‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 90 sur 159 · Ibid.., LL109» , p · texte numérisé non relu

Ibid.., LL109» , p

4. Voir plus haut, p. 88. — Nicolas d'Orgemont prêta hommage au roi pour ces fiefs le 29 août 1410 : « Charles, par la grâce de Dieu, roy de France. Aux bailli et receveur de Senlis ou à son lieutenant, salut. Savoir vous faisons que nostre amé et féal conseillier et maistre de noz comptes, maistre Nicolas d'Orgemont, doien de l'esglise mons. Saint Martin de Tours, nous a aujourdui fait foy et hommage lige du fief de Mery sur Oise, tenu et mouvant de nous à cause de nostre chastel et chastellerie de Pontoise. auxquelz foy et hommage nous l'avons reçeu, sauf nostre droit et l'autrui. Si vous mandons et à chascun de vous si comme à lui appartendra, que nostre dit conseillier à cause dudit hommage à nous non fait vous ne molestiez ou empeschiez en aucune manière, mais s'aucune chose du sien avoit esté mis ou empeschié au contraire lui mettez ou faites mettre tantost et sans delay à plainne délivrance. Donné à Paris le xxix* jour d'aoust, l'an de grâce mil quatre cens et dix, et de nostre règne le xxx*. Par le roy : J. de Monsterolio. » [Arch. nat., P. 5, n" 29) ; — id. pour le fief de Pois (n* 30) — et pour la seigneurie d'Auvers fn° 31).

recueilli dans le partage fait en 1388 des biens de son père, tout ce que ce dernier possédait à Gonesse, Roissy, Roussigny, Fontenay et Montreuil-sous-Bois, des terrains à Paris, vers la bastille du Temple, des vignes et un pressoir à Gallardon1. En outre, son frère Amauri, une fois en possession de la seigneurie de Marines, lui avait abandonné la terre d'Artimont2. Lui-même avait acheté en 1 390 3, de Laurent Lespart, bourgeois de Paris, la terre de la Fontaine-Saint-Firmin, consistant en maison et pourpris, 60 arpents de bois, 15 arpents 1 /2 de prés, 200 arpents de terres arables, et rapportant 64 s. par. de menus cens, 18 poules et 2 muids d'avoine, avec tous les droits de justice. Cette terre fut au reste bientôt cédée à Amauri et vint agrandir le domaine de Chantilly.

Nicolas d'Orgemont parait s'être montré dans l'administration de ses biens aussi expert que les autres membres de sa famille, et l'inventaire de la seigneurie de Méry-sur- Oise renferme plusieurs notes autographes, concernant les changements de tenanciers, les variations de redevances, qui montrent avec quel soin il s'occupait de ses biens4. Sa richesse mobilière n'était pas moins grande; il savait à l'occasion, comme l'avaient fait son père et ses frères, avancer de l'argent aux princes de la famille royale, et c'est ainsi qu'en 1413 le duc de Guyenne était son débiteur pour une somme de 1.125 1. t.5. Sa fortune était proverbiale; au dire du Religieux de Saint-Denis, il était le plus riche clerc du royaume 6.

1. Sur l'étendue de ces domaines, voir plus haut, p. 87 et suiv.

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