RECU
mportant résultat de cet accueil. À ce moment-là, en doptant une attitude généreuse, elle eût pu enrôler plu-
en sa- Mission puisqu'elle n’avait pas la rayonnante
les nouveaux éléments qui s’offraient à elle.
et cette déclaration vous surprendra peut-être — que
signes évidents, qu'elle « veut écarter les choses ébranlées » selon le précepte de l’épître aux Hébreux. |
| bilités de transformation et elle garde un tel prestige qu'elle
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iglises d'aujourd'hui.
ue. Et ce n’eût pas été, peut-être, le seul ni le plus a
rs millions d’agnostiques qui étaient dans V'attente. Elle ne l’a pas fait et j'ai mensé alors que l'Église romaine pouvait bien, elle aussi, avoir perdu la foi en elle-même
Aujourd'hui, je n’aperçois de véritablement vivant —
l'Église d'Angleterre dans la mesure où elle montre, en
ut, dans notre pays, rassembler les restes de la moralité. — Je rêve d’une alliance entre la religion — débarrassée
monde ne veut pas périr et le rationalisme absolu auquel on doit arriver également si le monde ne veut pas périr. Cette alliance du rationalisme et de la religion serait faite par la poésie. On oublie trop que poésie, littérature si pure et religion sont trois noms différents pour une seule - ét même chose. Poésie, littérature pure et religion sont les signes sensibles de la vie mentale et émotive la plus authentique. Et il me plairait que cette religion sans ©. dogmes où se préfigure selon moi la religion de l'avenir et par quoi sera sauvé ce qui peut être sauvé du monde ioderne, abritât sa méditation et ses chants dans les ne
Da folie de la guerre et toutes les folies engendrées par. “
assurance qu’elle assimilerait et ordonnerait sans peine
L'Église d'Angleterre a suffisamment de dignité, de solidité et de force, tout cela lui venant des anciennes. se traditions, pour qu’on puisse découvrir en elle des possi-.
de tous dogmes — la religion, qui doit être préservée sile.
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la folie de la guerre, le développement éhonté de ’égoïsn Île culte, si j’ose dire, de l’égoïsme, une poussée de scie en rapport direct avec un étouffement correspondant de \e Sagesse, une soif dégradante d’excitations désordonné constituent pour la civilisation de telles menaces que rati balisme et religion doivent se liguer sans tarder pour lutter | contre l’envahissante barbarie. Été de — Vous manifestiez tout à l'heure un vif désir de vo The Dynasts traduit en français, serait-ce celui de vos li auquel vous tenez le plus ? :
M. Thomas Hardy à un sourire très doux : ; .— Je tiens surtout aux petits poèmes que je tâcherai de réussir demain et les jours qui suivront. Cependant, à parier franc, j'ai un faible pdur cette œuvre d'assez longue haleine et surtout pour la troisième partie. Si on ne devai pas traduire l’ouvrage entièrement en irançais, je préfé rerais qu'on traduisit la troisième partie que je crois supé rieure aux deux premières. CES J'imagine que le sujet et la façon dont je l’ai traité n déplairaient pas trop au public français. L’une de me: pensées en écrivant ce livre a été de montrer que l’An gleterre durant les guerres napoléoniennes ne faisait. pas la guerre au peuple Îrançais mais à son empereur.
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— M ne faut pas fuir les influences mais je crois que les meilleures sont indirectes ou si j'ose employer une expression française : « à retardement ». C’est ainsi qu’au moment où je portais en moi The Dynasts, j'eus l’occasion de Dre Guerre et Paix, de Tolstoï, dont je venais d’achever Anna Karénine avec un vif intérêt. 0
}; Je m’abstins soigneusement de cette lecture parce que lrouvais le sujet du livre et son orchestration trop app. rentés à ce que je voulais moi-même tenter. Me
C'est ainsi encore que je ne lis plus depuis longterr les romanciers français. Ils sont véritablement trop ens
AA 1e Le Miante et leur’influence joue malgré vous. Un certain nombre de romanciers anglais ne doivent pas tenir, j'imagine, à être traduits en français parce qu ils
faits,
Pa ou pratiqué Stendhal autrefois, surtout la Chartreuse de Parme. Aujourd’hui, — je vais Vous paraître bien vieux — je lis surtout Corneille, Racine et Hugo.
fe T6: ne Hardy eut un sourire- plein d'intelligente jronie : — « On me disait l’autre jour que vos jeunes :
camarades D ont un peu trop HUER ! Croyez-moi, c’est qu'ils ne le connaissent pas assez : Hugo est un grand
dente banalité. Dès aujourd'hui il défie les siècles:
— hi. si, je lis toujours beaucoup et le soir, quand mes auvres yeux sont fatigués, madame Hardy me fait la
guère que de la poésie. »
L'heure du thé était arrivée mais par une délicate attention du Maître, au lieu de servir le thé traditionnel, madame Hardy nous prépara un café français. Malgré la défense du docteur, Thomas Hardy voulut en prendre une tasse et trinquer avec nous. Je dois dire que j’ai bu, dans
je à Non, me dit-il, j'ai vu l’année dernière Romain Rol- Don Autrefois, j'ai failli me rencontrer avec Anatole France. Une maladie subite m'en empêcha.
se retrouveraient en pays de connaissance et les Français seraient surpris des emprunts considérables qui leur sont
bonhomme et j'ai l'impression d’ affirmer là une trop évi-
lecture à voix haute. Je viens de relire Hamlet. Je ne Lis
Je salon de Max Gate, le meilleur café de toute l’Angle- |
— Savez-vous qu’on vous opposa parfois l’un el qu'un grand nombre d'écrivains français trou voire œuvre un goût plus franc d'humanité, une pitié généreuse et pour tout dire un sens plus aigu du tragiq: de Quotidien. » = WRALUREE PS Thomas Hardy baisse la tête avec un petit air de quetterie. | ti tee — Je laisse les autres dire cela. ar Un silence, puis il reprend : PR — Anatole France était un grand artiste. J'ai lu Histoire Comique que je ne trouve pas comique du tout entre parenthèses, mais d’une ironie macabre. À propos, avez-vous quelqu'un pour le remplacer ? Avez-vous grands hommes ? ù LR Cela manque terriblement à l'Angleterre d’aujourd ou s’il y en à, ils ne se sont pas encore révélés, ». L'entretien se prolongea longtemps encore. Quand no voulûmes prendre congé, le Maître, après nous avoir d cacé de beaux exemplaires de ses livres, tin à nous acco: pagner jusqu’à la porte de Max Gate, la petite villa q à bâtie lui-même voilà plus de trente-cinq ans... La température était extraordinairement douce. Le leil — mon premier soleil d'Angleterre — brillait au fc d’un ciel presque bleu. L'air du large nous arrivait tem] par la petite colline qui sépare Max Gate de la mer. À un mille de là, la ville de Dorchester, si souvent dépeinte sous le nom de Casterbridge dans les romans de Hardy, somm il lait, pittoresque, avec ses nombreuses et vieilles église Grammar School de 1610, ses cimetières moyenâg: Un gamin qui n'avait pas la notion du temps nous ir diqua le chemin de la gare où nous arrivâmes une dem heure en avance. | RTE Déjà on nous reconnaissait : nous étions les Fr pour qui s'était ouvert le portail de Max Gate... Le chat leur avait dit sa surprise certainement. L’employé q
el Si, c'est pourquoi je m ion Re passe pas assez de choses. Jamais un : C'est monotone... » 2
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