, ipso présente, prefatus dominus cancellarius Régine declarans ipsi magistro Nicolao ipsam Régis ordinacionem dixit ei quod Rex privaverat ipsum et privatus erat omnibus officiis recralibus. Ad quod ipse magister Nicolaus respondit voce submissa quod credebat quod melius sibi fuisset si nunquam habuisset officium. Item dixit sibi dictus dominus cancellarius quod Rex condempnaverat ipsum pro offensa per eumcommissa in octuaginta milibus scutorum. Ad quod respondit idem magister Nicolaus quod ipse et tota sua parentella non possent finare de tanta summa. Item dixit ei quod ipse traderetur ipsis dominis canonicis capitulum Parisiense representantibus tamquam suis judicibus, qui suum processum facerent brevius ut possent tendentem ad degradacionem, si in suo facto degradacio caderet, aut aliam condempnacionem vel absolucionem. Et post plura verba hinc inde prolata, prefatus magister Nicolaus fuit ipsis dominis canonicis traditus et liberatus et ad dictam
Bastidam cum dominis predictis, qui ipsum associaverunt usque ante castrura, adductus et intus repositus.
N. Sellarii.
[25 avril] Die sabbati sequenti de mane^campana capitulari pulsata,fuerunt in capitulo domini cantor, archidiaconus Parisisnsis, archidiaconus Brye, P. de Ogero, Jo. Day. .Io. Girardonis, R. Burgensis, H. Grimaudi, Ni. Cauvache, Ni. de Baya, Ni. de Dola, G. Fedelli, Jo. Tarenne. Quiquidem domini cum deliberacione ad faciendum processum dicti magistri Nicolai de Ordeomonte cum dominis ad hoc per consiiium Régis deputandis elegerunt et nominaverunt magistros Petrum de Ogero, Johannem Day, Nicolaum Fraillon, Nicolaum Cauvache, et Johannem Charreton eorum concanonicos, qui aut quatuor ex ipsis hujusmodi processum perficerent, secundum tenorem commissionis super hoc fiende.
N. Sellarii.
Quibus sic actis, cum eleccio dominorum predictorum venit ad noticiam aliquorum de consilio Régis, dictum fuit per aliquos dominis iterum propter hoc et ante prandium in revestiario congregatis, quod ipsi erant in parvo numéro. Quapropter ipsi iterurn in revestiario elegerunt magistros Petrum de Ogero, Johannem Day, Nicolaum Fraillon, Richardum Burgensem, Gerardum Macheti, Hugonem Grimaudi, Johannem Charreton, Johannem de Laudis et Johannem Tarenne, et ipsis electis fuit eis dictum quod essent quatuor vel sex ex ipsis post prandium in Sancto Pauloin caméra domini cancellarii Francie.
N. Sellarii.
Et ibidem^ in revestiario, fuit eciam dictum dictis dominis quod voluntas dominorum de consilio Régis erat quod ipsi reciperent adhuc unura notarium adjunctum cum notario capituli, et nominaverunt magistrum Danielem Moche, quem domini acceptaverunt.
N. Sellarii.
(f° 2 v") Dicta die sabbati post prandium, domini Petrus de Ogero, Johannes Day, Nicolaus Fraillon, Gerardus Macheti venerunt ad Sanctum Paulum ad cameram domini cancellarii Francie, et pluribus dominis de consilio Régis una cum dicto domino cancellario Francie existentibus, pluribus verbis prolatis per dominum cancellarium Régine et alios, materiam et factum dicti magistri Nicolai de Ordeomonte concernentibus, dictis dominis canonicis Parisiensibus dictum est hora bene tarda quod ipsi eligerent aliquos in dignitate constitutos et graviores personas nonnullis illorum quos nominaverant et sic ad eorum domicilia reversi sunt.
N. Sellarii.
[26 avril] Die dominica de mane immédiate sequenti, vicesima sexta mensis aprilis, campana capitulari pulsata in sexta hora fuerunt ad capitulum domini cantor, archidiaconus ecclesie^ archidiaconus Brye, succentor,
Day, Fedelli, Grimaudi, Burgensis, Baya, Macheti, Cauvache, Tarenne, Fraillon, Cantella, Oger, Daunoy, Hue, de Albyaco. Kaer, et elegerunt ac nominaverunt magistros archidiaconum Parisiensem, de Ogero, Day, Burgensem, Macheti, Grimaudi, Charreton, Fedelli, quibus dederunt in hac parte plenariam capituli potestatem etsuam super hoc commissionem litteratoriam, cujus ténor inferius est insertus. Et advisaverunt et deliberaverunt quod supplicarent dominis de consilio Régis quatenus concederetur eis electio sex vel octo decem vel duodecim viroruin bonorum, proborum. jurisperitorum tam in Parlamento quam in Universitate et alibi Parisius reperiendorum, qui ipsis assistèrent et si necesse foret ad hoc per capitulum committerentur ut negocium securius et validius digereretur ad laudem omnium qui de eo se intromitterent. Quiquidam domini electi venerunt immédiate post eorum electionem ad Bastidam et ibidem invenerunt dominos archiepiscopum Bituricensem, Lexoviensem^ Lucionensem, Sancti Poncii, et Albiensem episcopos, ac magistrum Robertum le Maçon, cancellarium Régine, quibus ante omnia supplicaverunt de prenominatis probis viris et jurisperitis eligendis. Quamquidem supplicacionem dictus dominus cancellarius Régine noluit acceptare, sed ab inde statim ipse et dicti domini prelati recesserunt et ad hospicium régis Ludovici ante Tornellas accesserunt, quos dicti domini canonici Parisienses secuti sunt et ibidem expectaverunt responsum dictorum dominorum prelatorum ; sednullum habuerunt. Iverunt autem dicti prelati postmodum ad domum de Gyac, ubi erat dominus dux Bituricensis et ibidem per dictos dominos canonicos Parisienses usque ad decimam horam expectati sunt, et finaliter nullum per eos responsum habuerunt. Supervenit autem dominus cantor Parisiensis,quicum magistris Johanne Day et Gerardo Macheti predictis, in sancto Paulo ad cameram dicti domini cancellarii Francie accedens obtinuit et responsum habuit quodipsi reverterentur ad Bastidam in tercia hora ; quod sic fecerunt et fuit cum eis dictus dominus cantor et eciam magister Petrus Joseph licenciatus in decretis, cantor Reraensis, pratticus in curia spirituali Parisiensi, qui electus per ipsos dominos et eciam de mandato Régis pro eis deberet examinaredictum magistrum Nicolaum de Ordeomonte, et interrogatoria pertinencia facere. Et ibidem fuerunt prelati domini Bituricensis, Lexoviensis, Lucionensis, Sancti Poncii, Albiensis et Andegavensis episcopi necnon prefatus dominus cancellarius Régine, magister. Petrus de l'Esclat, et magister Matheus de Bosco, consiliarii régis in suo Parlamento et nonnulli alii laici milites et scutiferi, et coram ipsis omnibus presentibus prefatus magister Nicolaus de Ordeomonte in quadam caméra bassa de dicta Bastida adductus fuit et adjuratus respondere M'. 3) veritatem in facto pro quo detinebatur. Confessus est sponte totum factum antequam aliquid de sua confessione redigeretur in scriptis, et cum domini voluerunt ad interrogatoria procedere, ipse magister Nicolaus dixit quod non debebant ibidem interesse laici, et hoc in deliberacione posito, dominus Bituricensis erat oppinionis quod postquam ipsi laici ibidem présentes erant de consilio Begis et ad hoc nominati per consilium, ipse non auderet dicere quin deberent interesse. Prefatus autem dominus
cancellarius Régine cum hoc audivit,dixit quod paratus erat recedere, et quod nolebat ipsum iactum irapedire. Quapropter ipse et alii laici recesserunt, et ipsis absentibus, fuerunt facta aliqua interrogatoria dicto magistro Nicolao et in scriptis redacta et sua confessio pro parte verbis latinis in scriptis redacta, et quia hora erat nirais tarda, non fuit compléta et sic omnes recesserunt.
D. Moche. N. Sellarii, présente magistro Daniele notario adiuncto.
[27 avril] Die lune sequenti, hora septima de mane, domini canonici Parisienses supradicti, dempto domino cantore Parisiensi, ad dictam Bastidam venerunt, et dictum magistrum Nicolaum per organum dicti magistri Pétri Joseph examinari fecerunt, hoc est quod heri scriptum fuerat sibi legi fecerunt, quod ipse approbavit ; et quia preceptum erat per dictum dominum cancellarium notariis ipso mane quod ipsi facerent suum processum in vulgari, lecto quod heri factum fuerat seu scriptum in latino, residuum sue confessionis ea die fuit scriptum verbis vulgaribus, ut infra videbitur.
N. Sellarii, présente magistro Daniele. D. Moche.
Dicta die lune, post prandium, prenominatis canonicis et aliis ibidem ut prius congregatis, positum est inter eos in deliberacione an essent fienda dicto magistro Nicolao ulteriora interrogatoria, aut an sufflceret sua confessio, et an esset procedendum contra eum ad torturam. Super quibus omnes fuerunt concordes quod non erat torquendus propter debilitatem persone, et sufficiebat, ut videbatur, sua confessio, et concluserunt quod tune mandaretur et coram eo legeretur sua confessio, ut corrigeretur per eum, si quid in ea vellet corrigere. Que lecta sibi et per eum correcta fuit et postmodum per cum approbata, cum nichil ulterius vellet in ea corrigere; et hoc acto per prefatum dominum cancellarium Régine fuit ordinatum quod in ipsius diei vespere ex parte Régis mandarentur nonnulli et plurimi valentes clerici inferius nominati qui crastina die cum ipsis dominis prelatis assistèrent in capitulo Parisiensi et dictam confessionem vidèrent et an que per eum confessata fuerant ad eum condempnandum et degradandum si casus requireret sufficerent deliberarent. Quod sic in parte factum est ut sequitur.
D. Moche, N. Sellarii, présente magistro Daniele.
[28 avril] Die martis sequenti, vicesima octava aprilis, congregatis ad sonum campane et convenientibus in capitulo dominis Jacobo Trousselli, archidiacono Parisiensi, Guillermo Cardonelli, archidiacono ecclesie, Guidone de Rota, archidiacono Brie, Petro de Ogero, Johanne Day, Nicolao Fraillon, Richardo Burgensis, Hugone Grimaudi, Gerardo Macheti, Nicolao de Baya, Johanne Charreton, Gerardo Perrière, Petro de Cantella, Johanne Tarenne, Guillelmo Fedelli, Johanne Boucandri, Johanne Colli, canonicis Parisiensibus, et tam (f. 3 v°) ad mandatum régis quam ad
preces ipsorum dominorum, cum eisdem dominis convocatis et assistentibus revereDdis patribus archiepiscopo Bituricensi, necnon Lexoviensi, Luxionensi, Albiensi et Lemovicensi episcopis ac eciam abbate de Monasterio Ramato et priore Sancti Martini de Campis Parisius, ac eciam de Parlamento dominis Guillelmo de Yillaribus. Malheo de Bosco, Petro Negraudi, et insuper dominis et magistris Herveo Poncbardi, Petro Joseph, Marciali Formerii, Warnerio Bariere, et Johanne de Chincheny, jurisperitis Parisius in foro ecclesiastico advocatis, et habita inter eos deliberacione prematura et votis singulorum perscrutatis diligenter, lectura confessionis dicti magistri Nicolai bis prehabita, conclusum fuit inter eos unanimiter quod eligerentur ex ipsis valentes et boni viri. probi. non suspecti, qui materiam habercnt hac die post prandium in eapitulo digerere et perscrutari, et crastina die, scilicet mercurii sequenti per vocem unius eorum ibidem in presencia omnium refîerre, coram quibus omnibus supranominatis relacione facta, fieret conclusio per eos in materia quemadmodum libère Spiritus Sanctus eisdem ministraret et ad ipsam materiam hinc inde ac pro et contra discuciendum nominati sunt domini prior Sancti Martini de Campis Parisius, Guillermus de Kaer, Nicolaus Fraillon, Johannes Day, Bichardus Burgensis, Johannes Charreton, Gerardus Perrière, Petrus Joseph, Herveus Ponchart et Johannes de Chincheny, qui fuerunt ea die martis post prandium in eapitulo Parisiensi congregati et banc materiam diligenter inter eos viderunt et perscrutarunt et ab invicem in vespere recesserunt.
N. Sellarii, ante prandium cum magistroDaniele. D. Moche.
[29 avril' Die mercurii de mane, vicesima nona dicti mensisaprilis, prenominatis omnibus et singulis, dempto domino episcopo Albiensi, in eapitulo Parisiensi hora septima de mane convenientibus, factaque relacione processus dicti magistri Nicolai et eleganter per prefatum magistrum Johannem Charreton ad hoc per eos qui hesterna die post prandium in eodem eapitulo convenerant specialiter electum, aperta materia, perscrutatisque votis et vocibus omnium et singulorum assistencium omnes simul convenerunt, saltem eorum major pars convenit etdeclaravit quod ipse magister Nicolaus inciderat et commiserat crimen lèse majestatis, attamen jure cautum non repperiebant quod in facto suo locum haberet degradacio ; puniendus tamen erat graviter in hoc quod ex sua confessione videbatur prebuisse consensum purum dicte conspiracioni,, ut apparebat, per ejus negligenciam quia non revelaverat quod fecisse debuerat et quia consilium dederat factioni dicte conspiracionis, ex qua secuti fuissent intinita mala, si dicta conspiracio ut machinata fuerat evenisset; et igitur convenerunt in unam opinionem, quod ipse magister Nicolaus erat reuscriminum lèse majestatis, sedicionis, conspiracionis necisque machinate plurimorum, propter quod ab omnibus ofïiciis et beneficiis ecclesiasticis privaretur et populo publiée exhiberetur et predicaretur ad detestacionem facti sui et demum ad ecelesiasticum carcerem juxta Régis beneplacitum per capitulum eligendum in pane et aqua perpetuo
condempnaretur, salva gracia et moderacione capituli et suorum superiorum.
N. Sellarii, cura magistro Daniele. D. Moche.
( f. 4) Hacdiemercurii, in exitu capituli de mane, fuit ordinatura quod post prandium domini in revestiario congregarentur ad eligendum qui deberent que facta per capitulum in hac materia fuerant dominis Régis et Régine cancellariis ad eos pacificandum notificare, et qui deberent ipsum magistrum Nicolaum die crastina casuquo Rex et domini de suo sanguine de hujusmodi conclusione contentarentur, ad Bastidam accedere et eum ad carceres capituli adducere, ubi cura pervenisset, fieret sibi tonsura diaconi, quia modicam prius tonsuram defferebat ; postmodum in auditorio ad barram legeretur sibi sua condempnacio et condempnaretur ; postmodum duceretur in parvisio et populo exhiberetur et predicaretur, et finaliter duceretur ad carceres capituli ubi maneret donec Rex secundum capituli beneplacitum carceres ecclesiasticos in quibus ipse magister Nicolaus recunderetur elegisset ; quod factum fuit ut sequitur.
D. Moche, N. Sellarii, cum magistro Daniele.
[30 avril] Die jovis de mane domini Johannes Hue, Petrus de Ogero, Johannes Girardonis, Richardus Burgensis, Nicolaus Cauvache, Guillelmus Fedelli, Johannes de Laudis et Johannes ïarenne, per capitulum ad hoc hesterna die deputati, venerunt ad Bastidam, et credentes adducere dictum magistrum Nicolaum de Ordeomonte per aquam ad Portum Nostre Domine, non fuit eis permissum ; sed voluerunt gentes Régis eum adducere per terram ne se subjungerent et sic eum adduxerunt et eum associaverunt domini pretacti et traditus fuit eis per gentes regias ad barram claustri, sub condicione prius in Bastida inter dominos ibidem présentes et dictum cancellarium Régine tractata, quod conclempnacione et predicacione factis, per eas duceretur iterum ad Bastidam, donec Rex elegasset carceres ecclesiasticos ad suum beneplacitum. Et ibidem ipse magister Nicolaus descendit et carceres capituli intravit et fuit rasus in tonsura diaconi vel quasi ; postmodum ad auditorium ad barram adductus et ibidem per dominos, domino archidiacono Parisiensi présidente et nomine capituli sentenciam proferente, condempnatus et incontinenti in parvisio scalfadatus et predicatus per fratrem Laurencium Christiani, ordinis fratrum Carmelitarum, inter undecimam et duodecimam horas et sentencia lata hora quasi undecima, presentibus dominis archidiacono Parisiensi, archidiacono ecclesie, archidiacono Brie, Radulfo Liejart, succentore, Johanne Hue, Petro de Ogero, Johanne Day, Nicolao Fraillon, Johanne Girardon, Johanne Courtecuisse, Richardo Rurgensis, Gerardo Macheti, Hugone Grimaudi, Nicolao de Dole, Nicolao de Baye, Guillelmo Fedelli, Johanne de Laudis, Johanne Tarenne, Johanne Colli, canonicis Parisiensibus, necnon magistris Johanne de Chincheny, officiali, et Guillelmo de Furchiis, promotore capituli Parisiensis, atque dominis Johanne de Furno, Nicolao le Dur, Johanne Christiani, Pascasio Carpen-
tarii, Johanne de Marisco, Petro de Maris, Egidio Stephani, Sepulcri ; Guillermo Gourlay, Guillelmo de Murolio, Johanne de Villaribus, Hutino Medici, Sancti Stephani de Gressibus ; Guillelmo de Furno, Johanne Potier, Johanne Béguin, Petro Ansel, Thoma Roussel, Oliverio d'Acre, Almarico Nicole, Sancti Benedicti Beneversi; et Johanne Buretel, Sancti Mederici, ecclesiarum capituli subjectarum tam canonicis quam capellanis. Quaquidem predicatione facta. gentes régie prefatum magistrum Xicolaum ad Bastidam iterum reduxerunt, et dura equum ad pedem scalfadati vellet ascendere, dorainus archidiaconus Parisiensis nomine capituli rogavit eas ut ipsum magistrum Nicolaum, donec Rex de carceribus ecclesiasticis juxta suum beneplacitum et eorum electionem ordinasset, custodirent.
N. Sellarii, cum magistro Daniele qui tamen non erat presens in
rogatupropinquo.
D. Moche, presens fui in aliis, in propinquo tamen rogatu non.
(f° 4 v°). Sequitur ténor commissionis capituli de qua supra fît mencio.
Capitulum ecclesie Parisiensis, ad Romanam ecclesiam nullo medio pertinentis, ejusdem absente decano et in remotis agente, dilectis nobis Jacobo Trousseau archidiacono Parisiensi, Petro de Ogero, Johanni Day, Richardo Burgensis, Gerardo Macheti, Hugoni Grimaudi, Guillelmo Fedelli et Johanni Charreton fratribus et concanonicis nostris, carissimis.ac dilecto nostro magistro Petro Joseph cantori Remensi, licenciato in decretis, salutem et salubre judicium exercere. Cum presencialiter simul vacare nequeamus processui, examinacioniatque discucioninegocii nunc personam magistri Xicolai de Ordeomonte, concanonici et justiciabilis insolidi et subditi prisionariique nostri detenti tangentis, vobis simul aut tribus seu quatuor vestrum, de quorum periciaet circumspecta prudencia plenam in Domino fiduciam obtinemus et non inmerito confidimus, processum hujusmodi examinaciones. inquisiciones ordinarias et extraordinarias super quibuscumque dicto magistro Nicolao impositis, eciam materiam sedicionis, conspiracionis, lèse magestatis heresia aut alias quomodolibet tangentibus faciendi, sentencias quoque seu sentenciam condempnacionis, eciam degradacionis, si casus hoc requirat aut in premissis absolucionis, prout per vos culpabilis vel innocens fuerit repertus dandi, ferendi et pronunciandi cum potestate vobiscum adjungendi probos et expertos ecclesiasticos viros si fuerit opus et expedire videritis,, tenore presencium vobis auctoritatem concedimus in premissis et aliis omnibus et singulis dependentibus. emergentibus et connexis. vobis plenarie vices nostras committentes ; omnibus subditis nostris mandantes ac omnes alios et singuios non subditos requirentes et rogantes quatinus vobis in premissis pareant efficaciter et intendant. Datum in capitulo nostro specialiter propter hoc congregato, sub sigillo nostro capitulari. anno Domini millesimo quadringentesimo decimo sexto, die xxvi* mensis aprilis. Sic signate : N. Sellarii.
Copia processus et confessionis magistri Nicolai de Ordeomonte coram judice laico factorum.
Du jeudi matin xx!^ jour dauril l'an mil mie et seze, on chasteau de la Bastide Saint Anthoine, à Paris.
Pardevant le Roy de Sezille et de Jherusalem Monseigneur le Duc de Berry Les Chancelliers de France et de la Royne Le Preuost de Paris
Maistre Guillaume de Champeaulx, maistre des comptes Maistre Raoul Ancher, lieutenant de monseigneur le prevost de Paris (f. 5) Le Président de Provence
Maistre Jehan le Piccart, secrétaire de la Royne
Maistre Estienne de Mauregard
Maistre Robert Maliere
Maistre Robert de Tuillieres
Monseigneur de Gaucourt
Monseigneur de Bourges
Monseigneur de Paris
Maistre Guillaume Thoreau
Messire Françoys de l'Ospital
A esté actaint maistre Nicole d'Orgemont, doyen de Tours, prisonnier illec de mardi derrenier, lequel après serement par lui fait et que par ledit maistre Raoul Ancher, lieutenant dudit monseigneur le Prevost de Paris lui ot esté aucunement et en gênerai touché de l'assemblée et conspiracion dont question est; dist et confessa de sa pure et liberalle volunté sans aucune force ou contrainte que en un jour de la sepmaine peneuse derrenierement passée, et lui semble que ce fut le mercredi enuiron heure de disner, et qu'il estoit en la court de sa maison du cloistre où il, qui venoit de l'esglise estoit descendu et vouloit fere orine, vindrent à lui deux compaignons, l'un qu'il ne congnoissoit et l'autre il congnoist bien, et est un appelle maistre Robert ou maistre Regnault, ne scet son seurnom, mays le a veu servir le chancellier de Bourgoigne, et yceulx deux compaignons ainsi venus, se adreça à lui ledit maistre Regnault qui lui bailla unes lectres closes, disant que monseigneur de Bourgoigne les lui envoyoit, et sans les ouvrir ne regarder aultrement que la subscripeion mist lesdictes lectres en sa manche, et dist audit maistre Regnault qu'il les verroit ; et lors sans lire ne ouvrir ycelles lectres, il qui parle ala disner avec monseigneur de Belleville où il avoit enconvenancié paravant ; et après disner retourna en son hostel et ouvrit et vit lesdictes lectres, qui n'estoyent point signéez du saing manuel dudit monseigneur de Bourgoigne ne seelléez de son seel, mays estoyent signéez d'un signet en cire vermeille et ne scet si c'estoit le signet dudit monseigneur de Bourgoigne ou non. Desquelles choses il fu bien esbahi,pour
ce qu'elles n'estoyent signéez que dudit signet en cire vermeille et n'i avoit point de nom de secrétaire. Et le samedi ensuivant, ainsi qu'il se vouloit coucher, lui fu dit par un sien clerc qu'il y avoit des gens embas en son hostel qui le demaudoyent. Lors pour savoir qui ilz estoyent et qu'ilz demandoyent, il fist yceulx qui le demandoyent monter en sa chambre, et estoyent quatre, entre lesquielx estoit ledit maistre Regnault. Et eulx venus en ycelle chambre, parla à lui l'un desdis ainsi venus, qui estoit un grant homme vestu de noir à mi jambe, et lui dist qu'il estoit l'un de ceulx nommé esdictes lectres par lui eues dudit monseigneur de Bourgongne et qui contenoyent créance; et parla ledit grant homme à lui qui parle de par ledit monseigneur de Bourgoigne, et des griefs que l'en faisoit aux bons bourgoys de Paris, et du gouvernement de ce royaulme, en disant que ledit monseigneur de Bourgoigne y vouloit pourveoir et que à ceste cause lui et ses compaignons à larequeste d'aucuns bons bourgoys de Paris avoyent esté envoyez à Paris. Et si lui dist ledit grant homme que plusieurs des bons bourgoys de Paris avoyent fait savoir lesdis griefs et gouvernemens audit monseigneur de Bourgoigne. Il dist que ledit grant homme en parlant à lui lui dist aucunement la manière comment (f . 5 v°) la chose se feroit et comment elle seroit démenée, et par especial lui dist et declaira que l'en yroit au chancellier de fait lui oster les seaulx ; après au prevost des marchans lui oster les clefs, après aler es hostelz de nosseigneurs de France comme le roy de Sezille et monseigneur le duc de Berry, les arrester et tenir enfermez en leurs maisons, et aussi aler es hostelz de plusieurs de Paris. Sur quoy il qui parle dist lors à ycelui grant homme que ycelui monseigneur de Berry estoit tout arresté de soy, et que le roy Loys, se il savoit la venue de monseigneur de Bourgoigne, il ne l'atenderoit point. Il dist que lors un petit homme qu'il ne congnoit, de la compagnie dudit grant homme et dudit maistre Regnault, commença à lire un roole qu'il tenoit et qu'il disoit estre signé du saing manuel dudit monseigneur de Bourgoigne, en la présence de lui qui parle et à son oye, et contenoit le dit roole la manière du faire, et il qui parle dist lors que Dieu leur donnast grâce de bien faire et de bien conduire leur besongne. Et dit lui qui parle qu'il est recors que en lisant ledit roole il ouy un article qui contenoit que l'en eust deux lectres patentes du Boy, l'une pour et ad ce que le Boy mandast ledit monseigneur de Bourgoigne, et l'autre pour le laisser passer à toute puissance par tous pors et passages.
Et oultre dit que oudit roole estoyent escrips les articles par lui ci dessus confessez, comme de oster les seaulx audit chancelier, oster les clefs au prevost des marchans, arrester les seigneurs de France, et ne lui souvient des aultres choses contenues on dit roole. Mais bien est recors que ledit roole faisoit mencion que lesdis seaulx ostez audit chancelier, le grant seroit porté au Roy, et le petit à lui qui parle, à un président, ou à maistre Jehan de Longueil.
Il dist que après ce que il ot parlé audit grant homme, le nom duquel il ne savoit lors ne ne le congnoissoit point, il fist boire en son hostel ledit grant homme et ceulx de sa compagnie, entre lesquielx estoit ledit
maistre Regnault et aultre petit compaignon, et ainsi que ledit grant homme et autres de sa compagnie se vouloyent partir, il demanda audit maistre Regnault qui estoit ledit grant homme et il lui nomma l'un des noms des nommez esdictes lectres à lui bailléez, ne scet se c'estoit Jehannet de Poix ou autre, et offrit ausdis ainsi venus à lui estre conduis à sa torche par un de ses gens ; disant la vérité estre telle, en confessant avoir failly de ces choses avoir teu.
Il dist que le dimence au soir, jour de Pasques communiaulx, ledit maistre Piegnault retourna devers lui qui parle et lui parla de la besongne, disant qu'elle se feroit en la nuict dudit jour environ deux heures aprez minuit, que elle estoit toute preste, et que les bons bourgoys de Paris et en grant nombre en estoycnt d'accord, et ne lui souvient de la response qu'il list lors audit maistre Regnault.
Il dist que ledit jour de Pasques après disner, vint à lui un augustin appelle [blanc] qui est bien privé de Guillaume d'Orgemont, frère de il qui parle, et tient il qui parle qu'il soit beau père (sic) de sondit frère, lequel religieux demanda à il qui parle se il vouloit rien mander à sondit frère, et il respondi qu'il ne sauroit que mander (f. 6) et qu'il voudroit estre avec lui pour ce qu'il doubtoit qu'il ne venist un bien grant meschief. Et atant se parti dudit religieux, disant qu'il deist à sondit frère que s'il povoit avoir loisir il le yroit veoir à Laigny, où il estoit en un des jours des feriez.
Il dist que six sepmaines ou deux moys a, Colin de Vaubrisset, pelletier, se adreça à lui en sondit hostel du cloistre et lui commença à parler des oppressions, tailles, empruns et aultres griefs qu'il disoit les bons bourgoys de Paris avoir eus et encores avoir de jour en jour, en lui disant que les bons bourgoys de Paris avoyent escript et fait savoir ces choses à monseigneur de Bourgoigne, en faisant oultre savoir audit seigneur qu'il voulsist venir à Paris pour leur aider, et que pour y venir il aroit si bons ostages qu'il n'y fauldroit riens, et il respondi audit Colin de Vaubressay que s'il estoit sage il fauldroit bien que les ostages feussent bons avant qu'il y venist, et si lui sembloit que ledit monseigneur de Bourgoigne n'estoit pas sage et estoit trop long en ses besongnes, et aussi n'estoit pas gouverné par sages gens. Et dit sur ce requis que quant ledit de Vaubressay ala devers lui, il estoit seul, et si ne fu que à la foys dessusdicte, et si afferme que à celle foys il ne congnoissoit point ledit de Vaubrisset.
Il dist que en parlant à lui par ledit grant homme du fait des besongnes et mesmement des seigneurs, ycelui grant homme et aultres deux de sa compagnie oudit jour de samedi de Pasques le firent jurer de tenir la chose secrète, et si dist lui interrogué que ceulx qui devoyent fere ladicte assemblée qui devoit estre à deux heures après minuit, comme dit est, devoyent crier ce mot : Franchise ! Et si lui dirent après ce que il qui parle leur ot dit que leur besongne ne se povoit bonnement faire sans l'aleance du prevost de Paris, qui avoit grant puissance, que ilz feroyent tant qu'il seroit de leur dicte aleance.
Il dit, lui interrogué, qu'il tient et croit que se aucun eust voulu
contredire ou empescher la dicte besongne ou résisté contre l'entreprinse, que yceulx eussent esté prins ou tuez.
Il dist aussi, sur ce requis, qu'il tient et croit que yceulx de ladicte entreprinse avoyent intencion de fere venir ledit duc de Bourgoigne à Paris pour et ad fin qu'il gouvernast et pourveust aux besongnes, et si dit que quant on lui a parlé des besongnes et mesmement du gouvernement des finances et que ceulx qui en parloyent disoyent qu'elles estoient mauvaisernent gouvernéez et qu'ilz n estoyent que XI ou que XII qui les gouvernoyent, il qui parle conferma aux diseurs ces choses.
Interrogué s'il tient et croit que ledit monseigneur de Bourgoigne venu à Paris, la chose deust estre mieulx gouvernée, dit qu'il tient et croit en sa conscience que non, et qu'elle seroit encores pis qu'elle n'est, et que ledit seigneur de Bourgoigne en sa personne n'est pas sages, qu'il ne scet parler, et ne se conseille pas par sages hommes.
(f. 6 v°) Interrogué qu'il entend par les bons bourgoys qui devoyent aler devers le Boy, dit qu'il entend que ce feussent les marchans de Paris.
Interrogué lui qui parle se à son advis le dessusnommé Vaubrisset et aultres qui avoyent entreprins de conduire la besongne le faisoyent à bonne intencion et pour le bien du Boy et de son royaulme, di ces paroles : Je scay bien que non, mays le font pour retourner en leurs offices du temps passé, et dominer, et par cengence de ces parcialitez qui estoyent.
Interrogué se quant on lui avoit parlé de la dicte assemblée et de l'eure d'icelle, il auoit point dit qu'il y seroit, et le première cheval, dit que non.
Interrogué se à ceulx qui lui parlèrent de ladicte assemblée par plusieurs foys il blasma point ladicte assemblée et le fait dessusdit, dit en vérité que non.
Copia confessionis magistki Nicolai de Ordeomonte, prisionauii ad Bastidam Sancti Anthonii Parisiensis, coram dominis SOIS JUDICIBUS
FACTE.
Du lundi XXVIIe jour du moys d'avril l'an mil inir- et seze, ou chasteau de Bastide Saint Anthoine, à Paris.
Par devant vénérables seigneurs et maistres Jaque Trousseau, archediacre Pierre Doger, Jehan Day, Bichart Bourgoys,
Hugues Grimaud, J> chanoines de Paris. Guillaume Fedeau, Girard Machet, Jehan Charreton,
Et maistre Pierre Joseph, conseiller et adjoint esleu par lesdis seigneurs.
(I. 7), Assistens avec eulx par l'ordonnance du Roy nostre sire révérends pères en Dieu
l'arcevesque de Bourges
l'evesque de Lisieux, ) , ,
l'evesque de Lusson, \ conseillers du R°y nostre dlt seigneur.
Presens avec les dessusnommez maistre Robert Maçon, chancellier de la Royne, et maistre Regnault Belin, trésorier de la Sainte Chapelle de Bourges,
A esté attaint maistre Nicole d'Orgemont, doyen de Tours et chanoine de Paris, prisonnier illec de mardi derrainement passé, lequel après serement par lui fait et que par ledit maistre Pierre Joseph, esleu et ordonné quant ad ce par lesdis chanoines de Paris, aians pleine puissance de leur chapitre comme par lectres patentes seeïleez de leur seel capitulaire est pleinement apparu ausdis seigneurs, lui ot esté aucunement et en gênerai touchié de l'assemblée et conspiracion dont question est.
Requis quant vint premièrement à sa congnoissance le fait de ladicte conspiracion, dit qu'il est vray que le mercredi d'avant le jour de Pasques derrenierement passé, lui estant en l'église de Paris à heure de la grant messe et que on chantoit la Passion, vint à lui qui parle un escuier d'un seigneur nommé Harpedenne, chevalier, qui le venoit quérir pour disner avec ledit chevalier ; lequel chevalier avoit semons et convié lui qui parle de disner avec lui ce jour par quinze jours devant, pourquoy lui qui parle s'en vint en son hostel ou cloistre de Paris, et despoulla son habit de l'esglise, et fist orine, et après ce, comme il vouloit monter sur sa mule, vinrent à lui deux hommes, desquelx il ne congnoissoit l'un par nom ne aultrement, et l'autre avoit nom maistre Regnault, comme il a depuis sceu, mais lors il l'appelloit Robert, pour ce que lui qui parle n'avoit aucune mémoire de son nom ; toutes fois il le congnoissoit parce que par avant et pieça il l'avoit veu demourer avec le chancellier de Bourgoigne auquel qui parle ledit maistre Regnault présenta unes lectres closes, disant telles parolles : « Monseigneur vous salue ». Auquel maistre Regnault lui qui parle demanda quel seigneur, et ledit maistre Regnault respondi à lui qui parle que c'estoit monseigneur de Bourgoigne. Adonc lui qui parle print lesdictes lectres, demandant audit maistre Regnault s'il y avoit aucune haste, lequel maistre Regnault respondi à lui qui parle que non, et que c'estoyent seulement lectres de créance. Adonc lui qui parle ploya icelles lectres et les mist en sa manche, pour ce qu'il le convènoit partir hastivement pour aler disner avec ledit cheualier.
Dit oultre lui qui parle que après ycelui disner, il retourna en son hostel oudit cloistre, et comme il feust heure de aler ouir le service de ténèbres à leglise Saint Jehan le Rond, lui qui parle voulant aler audit service, changa et print aultre robe que celle qu'il avoit portée au disner, en laquelle despoullant, se recorda desdictes lectres que ledit maistre Regnault lui avoit baillez devant disner, et les prist en la manche de la robe qu'il laissoit, et les ouvrist et lust, et se esmerveilla lui qui parle que en ycelles lectres n'avoit aucun signe ne du seigneur
qui les envoyoit ne d'aucun de ses notaires. Touteffoys dit il qui parle que en la marge dessus avoit escript : de par le duc de Bourgoigne, etc., comme il est acoustumé d'escripre par telz seigneurs. Et dit oultre lui qui parle que l'impression du signet faicte en cire par dehors ycelles (f. 7 v°) lectres estoit tellement defïacée que on ne povoit aucunement appercevoir de qui estoit ladicte impression ou ledit signet. Et lors se doubta lui qui parle que lesdictes lectres ne venoyent pas de la partie dudit de Bourgoigne. Et apperceut lui qui parle par lesdictes lectres qu'elles contenoient créance qui lui devoit estre dicte par troys personnes en ycelles nomméez, desquelles l'une se nommoit messire Jehannet de Poix, chevalier, l'autre estoit surnommé de Saint Ligier, duquel il ne scet le propre nom, et du tiers il n'a souvenance ; et de ce il se raporte ausdictes lectres lesquelles on peut bien trouver.
Dit oultre lui qui parle que lesdictes lectres veues, il s'en ala audit service de ténèbres en ladicte église de Saint Jehan le Rond, après lequel service, lui retourné en sondit hostel que il estoit bien tart, vint à lui qui parle ledit maistre Regnault et en sa compagnie troys aultres homme0 desquelz l'un estoit celui qui fut présent quant ledit maistre Regnault présenta à lui qui parle lesdictes lectres, lequel comme il a dit, ne congnoit par nom ne aultrement, et l'autre estoit ledit chevalier surnommé de Poix, comme lui qui parle sceut après par ledit maistre Regnault. Et comme yceulx mi hommes furent entrez en l'hostel de lui qui parle, et il fut adverti par l'un de ses serviteurs que ledist maistre Regnault acompagnié d'iceulx troys hommes estoit leans pour parler à lui, lui qui parle commanda que on les feist venir en sa haulte salle, en laquelle lui qui parle se transporta. Et quant ledit maistre Regnault après ce qu'il lui ot fait la révérence dit à lui qui parle : « Veci monseigneur qui veult parler à vous », adonc ledit chevalier, lequel lui qui parle ne congnoissoit si comme il a dit, lui dist telles parolles ou semblables : « Monseigneur nous salue et tous a eriuoyè lectres contenans créance » lequel qui parle dit audit chevalier et respondi : vil estvray,je les ag mues; estes vous chargic de me dire gcelle créance .; » Et ledit chevalier respondi que vouil.
Dit oultre lui qui parle que ledit chevalier en exposant et declairant sa créance lui dist que le duc de Bourgoigne l'avoit envoyé avec aucuns aultres à Paris et de par lui à la requeste d'aucuns bons bourgoys de Paris, et les avoit chargiez que ilz venissent devers lui qui parle pour ce que il savoit que lui qui parle amoit le bien du Roy et du royaulme et de la bonne ville de Paris ; disant oultre ledit chevalier que yceulx bons bourgoys de Paris avoyent envoyé devers ledit seigneur de Bourgoigne pour li remonstrer les charges et oppressions que ilz soufïroyent et le gouvernement du royaulme, adûn que ledit duc de Bourgoigne voulsist sur ce pourveoir et remédier pour ce qu'il a grant partie ou royaulme.
Dit oultre lui qui parle que il demanda audit chevalier : « qu'avez-vous cnicncion de faire ? Auquel ledit chevalier respondi : « Nous avons nos instructions sur ce ; vous le verrez s'il vous plaist. » Et lors un petit homme qui estoit en la compagnie dudit chevalier print un roole de sa
mance et ala quérir une chaodeille sur le buiïet de Iadicte salle et se mist audevant de il qui parle, lisant ledit roole tellement que il qui parle ne veoit point le contenu oudit roole, et disoit ycelui qui le lisoit que ycelui roole estoit signé du signé dudit seigneur de Bourgoigne, et toutesfoys celui qui parle ne vit adonques ycelui signe ne l'escripture dudit roole, et lisoit celui qui tenoit (1. 8) ledit roole disant : ce sont, les instructions bailleez à tielx; et semble à lui qui parle que les noms de ceulx qui sont nommez esdictes lectres estoyent ceulx qui estoient declairez oudit roole.
Dit oultre lui qui parle que il lui semble que ou roole desdictes instruccions estoit contenu comment yceulx envoyez de par ledit seigneur de Bourgoigne devoyent remercier les bons bourgoys de Paris de la bonne amour qu'ilz lui avoyent monstre de signifier le gouuernement de ce royaulme, lequel lui desplaisoit de tout son cuer et aussi d'avoir envoyé par devers lui et que il estoit tout prest de soy employer de tout son pouoir à y pourveoir et remédier à leur bon aide.
Dit oultre lui qui parle que il demanda audit cheualier et compaignons que ilz avoyent entencion de fere, et lui semble que ilz disoyent tant de bouche comme en lisant lesdictes instructions que ilz se devoyent traire devers les bons bourgoys de Paris et leur dire qu'ilz s'assemblassent pour adviser comment ilz avoyent à procéder pour aler devers le Roy lui remonstrer les griefs et oppressions que on faisoit à son peuple.
Item dit oultre que lesdictes instruccions contenoyent que lesdis bourgoys alassent prendre les seaulx devers le chancellier de France et yceulx porter au Roy et lui laisser le grant, et le requérir que on seellastdu petit seel jusques à tant que le duc de Bourgoigne feust venu et que celui petit seel feust mist en la garde d'un des presidens, ne scet lequel, de lui qui parle, et de maistre Jehan de Longueil : ne scet pas se il y auoit ou ou et par conjunction ou disjunction.
Item devoyent lesdis bourgoys requérir au Roy que il mandast son cousin le duc de Bourgoigne que il venist par deçà à bonne puissance et que sur ce il lui envoyast lectres patentes pour laisser passer lui et ses gens par tous pors et passages. Et adoncques lui qui parle leur respondi : « Voire ! pour faire les beaux fais qu'il a fais aultre foys, et pour admener les bannis aueclui pour gaster ce royaulme! » Auquel ledit chevalier respondi que il vendroit en aultre fourme qu'il n'estoit venu aultre foys et qu'il vendroit acompagnié de chevaliers et gens d'onneur au nombre de un ou vc hommes d'armes, et entendoit à soy gouverner par telz chevaliers et par les bons bourgoys. A quoy respondi audit chevalier lui qui parle : « // fera que sage, car il a gasté et destruit plusieurs gens en sa derreniere venue, » et que plusieurs en avoyent à souffrir après son département qui n'en povoyent mays.
Dit oultre lui qui parle que il demanda lors audit chevalier : « Et qui portera la clochette? » c'est assavoir, qui portera la parole devant le roy. Auquel ledit chevalier respondi que on trouveroit bien qui, maiz ilz n'avoyent pas encores parlé ensemble et quant ilz avroyent parlé ensemble, on lui feroit savoir.
Ditoultre lui qui parle que lesdictes instructions contenoyent comment lesdis bourgoys devoyent prendre aucuns officiers du roy nommez en son roole comme ilz (f. 8 v') disoyent, lequel roole il qui parle ne vit point ne ne requistà veoir ; et d'iceulx officiers nommèrent aucuns comme les chanceliers de France et de la Royne, monseigneur de Clermont, maistre Jehan de Norry et plusieurs aultres nommez oudit roole comme ilz disoyent.
Dit oultre que lesdictes instruccions contenoyent comment ilz devoyent aler es maisons de nosseigneurs le roy Loys et monseigneur de Berry, et eulx tenir seurs de leurs personnes et de leurs gens jusques à la venue dudit monseigneur de Bourgoigne. Et adoncques leur dit il qui parle que il lui sembloit que ilz entreprenoyent une très grant folie, en disant telz ou semblables mos : « Le Preuost de Paris est un bon cheualier et bien amè en ceste tille, et a belle compagnie avec lui comme j'ay veu depuis huit jours en ça, et si tost qu'il orra le vent de ce que vous entreprenez, il vous empeschera ». Auquel qui parle yceulx chevalier et autres de sa compagnie respondirent en hochant la teste : « Nom ferons tant se nous poons que nous l'aurons deuers nous ou qu'il ne nous nuira point » ; et il qui parle leuJ respondi qu'ilz en seroyent plus fors.
Dit oultre lui qui parle que il estoit contenu esdictes instructions comment ilz dévoient aler prendre le Prévost des marchans en son hostel et lui oster les clefs de la ville ; et adonc lui qui parle fist difficulté es besongnes et dist aus dis chevaliers et autres de sa compagnie : « Vous vous fiez an peuple : je me double qu'il n'en prengne mal à tous ceulx qui s'en melleront ». Et adonc lesdis chevalier et autres de sa compagnie dirent à lui qui parle : « Monseigneur, nous sauons bien que vous aymez bien le roy et le bien du royaulme et monseigneur de Bourgongne : s'il vous plaist vous ienrez secret ce que nous vous disons, et nous parlerons à ceulx de la ville, et puis nous revendrons vous dire ce que nous aurons fait ». Et lors lui qui parle leur respondi : « Messeigneurs, Dieu vous doint bien faire I Je vouldroye que je n'en eusse rien sceu, et que jamais n'en sceusse plus I » Et lors après qu'il orent beu et qu'ilz s'en volrrent aler, lui qui parle appella un de ses variés pour leur prester une torche, laquelle ilz ne voudrent prendre, et lors il qui parle appella ledit maistre Regnault pour savoir le nom de celui qui avoit parlé à lui et ledit maistre Regnault lui respondi que c'estoit messire Jennet de Poix duquel lui qui parle, comme dessus a dit, n'avoit paravant aucune congnoissance.
Dit oultre lui qui parle, comme il feust aie au Palais le samedi veille de Pasques, à la requeste de messire Olivier de iMauny pour lui bailler certaine clef pour avoir aucuns joyaulx du roy, et en s'en retournant puis qu'il estoit monté sur sa mule, vint à lui qui parle un frère Augustin, lequel lui sembla estre ou avoir esté confesseur de Guillaume d'Orgemont son frère; et lui demanda ledit Augustin se il vouloit rien mander à sondit frère à Laigny ; et il lui respondi que il ne lui saroit rien mander de bon, et ledit Augustin lui dist que ledit Guillaume d'Orgemont avoit entencion de venir à Paris. Auquel Augustin lui qui parle dist : « Ha, pour Dieu ! dictes lui qu'il n'y vietigne pas ! Pleust à Dieu que je
feusse encostè lui I » et que il doubtoit fort qu'il n'y eust granl broullis en ceste ville et que, ce ne feust pour le bon jour, il l'alast veoir, et qu'il le iroit veoir le lundi ou mardi ensuiuans se il faisoit beau temps. (f. 8 vJ) Et de fait y feust aie le lundi ensuivant, ce ne fust qu'il plust ledit jour, et il qui parle ne chevauche point volentiers en temps pluvyeux.
Dit oultre que le dimenche ensuiuant jour de Pasques, après souper, à heure de vu ou vin heures vint à l'ostel de il qui parle ledit maistre Regnault, lequel lui dist telles parolles semblables : « Hz ont conchid de eulx assembler à Saint Innocent ou à Saint Germain l'Auxouroys, ne scet lequel, il lui dit, pour aler deuers le roy à deux heures après mynuyt ». A quoy il qui parle respondi : « C'est mauuaise heure ». Interrogué lui qui parle que il entendoit par ces mos Ils ont conclud, etc., dit qu'il entendoit que c'estoit pour aler deuers !e Roy faire ce de quoy ledit chevalier lui avoit parlé le merquedi paravant comme dessus est dit. Et dit il qui parle que ledit maistre Regnault lui dist que ilz devoyent crier : « Franchise /» mais ne scet lui qui parle se c'estoit pour eulx asssembler ou aultrement. Et aprez ce lui qui parle dist audit maistre Regnault qu'il alast boire, lequel respondi : « Grant mercis, j'ay beu ». Lequel maistre Regnault parti dudit hostel, il qui parle fist fermer ses portes et huys et deffendi que aucun de son hostel ne s'en partist, doublant qu'aucun broullis ne advenist en celle nuit.
Dit oulfre que celle nuit, estant en son lit, il pensa au péril qui estoit taillié de aduenir se la chose se faisoit ainsi qu'elle lui avoit esté dicte, et l'eust volentiers fait savoir à maistre Hemoa Raguier pour y remédier ainsi comme il eust veu qu'il eust esté à faire se il n'eust esté si tart ; car il savoit bien que par commocion de peuple et telles assembleez ne peut venir que mal
Interrogué se il appareut onques de ceulx qui avoyent parlé à lui de ceste matière, quelle entencion ilz avoyent ou se c'estoit pour fere le mieulx comme pour remédier au gouvernement du royaulme seulement ou pour eulx venger pour les parcialitez ou pour recouvrer leurs offices qu'ilz avoyent paravant, dit qu'il ne scet de vérité à quel entencion ilz le faisoyent, mays il présume bien que ceulx d'entour monseigneur de Rourgoigne le faisoyent pour recouvrer leurs estas, et les aultres pour y avoir aucun avantage ou proufit. Requis que il presumoit que on devoit fere des serviteurs des seigneurs quant ilz eussent esté prins, dit qu'il pense que on les eust gardez jusques à la venue du duc de Rourgoigne, mays à quel fin il ne scet.
Requis qu'il avoit entencion de faire se ladicte rumeur fust venue, dit qu'il avoit entencion de soy sauver et s'en fouir ou mieulx il eust peu ; et requis pourquoy il ne se pourveoit deuant le cop puisqu'il le sauvoit du merquedi devant et dudit dimenche au soir et qu'il ne se sauvoit plus tost, dit qu'il n'avoit point entencion que la chose advenist ne il n'avoit point entencion d'estre plus sauvé q'un aultre ne point n'en avoit esté asseuré par ledit maistre Regnault ne aucun aultre.
Dit oultre lui qui parle que environ la première sepmaine de karesme derrain passe, aultrement n'est record du temps, un pelletier nommé
Colin de Vaubrichet lors non congneu par lui qui parle vint à lui en sondit premier hostel du cloistre et lui dist que il lui (f. 9 v") vouloit dire aucunes paroles en confession, et il qui parle lui respondi qu'il n'estoit pas prestre, et ledit Vaubrichet lui dist : « Monseigneur, vous valez bien un prestre. S'il vous plaist vous tenrez secret ce que je vous diray ». Et lors ledit Vaubrichet commença à parler du gouvernement de cest royaulme. des oppressions, tailles, emprunts et aultres griefs que il disoit les bourgoys de Paris avoir eus et encores avoir de jour en jour, en lui disant que yceulx bourgoys avoyent escript et fait savoir ces choses à monseigneur de Bourgoigne, lui requérant qu'il voulsist venir à Paris pour eulx aider, et que pour y venir, il auroit si bons ostages qu'il n'y fauldroit riens, et il qui parle respondi audit de Vaubrichet que monseigneur de Bourgoigne feroit que fol de s'i fier et fauldroit que les ostages feussent bons auant qu'il y venist se il estoit bien conseilliez et si lui sembloit que ledit monseigneur de de Bourgoigne n'estoit pas bien conseillié et aussi n'estoit pas gouverné par sages gens ; et estoit ledit de Vaubrichet seul quant il vint à lui qui parle et n'y fut que à cette foys et ne le congnoit il qui parle comme dessus est dit. Et plus n'en scet suffisamment requis et interrogué.
Et est assauoir que le jour de hier qui fut dimenche xxvi' jour dudit moys d'avril, ceste présente confession avoit esté faicte par ledit maistre Nicole d'Orgemont presens mesdis seigneurs de Chapitre, et assistens avec eulx lesdis seigneurs, archeuesque et euesques dessusdis, et les evesques de Saint-l'ons d'Alby et d'Angiers et maistre Mahieu du Bos conseillers du roy nostre sire et n'avoit point esté ladicte confession escriptepour l'eure trop briefve et aussi pour ce qu'il estoit feste. A plus grant roboracion et validacion de ce présent procès a esté aujourd'ui de rechief confessée et approuvée par ledit maistre Nicole d'Orgemont et par serement et mise par escript presens les seigneurs dessusnommez au commencement de ce présent roole.
Actum per nos NicolaumSellarii et Danielem Moche, presbyterospublicos notarios apostolicos, et in hanc formam signis omnibus manualibus signatam, et sub verbis vulgaribus de mandato dominorum predictorum redactam, anno et die quibus supra. Sic signatum. N. Sellarii. D. Moche.
N. Sellarii, cum magistro Daniele. D. Moche.
Sentencia contra magistrem Nicolaum de Ordeomonte probata :
Universis présentes litteras inspecturis, Capitulum ecclesie Parisiensis ad Bomanam ecclesiam nullo medio pertinentis, ejusdem absente decano et in remotis agente, salutem et regni celestis premium promereri.Summi providentis principis peculiarem populum quem prefecerat aliis gracie privilegio specialis fovebat manua misericordie ac rigoris virga gerebat beneficiis allluens ulcionibus non remissus, verum in maligna positus mundus malicia, dum impunitas scelerum per campum licencie discurrit efïrenis claustra juris infringit, additum pandit injuriis legem dampnat
honesti privilegium submittit errori et dum spem impunitatis ad alios prorogat ad culpam nonnullos invitât, sic que fit penalis impunitas cuin pénis servet majoribus puniendos et per impunité transgressionis exemplar blanditur aliis ad ofïensam. Et ea propter, quanquam nobis afïuerit lamentacionum raateria, et ploratus uberes oculis resolutis in lacrimis excreverint, cum proth dolor audivimus (f. 10) magistrum Nicolaum de Ordeomonte canonicum nostrum Parisius in claustro ac juridiccione spirituali et temporali nostris commorantem per gentes regias occasione cujusdam conspiracionis monopolii seu sedicionis per nonnullos ut dicebatur sua presumpta temeritatis audacia contra dominos de sanguine regali, régis officiarios, ac incolas civitatis parisiensis et hujus regni reipublice comraodum nuper inite tamque dicte conspiracionis monopolii seu sedicionis conscium et culpabilum de die martis vicesima prima mensis Aprilis nouissime preterita fore prisionarium et detentum in Bastida Sancti Anthonii Parisius nichilominus ut justicia in judicium conuertatur, injuria confusa succumbat, racio graciosa triumphet, et lex libéra reddat unicuique quod debetur, prefatum magistrum Nicolaum de Ordeomonte concanonicum ut preferetur ac justiciabilem et subditum nostrum insolidum per nos juxta sui casus exigenciam puniendum aut absolvendum ad personam domini nostri régis die mercurii vicesima secunda dicti mensis in oratorio sue capelledomus de Sancto Paulo Parisiensis exeuntis requisivimus, et data nobis responsione quod nostram in scriptis requestam poneremus et eam eidem domino nostro régi dum primo foret in suo consilio traderemus, ipsum nostram requestam in scriptis redegimus, quam supervenientibus nonnullis impedimentis minime presentare potuimus. Die vero veneris immédiate sequenti vicesimaquarta ejusdem mensis, nonnullis nostris concanonicis ad hoc specialiter per nos cum nostra potestate deputatis in Castalleto Parisiensi hora quasi quinta post meridiem ipsius dici ad mandatum régis venienti- • bus et cameram feodorum in qua nobilem et magnificum virum dominum Tanguidum de Castro, militem, prepositum seu gardianum prepositure Parisiensis associatum, magne auctoritatis viris magistris Roberto le Maczon, cancellario regine, Petro de l'Esclat, domino Johanne Louvet, présidente Prouincie, milite, Radulfo Aucher, locum tenente dicti prepositi, Roberto de Tuillieres consiliariis, Stephano de Mauregard, Roberto Maliere secretariis, Johanne Virau procuratore ejusdem domini in Castalleto ac pluribis aliis notabilibus viris, repperierunt intrantibus et per eosdem nostros deputatos super hoc requisitos dictis dominis declarato quod ipsi nostram plenariam potestatem habebant nostris eisdem deputatis dictum inter cetera fuit quod dominus noster rex ob reverenciam Jhesu Christi et honorem ecclesie parisiensis cujus libertates franchisias jura conservare vellet et augere et pro conseruacione justicie ordinauerat et sibi placebat quod ipse magister Nicolaus nobis qui jam ut prefertur ipsum requisieramus ut ejusdem magistri Nicolai processum tamquam de subdito nostro faceremus traderetur et liberaretur realiterque nobis et dictis commissariis nostris propter hoc fuit ibidem. Idem magister Nicolaus traditus et liberatus; verum quia secundum ordinacionem pre-
dictam rex volebatquod processus ipsius magistri Nicolai fieret per nos in Bastida predicta, prefatus magister Nicolaus per gentes regias et nostros deputatos ad dictam Bastidam unde venerat fuit reductus. Die quoque dominica sequenti vicesima sexta dicti mensis ad Bastidam predictam nonnulli concanonici nostri infrascripti cum certis licteris nostre commissionis specialis super hoceis facte cujus ténor talis est : [Capitulum ecclesie Parisicnsis] (etc. prout supra) presentibus pluribus dominis prelatisetaliis de consiiio régis hora quasi tercia dicte diei dominice post meridiem simul convenientes prefatum magistrum Nicolaum ad eorum presenciam adductum examiDaverunt ; quiquidem magister Nicolaus juramento per eum de dicendo veritatem super facto dictarum conspiracionis monopolii seu sedicionis prius prestito totum factum dicte conspiracionis modo et forma quibus ac totum et quicquid inde sciebat ut asseruit recitavit ore propria et confessus est, cujus confessio inscriptiset verbis latinisut moris est judicium ecclesiasticorum fieri per notarios subscriptos ad boc specialiter electos pro parte redacta propter vesperum et horam nimis tardam non potuit totaliter in scriptis redigi per ipsos notarios (f. 10 v*). Quapropter dicti commissarii seu deputati nostri die lune sequenti vicesima septima mensis ejusdem de mane ad dictam Bastidam accedentes presentibus pluribus dominis de consiiio régis prelatis et aliis ipsum magistrum Nicolaum iterum ad eorum presenciam mandaverunt et eidem magistro Nicolao lecta dicte sue confessionis parte que fuerat hesterna die post prandium ut in médiate dictum est per dictos notarios in scriptis redacta ut ejusdem confessionis residuum perficeretur et hujusmodi tota confessio in 6criptis verbisque vulgaribus ad voluntatem et peticionem dictorum dominorum de consiiio régis hoc requirencium redigeretur ad roboracionem, eciam validacionem et approbacionem eorum que fuerant ipsa besterna die, que dies dominicalis ex literat, qua taies actus per judices ecclesiasticos non consueverunt exerceri, juramento per eumdem magistrum Nicolaum de veritatedicenda iterum in forma prestito, post relacionem et dictum dicti magistri Nicolai prefati notarii ejusdem magistri Nicolai deposicionem et confessionem in scriptis et verbis vulgaribus ut prefertur redigerunt et scripserunt et hujusmodi deposicione seu confessione sic per dictos notarios in scriptis redacta prenominati commissarii seu deputati nostri ad nullos ulleriores actus donec ad horam quartam post meridiem ejusdem diei qua ibidem rediorunt progressi sunt. Quibus loco et hora simul dicti commi.ssarii nostri congregati concluso prius inter eos matura deliberacione précédente proviso et actenta confessione dicti magistri Nicolai per eum sponte fada, que satis ad eum condempnandum vel absoluendum eis ampla etsufïiciens videbatur, considerataque sue persone debilitate non erat contra dictum magistrum Nicolaum ad actus extraordinarios procedendum, sed ibidem coram eis dictus magister Nicolaus mandaretur eadem sua confessio ut per eum si corrigi deberet corrigeretur, prout scripta fuerat verbis vulgaribus legeretur unde dicto magistro Nicolao coram dictis commissariis nostris, assistentibus dictis dominis de consiiio régis, quo superveniente et existente fuit eidem hujusmodi sua con-
fessio tractim et intelligibiliter lecta et per eum in nonnullis ejusdem confessionis passibus correcta, et post ejus correccionem, nolens idem magister Nicolaus in illa aliquid addere vel minuere, nulla violencia précédente tamquam veritatem continentem per eum approbata, post cujus confessionis approbacionem tam per dictos dominos de consilio régis quam per nostros deputatos extitit ordinatum quod ad mondatum régis et preces nostras significaretur pluribus valentibus viris et notabilibus clericis in civitate Parisiensi constitutis practicis et aliis, qui eum ipsis dominis prelatis de consilio régis atque nobis, die crastina in capitulo nostro ad videndum bujusmodi dictimagistri Nicholai confessionem intéressent, et suas opiniones quid agendum esset in materia dicerent et deliberarent. Et igitur dicta die crastina, que fuit dies Martis XXVIII* prefati mensis, campana nostra capitulari summo mane pulsata et convenientibus nobiscum in dicto nostro capitulo nonnullis dominis prelatis et aliis de consilio régis atque plurimis clericis notabilibus practicis et aliis a visa pluries et audita lectura confessionis dicti magistri Nicbolai, omnes fuinius in unum concordes, auditis opinionibus singularum scilicet que ex nostris et dictis clericis practicis et aliis eligerentur ; octo vel decem qui eadem die in médiate post prandium in dicto nostro capitulo convenirent et materiam hujusmodi confessionis invicem per modum argumentacionis discutèrent et quicquid eis in materia videretur agendum, in crastino de mane, nobis et ipsis supra dictis dominis prelatis et aliis de consilio régis presentibus et in eodem nostro capitulo per organum alterius eorum referrent : Quare dicta dicta die Martis post prandium quam plurimi de nostris et aliis clericis notabilibus supradictis plures [in nostro supra dicto] post prandium in nostro capitulo predicto convenerunt et hanc materiam inter se digerentes per modum argumentacionis discussi sunt, et eam ibidem nobis refîerri die crastina de mane presentibus omnibus quibus supra per organum alterius eorum ordinaverunt. Qua die crastina que fuit dies (f. 11) mercurii XXIX* dicti mensis, campana nostra capitulari de mane pulsata, omnibus et singulis aut saltim majori de multo parte eorum qui prius in nostro capitulo fuerant, tam dominis prelatis quam aliis in eodem nostro capitulo presentibus, et materia ibidem eleganter aperta et declarata, singulis votis et votibus omnium presencium diligenter prescrutatis et inquisitis in unasententia, videlicet prefatum magistrum Nicbolaum de Ordeomonte visa sua confessione spontanea fore criminosum criminis lèse majestatis, sedicionis, conspiracionis necisque machinate plurimorum : Et ea propter ipsum ab omnibus officiis et beneficiis ecclesiasticis deponi et ad carcerem perpetuum ecclesiasticum in pane et aqua per nos condempnari, et publiée populo predicandum exhiberi debere convenimus; pro quaquidem sentencia proferenda et execucioni débite per nos ut de hoc instanter, requirebantur demandanda atque tradenda. Nos, die jovis immédiate sequenti, que fuit ultima dies pretacti mensis, inter decimam et undecimam horas dicte diei de mane ad barram claustri ecclesie nostre, nobis ibidem pro tribunali sedenti prefatum magistrum Nicholaum per gentes regias illuc de dicta bastida Sancti Anthonii nobis adductum nostros carceres
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intrare, et eum ibidem sub tonsura diaconali radi, et immédiate post rasuram sibi factam ipsum magistrum Nicolaum ad nostram presenciam iu auditorio noslro addictam barram existente, quo pro similibus sederc consuevimus, adduci et exhiberi fecimus ; in quoquidem loco contra dictum magistrum Nicolaum et in ejus personam nostram sentenciam in scriptis diximus et protulimus et perorganum magistri Jacobi Trousselli arcbidiaconi Parisiensis concanonici nostri, tune absente decano nostro présidente, dici et proferri fecimus sub bac forma.
In nomine Domini, Amen. Ut nostrum de vultu Dei judicium prodeat bonis ac recte agentibus et obedientibus in preraium, perversis ac reprobis in penam et ceteris cedat in exemplum, te, Nicholaum de Ordeomonte, dyaconum, concanonicum, justiciabilemet subditum nostrum criminum lèse Majestatis, sedicionis, conspiracionis necisque machinate plurimorum reum, ut ex tua confessione sponte coram nobis emissa clare constat, ab omnibus offîciis et beneficiis ecclesiasticis declaravimus te privatum et privamus et ad sustinendum penitenciam de predictis, per te comissis, publiée populo exhibendum, et eorumdem tuorum criminum detestacionem pubiicam sustinendum. et demum ad ecclesiasticum carcerem ex certis causis juxta domini nostri Régis beneplacitum per nos eligendum in pane tristicie et aqua doloris quo comissa defleas et deflenda de cetero non commictas, tecum misericorditer agentes per hanc nostram sentenciam quam de proborum jurisque peritorum consilio in hiis scriptis pro tribunali sedentes ferimus perpetuo condempnamus gracia et moderacione nostris ac nostrorum superiorum semper salvis. Quaquidem condemnacione sic facta prenominatum magistrum Nicolaum in parvisio ejusdem ecclesie nostre in loco seu scafaldo ad hoc disposito nobis in simili et propinquo loco convenientibus et presentibus populo in maxima multitudine illac assistenti exhiberi, et suam confessionem publiée predicari et declarari jussimus, quemquidem magistrum Nicolaum prenominate gentes régie que nobis eumdem magistrum Nicolaum de dicta bastida adduxerant ipsum iterum ad dictam bastidam quousque nos de carceribus ecclesiasticis in quibus ipse magister Nicholaus suam penitenciam agere débet et juxta domini nostri régis beneplacitum ordinassemus reduxerunt. In cujus rei testimonium présentes nostras litteras per notarios suscriptos in hanc formam pubiicam redigi et apponi jussimus sigilloque nostro capitulari mandamus communiri. Datum et actum Parisius, in locis quibus supra, sub anno Domini millesimo quadrinagentesimo decimo sexto, indictione nona, mense diebus et horis superius declaratis, presentibus nobilibus et magne auctoritatis viris dominis cancellario Régine et Présidente Provincie, prenominatis, neenon domino Radulpho domino de Gaucourt, milite, Guidone, Thome, Johanne de Alneto scutiferis, f. 11 v*) et aliorum dominorum nobilium ac magistrorum ecclesiasticorum et secularium populariumque multitudine copiosa.
N. Sellarii. D. Moche.
Ad processum autera supradictum et prolacionem dicte sentencie fuerunt notarii présentes Nicolaus Sellarii et Daniel Moche presbiteri in originali dicte sentencie in thesauro parisienses ecclesie subscripti et
signati. ^ .,
Ita est : N. Sellarii. D. Moche.