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d. Marines, Seine-et-Oise, arr. de Pontoise. — Sur Marines, consulter G. Veyret : Histoire de Marines, étude manuscrite conservée aux Archives départementales de Seine-et-Oise (t. I, p. 357 et suiv.).
partages fonciers, avaient commencé sa ruine; et l'un de ses derniers représentants, Jean de Marines, écuyer, dit frère Jean, aliéna ses biens en faveur de Pierre et d' Amauri d'Orgemont. Ces acquisitions durèrent plusieurs années, et nous voyons, ainsi que nous l'avons déjà signalé, les deux fils du chancelier agissant d'accord, et achetant à deniers communs, l'évêque de Paris pouvant être considéré comme l'usufruitier de ce vaste domaine, dont, par l'abondance de ses capitaux, il assura la nu-propriété à son frère Amauri.
Le 18 novembre 1382, Jean de Marines vendit à Pierre d'Orgemont, évêque de Thérouanne, le « viage » de la tour de Marines en Vexin d ; et le même jour, il vendit à Amauri l'hôtel du Iriablon, à Marines, avec clos de vigne, et 80 arpents de terre et prés, 120 arpents de bois, 15 1. p. de menus cens et 40 chappons, le droit de la prise du poisson de mer, la justice haute, moyenne et basse dans la seigneurie de Marines et dépendances, et les droits de voierie. Cette vente était faite moyennant 220 francs d'or dont 200 étaient fournis par l'évêque de Thérouanne et 20 par Amauri2. Quelques jours après, Jean de Marines fit climission de la terre de Marines3; le 12 février 1383, la reine Blanche reçut Amauri en sa foi et hommage, à cause de la châtellenie de Pontoise 4, et lui fit remise du droit de rachat5. Enfin, le 28 août 1383, Jean de Marines, ayant reçu 220 francs en plus du prix convenu6, renonça à son droit de retrait lignager 7. L'année suivante, par un accord du 16 avril 1384, Regnaut de Douy, seigneur de liosnel et Breançon, renonça également au même droit.
1. Musée Condê, Inventaire des titres d'Orgemont, fol. 26 v*, n° 4.
2. lbid., n° 3. — La quittance de Jean de Marines a été transcrite par Veyret, d'après les documents conservés au château de Marines.