‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 46 sur 159 · Ibid., S* 1297, p · texte numérisé non relu

Ibid., S* 1297, p

Cet hôtel d'Orgemont a disparu, et son emplacement doit être représenté par la chaussée devant les premiers numéros impairs de la rue de Rivoli, et par le n° 10 de cette rue.

Hôtel cPOrgemont-Mér'y. — En face de son hôtel, le chancelier d'Orgemont avait acquis un terrain sur lequel il fit, vers 1385-1 386 *, construire un immeuble qui, lors du partage de 1388, fut attribué à son quatrième fils, Guillaume2. Situé rue Saint-Antoine, à l'opposite de la rue des Ballets (actuellement rue Mahler), cet hôtel était contigu du côté de la rue Percée à celui d'Hector de Loran, maître d'hôtel de la reine 3, et par derrière à celui d'Hugues Aubriot.

Guillaume d'Orgemont l'habitait, et c'est là qu'en 1398, il reçut le duc d'Orléans et le duc d'Hereford, le futur Henri IV d'Angleterre. Cet immeuble ne semble pas avoir été confisqué lors de la condamnation de Nicolas d'Orgemont, bien que Guillaume ait été victime des compromissions bourguignonnes de son frère. Lorsqu'en 1418 *, Guillaume eut obtenu restitution de la seigneurie de Mérysur-Oise, confisquée sur le chanoine de Paris, l'hôtel prit le nom d'hôtel de Méry, sous lequel il fut par la suite communément désigné.

Les descendants de Guillaume d'Orgemont, seigneurs de Méry, le possédèrent paisiblement jusqu'au jour où, en 1515, Méry d'Orgemont héritier, par suite de la mort prématurée de son père Pierre, son de aïeul Charles d'Orgemont, se vit contester ses droits à la succession de ce dernier par sa tante Louise d'Orgemont, femme de Roland de Montmorency-Fosseux. Une sentence arbitrale intervint, et Méry dut abandonner à sa tante, avec les terres et

1. Le 15 février 1386, Charles VI lui accorda 5.000 1. t. « pour l'aydier à parfaire une maison qu'il a commandé à faire devant son hostel en la grant rue Saint Antoine ». Bibl. nat., ms. fr. 25705, n° 118.

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