Arch. nat., P 5, n
8. Ibid., P 146, V 192 V, n° 214. 1416, 20 décembre. « A tous ceulx qui ces lettres verront, Tanguy du Chastel, chevalier, conseiller chambellan du roy n. s., et garde de la prevosté de Paris, salut. Savoir faisons que par devant nous vint en jugement Nicolas Sebille, clerc notaire du roy nostre dit seigneur ou Chastelet de Paris, lequel Nicolas Sebille advoua et par ces présentes adveue à tenir en foy et hommage du roy n. s. à cause d'un hostel, seigneurie et appartenances assis à Pontoise, appelé l'ostel de Pois, nagairez venuz et escheuz au roy n. d. s. par la confiscation et forfaiture de feu Mc Nicole d'Orgemont, jadis seigneur dud. hostel, seigneurie et appartenances, trois quars de molin à eaue appelle le moulin d'Ancennes, assiz horz Pontoise, assez près de l'église Nostre Dame, et se plus y avoit ou a, plus en adveue à tenir du roy... En tesmoing de ce, nous avons mis à ces lettres le scel de lad. prevosté de Paris, le dimenche xx' jours du mois de décembre, l'an de grâce mil CCCC et seize ».
C. Seigneurie d'Auvers K — Quelques années après avoir acquis la terre de Méry sur la rive gauche de l'Oise, Pierre d'Orgemont se rendait acquéreur, pour le prix de 1.000 fr., de la seigneurie d'Auvers, sise en face de Méry, sur la rive droite de cette rivière; cette terre avait été saisie sur Me Pierre d'Achères, prêtre, et fut adjugée le 23 juillet 1379*. Elle relevait en majeure partie de la châtellenie de Pontoise, et aussi pour partie de l'abbaye de Saint-Denis et du comte de Dampmartin. Elle comprenait environ 114 arpents 1/2 tant terres que prés que saussaies, 42 quartiers 1/2 de vigne, et valait 4 1. 8 s. de cens et rente, et 3 minots d'avoine.
Elle devint l'un des héritages de Pierre, évêque de Paris, puis de Nicolas d'Orgemont3, et suivit le sort de Méry dans la confiscation de 14164.
D. Seigneurie de Marines 6. — Tandis que Pierre d'Orgemont réunissait autour de son domaine de Méry, les seigneuries de Pois et d'Auvers, ses fils Pierre et ^mauri constituaient de leur côté un important ensemble territorial en acquérant la seigneurie de Marines.
Cette terre appartenait à une famille dont le premier membre connu, Eustache, se trouve mentionné en 1069, dans l'acte de fondation de l'abbaye de Saint-Martin de Pontoise. Depuis cette époque, elle y demeura attachée, augmentant peu à peu ses domaines, et elle parait avoir atteint l'apogée de sa prospérité territoriale au début du xive siècle. Mais à la fin de ce même siècle, les ravages des guerres, les pillages des hommes d'armes, peut-être des