Ibid., ï 2, n°U
LA FORTUNE DES d'ûRGEMONT 43
croix de cens ou de rente annuelle que ladite Jeanne prenait de son propre héritage « sur partie de la maison des dits acheteurs 1 assise à Paris, en la grant rue Saint Anthoine, tenant d'une part et d'autre et par derrière aboutissant ausd. acheteurs, en la censive des religieux de Saint Eloy de Paris - » .
A côté de la maison de Jean Dugué, s'en trouvait une autre à l'enseigne de VÉpée, qui avait successivement appartenu à Philippe de la Barre, à Jean de Maffliers, et en dernier lieu, à Pierre Lallement. Ce dernier l'hypothéqua le 24 juin 1364 de 8 1. p. de croix de cens, en faveur de Gaucher Vivien, conseiller du roi, pour le prix de 64 1. 16 s. p. 3. Le 11 juillet suivant, Gaucher Vivien reconnaissait par devant Lucas Benoist et Pierre de Montigny, notaires au Châtelet, que cette acquisition avait été faite par lui au profit de Pierre d'Orgemont, président au Parlement*.
La maison de Pierre Lallement était grevée d'autres hypothèques; Agnès Pisdoë percevait 100 s. p. de rente sur cet immeuble, et le fit saisir en 1 365 5. Après une première adjudication et par suite sans doute d'une surenchère, Pierre d'Orgemont en fut déclaré adjudicataire le 2 août 13656; le 5 mars 1370, il remboursa à Ernoul Braque et sa femme7,