Ibid., V 2 v°, n
7. Ernoul Braque avait fait opposition aux criées de cette maison, en raison de 100 s. de rente que sa femme percevait sur cet immeuble. (Ibid., i" 2, n° 10). Le rachat en fut fait moyennant le paiement de 2o 1. t. La femme d'Ernoul Braque, Alis, était veuve en premières noces de Giles Feret, et touchait du chef de son premier mari cette rente sur la maison « en laquelle pend l'Enseigne de l'Espée, tenant d'une part à une maison qui fu à la femme et aux hoirs feu Jean du Gué, laquelle est à présent à hon. homme et sage M* Pierre d'Orgemont, et d'autre à la maison de la femme et des hoirs feu Pierre Lallement, par devant à la rue Saint Antoine, et par derrière à icelui Pierre »... (Musée Condé, A l1).
et le 24 mai 1375, à Jean Pisdoë1, 100 s. de rente qu'ils percevaient chacun sur cette maison.
Après la mort de Pierre d'Orgemont,, ces maisons appartinrent à son fils Amauri qui, avec son frère Tévêque de Paris, se rendit en 1394 2 et en 1395 3, acquéreur d'un hôtel voisin connu sous le nom d'Hôtel de la Muse, appartenant aux héritiers de Perrin de Saint-Omer4.
1. Musée Condé, Inventaire d'Orgemont, f* 1, n" 5. — Jean Pisdoë était sans doute le fils d'Agnès Pisdoë.
2. Ibid., f° 13, n° 145. 1394, 3 février : Acquisition par Pierre d'Orgemont de l'hôtel de la Muse appartenant à Imbert de Saint-Omer, notaire au Châtelet, à Henri Rigolet, changeur, à Agnès sa femme et autres co-héritiers.
3. Ibid, f" 13, n° 146. Rachat, le 15 février 1395, par Amauri d'Orgemont, sur Denise, veuve de Jean Chappelu et sur ses filles Margot et Jeannette, de 10 s. de rente annuelle sur cet immeuble.
4. L'Hôtel de la Muse fut de bonne heure détaché de l'hôtel d'Orgemont ; il appartenait en 1534 à Jean Laguette, conseiller du roi et receveur de ses finances, qui, le 17 mai, vendait à Etienne la Pitte, seigneur deCourances, avocat au Parlement, moyennant une rente de 1001. t., la 1/2 indivise d'une maison rue Saint-Antoine, tenant d'une part aux héritiers de feu M0 Jean de Reilhac, sr de la Queue, d'autre à l'hôtel de Montmorency. (Arch. Nat., fonds de Charenton, classement Herpin, carton 21, pièce n° 1). Par suite de difficultés de paiement, cette maison fut saisie sur J. la Pitte, et adjugée le 11 avril 1551, à Nicolas Havart, moyennant 4.200 1. t. (Ibid., n° 2). Ce personnage agissait pour le compte de Jean de Bâillon, écuyer, seigneur de Janvry et de Marivaux, conseiller-secrétaire du roi, et de Marie d'Hacqueville, sa femme, qui, le 15 novembre 1561, le vendirent moyennant 500 1. t. de rente, à Guillaume de Marillac, seigneur de Ferrières, conseiller du roi, maître ordinaire en la Chambre des Comptes : cette maison acquise par adjudication au Châtelet le samedi 11 avril 1551, et comprenant plusieurs corps d'hôtel, tenait d'une part à l'hôtel du connétable de Montmorency, d'autre au sr de la Queue (Ibid., n° 3) ; Guillaume de Marillac n'en demeura pas longtemps propriétaire; il la vendit le 12 septembre 15*72, moyennant 675 1. t. de rente à Jean Granger, conseiller du roi, trésorier des Ligues suisses (Ibid., n° 4). L'hôtel de la xMuse, appelé aussi Vhôtel des Marmousets (Arch. nat., S 1066*, déclaration passée au terrier le 28 avril 1574), passa après la mort de Jean Granger, à son fils, Thimoléon Granger, sr de Liverdis, qui acquit tous les droits de ses cohéritiers en janvier 1605 {Arch. nat., fonds de Charenton, classement Herpin, carton 21, n* 5). La fille du sr de Liverdis, Louise Granger, et son mari, Pierre de Lezay, écuyer, seig. de la Côte Courbepine, capitaine enseigne des gardes du roi, le vendirent pour 1.500 1. de rente annuelle, le 1er avril 1632, à Pierre Joly, conseiller du roi (Ibid., n° 6). Catherine Joly, lille de Pierre
L'hôtel d'Orgemont demeura aux mains des descendants d'Amauri, et en 1452, son petit-fils Pierre le chargeait de 5 1. p. de rente, en faveur du collège de Beauvais, dans l'église duquel son aïeule, Marie Paillard, veuve d'Amauri d'Orgemont, était inhumée1.
Lors du partage que Pierre d'Orgemont fit en 1484 2 de ses biens entre Guillaume de Brouillard, et Guillaume, Philippe et Marguerite de Montmorency, enfants de sa sœur Marguerite d'Orgemont, mariée successivement à Guillaume de Brouillard et à Jean de Montmorency, l'hôtel d'Orgemont et les maisons qui en dépendaient échurent aux Montmorency. Une partie de ces immeubles fut aliénée3, mais Guillaume de Montmorency, puis son fils Philippe, et son petit-fils Anne, premier duc de Montmorency, connétable de France 4, conservèrent l'hôtel d'Orgemont, qui, à la mort du connétable fut attribué à son fils cadet, Charles, seigneur de Méru5, puis duc de Damville et amiral de France. Ce dernier vendit, le 30 avril 1585, pour 3.333 écus 1/3, à Jean le Grand, seigneur de Saint-Germain et à sa femme, Catherine Allegrain °, l'hôtel de Méru ou d'Orgemont, consistant en trois grands corps d'hôtel, un devant, un au milieu, l'autre sur le derrière, le corps d'hôtel de devant avec
et de Catherine Savary, l'apporta en dot à son mari, Gilles le Maître, chevalier, marquis de Ferrières (Arch. nat., S* 1102, n° 311) ; et leur fils Hyacinthe Le Maitre, comte de Ferrières, le vendit le 3 juillet 1724 aux Pères de la Charité de Charenton (ibid., S* 1233, F 13o v°, n° 77).