Arch. nat., S. 360, n
3. Ibid.. S. 360. n* 24. — Cf. Molinier, ouv. cite. p. 127. '*. Ibid.. S. 360, n- 23 ; — et L. 414, n° 19.
AU XIVe SIÈCLE 25
à Melun, rue Maricorne, en la censive du prieur de Saint- Sauveur de Melun l.
Pierre d'Orgemont fît son testament le 18 avril 1406 2 ; parmi ses exécuteurs testamentaires il désigna son frère Nicolas, son cousin François Chanteprime, et Jean Reymond , garde de la monnaie de Paris. Il laissa ses biens à son frère Guillaume, lit des dons tant en argent qu'en livres et en objets précieux à ses parents, et donna diverses sommes au Fort-1'Evêque qu'il avait fait reconstruire, à l' Hôtel-Dieu de Paris, aux hôpitaux de Sainte-Catherine et de Saint- Jacques, à ceux de Lagny, Gonesse, Bray-le-Comte, Pontoise, Saint-Cloud, Corbeil, et aux léproseries de Saint- Lazare, Pomponne, Bray-le-Comte, Fontenay-sous-Bois, Luzarches, Saint-Cloud, et au Roule 3. Il demanda à être inhumé dans son église cathédrale, où son tombeau subsista jusqu'en 1699 4 ; il décéda le 16 juillet 1409 5.
Son frère cadet Amauri l'avait précédé de neuf ans dans
1. Arch. nat., S. 360, n" 22 ... « assise en la ville de Melun, en la rue de Maricorne, qui fu Jehan Langlois, cervoisier, et depuis à Jehan de Grant Puis, fils et héritier de Mauguet, fille dud. Jehan Langlois, tenant d'une part à Jaquin Morin et à Jehan Guillot, et d'autre part à Jehan Guerout le jeune, aboutissant par derrière à Jehan Guillot et à Marie la Vache, et par devant à lad. rue Maricorne ».
2. Bibl. nat., fr. 9163. Ce document a été en partie publié par MM. E. de Ségur-Lamoignon et J. Depoin, ouv. cité, pièces justificatives, XXVI, et utilisé par Duchesne dans l'Histoire des Chanceliers.
3. Il laissa 3.500 fr. à son neveu Pierre d'Orgemont, seigneur de Chantilly et 2.500 fr. à sa nièce Marguerite d'Orgemont, femme de Charles de Pontmolain, enfants de son frère Amaury ; 601. p. à sa sœur naturelle Jehannette, 1 anneau d'or à ses deux sœurs et à sa nièce d'Orgemont. Il donna en outre à son frère Nicolas sa mitre d'argent et sa crosse fleurdelysée ; le For l'Evèque eut 1.5001. par.
4. Un dessin de Gaignières nous a conservé le tombeau de Pierre d'Orgemont. Bibl. nat., cabinet des Estampes, Pe HA, fu 193.
5. Arch. nat., X1A 4788, f° 333 v°. — Son obit est mentionné dans le nécrologe de N. D. (Molinier, ouv. cité, p. 93, 117, 147), à qui il légua sa chapelle de velours semé d'étoiles d'or, avec orfrois à ses armes. Ses héritiers estimant que ces objets pouvaient perdre de leur valeur, donnèrent 200 fr. pour acheter des rentes flbid., p. 154). Il laissa également 40 1. p. à la Grande Confrérie aux Bourgeois flbid., p. 839).
26 LES DORGEMONT
la tombe. On ignore la date de sa naissance qui semble pouvoir être placée entre 1355 et 1360. Amauri reçut la tonsure, fort jeune encore, des mains de i'évêque de Paris, en 1364 ' ; il succéda à son frère aine comme doyen de Saint-Martin de Tours ; le 3 juin 13762 il occupait cette charge qu'il garda jusqu'en 1381 3. Le 10 juillet 1380, il était reçu licencié en droit civil en l'université d'Orléans4, et bientôt il fut pourvu d'une charge de maître des requêtes de l'hôtel en remplacement de Guillaume Blondel 5 ; il touchait 300 1. de gages annuels, assignés sur les églises de Lagny et de Jouarre6 ; plus tard ses gages, portés à 600 1., furent imputés sur la recette du Dauphiné 7. Quelques années plus tard, le 31 janvier 1388 il était « hensé » de la Hanse de Paris8. En 1382, l'année même où il devint maitre des requêtes, Amauri d'Orgemont épousa, le 21 juin, Marie Paillard9, fille de Philibert Paillard, conseiller au Parlement, l'un des serviteurs les plus considérables du duc de Bourgogne, et de Jeanne de Dormans, petite-fille de Guillaume de Dormans et nièce de Miles de Dormans, tous les deux chanceliers de France.
Maitre des requêtes, conseiller du roi 10, Amauri fut comme son frère I'évêque de Paris, un des fonctionnaires les plus marquants de Charles VI, et un des serviteurs les plus appréciés des princes. Chargé de missions nom-