Arch. nat., P. 5, n
d. E. de Ségur-Lamoignon et J. Depoin, ouï. cité, p. 63.
6. Bibl. nat., fr. 26044, n° 5592. 1421. 27 janvier, Rouen : Henricus, Dei gratia rex Anglie, hères et regens regni Francie et dominus Hibernie, thesaurario nostro generali Normannie ac presidenti et gentibus de caméra nostra compotorura, salutem. Quia diem respectus actionis visus dinumeramenti nobili viro Guillelmo d'Orgemont, armigero, pro hereditatibus, redditibus et possessionibus quibuscumque, quos ipse ex concessione nostra per litteras patentes nostras tenet infra castellaniam de Pontoise ac alias partes in regno Francie nobis subjectas, certis de causis
AU XIVe SIÈCLE 33
mourut vraisemblablement au début de 1422, avant le 20 février, et fut inhumé, ainsi qu'il l'avait demandé dans son testament fait le 31 août 1417, dans l'église de Lagny *.
Il avait hérité de son père de ses biens à Lagny, à Carnetain, d'une grange sous Montjay et d'un hôtel rue Saint- Antoine; la terre de Méry lui vint à la suite de la mort de son frère Nicolas.
De son mariage avec Suzanne de Sainte-Maure, de la famille de Montgaugier, mariage contracté vers 1 386 a, il eut deux fils, Pierre, qui devint chanoine de Paris en 1405, prévôt d'Anjou dans l'église Saint-Martin de Tours le 16 mai 1406 3, et, en 1421, gouverneur et commissaire des finances du royaume4; et Philippe qui épousa en 1409 Marie Boucher, fille d'Arnoul Boucher, conseiller du roi et de Jeanne Gencien, et qui continua la filiation des seigneurs de Méry5.
Quant au troisième fils du chancelier, Nicolas d'Orgemont, nous verrons plus loin quelle fut son existence et quel pénible drame la termina.
racionabilibus usque primum diem augusti proxima futurum dedimus et concessimus, vobis mandamus quod predictum Guillermum fructus, redditus et proventus hereditatum, reddituum et possessionum suorum predictorum percipere, levare et colligere ac eis uti et gaudere usque terminum predictum pacifiée permittatis, juxta tenorem litterarum nostrarum predictarum, ipsum in eisdem occasione visus dinumeramenti predicti nundum facti non molestantes in aliquo seu gravantes. Teste me ipso apud castum nostrum Rothomagi, xxvii die januarii, anno regni nostri octavo. » — Le 10 décembre 1418, Guillaume d'Orgemont figure parmi les conseillers chargés d'aliéner certaines parties du domaine royal (Arch. nat., Xu 1480, f° 160).