E. Ségur-Lamoignon et J. Depoin, out. cité, p
4. Arch. nat,, S 1098, n° 51 : « ... consistant en deux corps d'hostel, l'un devant, l'autre derrière, à caves, salle, cuisine, étables, et autres aisances, garde robes, chambres, greniers, deux cours, puits mitoyen, jardin derrière, porte cochère, tenant aux hoirs M. le Gastellier, d'autre à une maison appartenant à M. de la Rochette, derrière à l'hôtel de Brienne ».
le 8 octobre 1706, René Testu de Balincourt, conseiller au Parlement, agissant au nom des créanciers de feu Jacques Goussault, également conseiller au Parlement, vendit à Jean Chevrolat, prêtre, bachelier en théologie, pour 17.000 1. « une maison à porte cochère, sise rue Saint-Antoine, visà-vis la rue des Ballets,... consistant en un corps de logis sur la rue, sous lequel il y a une boutique et deux étages quarrés au-dessus, à chacun desquels il y a une grande chambre, deux cabinets, grenier dessus, escalier entre deux, un corps de logis sur le derrière, composé de plusieurs appartenions, et à costé duquel a une petite bassecour, écurie et appentis, avec un jardin derrière ledit corps de logis de derrière; entre les deux corps de logis, cour avec remise de carosses1 ». Le 6 mai 1711, Jean Chevrolat s'en dessaisit en faveur de Jacques Giraud, commandant des gardes du corps de feu S. A. R. la duchesse d'Orléans, et d'Eléonore de Moucy, sa femme2. Lors du partage successoral de ces derniers, le 18 décembre 1749, l'hôtel de la Mirande fut attribué à leur fils, A ntoine-Jean Giraud de Moucy, écuyer, qui en passa déclaration le 25 avril 1750 3; le 20 mars 1786, cette maison fut adjugée par sentence du Châtelet à Françoise-Elisabeth de Bailleul4.
La dernière partie de l'hôtel de Méry appartenait à Claude d'Orgemont; sa fille, Guillemette, qui avait épousé François Jouvenel des Ursins, marquis de Trainel, en hérita et la vendit 2.100 écus, le 2 mars 1601, à Jean Pastoureau, seigneur de la Rochette5. Ce dernier n'en demeura pas longtemps propriétaire; il l'aliéna le 4 février 1605 en faveur