‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 2 sur 159 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Il y a plusieurs années, le regretté Marcel Schwob et moi avions eu notre attention attirée par les pièces conservées aux Archives nationales, et concernant deux chanoines de Notre-Dame, inculpés tous deux de crime de lèse-majesté. L'un d'eux, Jean Fusoris, était accusé d'avoir en 1415, au moment où allait reprendre la lutte contre l'Angleterre et quelques semaines avant le désastre d'Azincourt, intrigué avec le roi Henri V et son entourage. L'autre, Nicolas d'Orgemont, chanoine de Notre-Dame, de Saint-Germain-l'Auxerrois et de Champeaux, doyen de Saint-Martin de Tours, et maître en la Chambre des Comptes, était convaincu d'avoir au début de 1416, pris part à un complot qui devait livrer au duc de Bourgogne, Paris, alors aux mains du parti Armagnac. Il nous avait paru que l'étude de ces deux épisodes pouvait apporter une utile contribution à l'histoire du chapitre de Notre-Dame durant cette période agitée. La mort inopinée de notre collaborateur nous a empêché de réaliser le dessein que nous avions projeté. Le procès de Jean Fusoris a d'ailleurs été l'objet d'une publication séparée1.

Jean Fusoris était un personnage de médiocre importance. Cet homme intelligent, mais utopiste, astrologue rêveur, fut la dupe de ceux qui l'entourèrent et l'exploi-

1. Le Procès de M" Jean Fusoris, dans Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de V Ile-de-France, 1900.

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