‹ Une heure avec.. 1924Chapitre 14 sur 53 · THOMAS HARDY · texte numérisé non relu

THOMAS HARDY

g Dhnoaité. Les biscuits et l’Université ne sont, du reste, : pas sans rapporis entre eux, mais ceci est une autre histoire.

5. On sait que les Universités anglaises jouissent d'une 4 autonomie quasi absolue. Elles s’administrent elles-mêmes . et disposent parfois de revenus considérables — de véritables mensés. IL est bien que le recteur se double d’un sage administrateur. Parfois, le recteur disparait pendant - plusieurs jours : il visite les fermes et fermiers de l’Uni- . versité.

La famille Palmers est la fondatrice et la bienfaitrice de l'Université de Reading.

Thomas Hardy habite dans le Dorsetshire, à un mille de - Dorchester, à quelques milles de la mer, une dt villa entourée d’ Fu

À peine descendu du train, je hélai un taxi et donnai l'adresse du Maître.

C'est alors que s’établit entre le chaufïeur et le pèlerin l'étrange dialogue suivant :

Mor. — Max Gate.

LE CHAUFFEUR. — Très bien. Je vous conduirai au bord — de la mer. La température est douce ; la vue magnifique ; la distance brève, trois milles.

Je le regarde, interloqué :

— Je vous demande de me conduire à Max Gate, chez

. M. Thomas Hardy ; je n'ai pas parlé de la mer.

— Oh ! j'ai bien compris. C’est plusieurs fois par semaine qu’on me donne cet ordre, mais je réponds toujours ainsi, animé par le souci d'éviter une déception aux visiteurs en les conduisant devant un portail qui demeurera,

. je le sais par une expérience souvent répétée, obstinément - Pelos:….

doute : Ahlces F rançais l et partit i I fit devant le perron un virage savant <e . voulais le payer : : « Je vous attendrai ; comme on s recevra pas, je vous reconduirai à Dorchester.… >. . Je dus lui dire que le Maître m'attendait... J' avai

paru depuis plusieurs minutes et il était toujours là, inci tain... SAONE

on entrâmes dans le salon où dl instai

Thomas Hardy nous rejoignait. : re

Mon émotion était grande, ma surprise me le moins. Thomas Hardy aura quatre- -vingt-cinq a juin prochain et je n'étais pas en droit de m'attendre la vitalité surprenante dont il neiene durant tout no ;

entretien.

était peiné à la pensée que The Dynasts allait paraîl allemand avant d’être traduit en français. NO Quand je Jui dis qu'il était peut-être encore temps : devancer et que j ’allais m'y emploÿ er avec joie, il eut 1 sourire ému, ET vus an De AR nous passâmes à A, “guerre, La tion était facile :

: “THOMAS FARDY

14 guerre. Quel non- sens, | quel e supidiél La

oue à ne è pas comprend. Puisque 1 IE guerre à entamé — —.

‘coup “5 jeunes ECriY ains ont été tués et je : ne vois vraiment pas omment leur richesse prune aurait pu se déverser

es. n’y a pas de en de la guerre | La guerre ou ressort de la fatalité : elle n’a rien à voir ni avec la ni avec l'intelligence. La guerre est quelque chose sistible. Elle semble obéir à je ne sais quel diabolique minisme. Lorsque les peuples se mettent en guerre, prennent pas cette absurde décision pour suivre les ls de leur raison ou ai obéir à leur de 4

u ne. Je croirais nd que 1 nous “entrons dans - une époque barbare (dark age) dont la guerre abominable que nous venons de traverser constitue le portique d’entrée. 2 grande guerre me semble peser sur le monde comm

malédiction, une Ir DAARIe HASAOUOSe et axe n a

cause peut. re une surprise plus grande | core, les lecteurs de ces feuilles trouvent cela. tout nature rejettent pas leurs journaux avec dégoût... nt Hier, vous avez dû le voir, les gazettes étaient re | Ja découverte de ce chimiste allemand qui a eu le d'inventer une poudre capable sous un petit - olum a détruire des villes entières. Je ne dirai pas qu’on l’admi rait ; mais, enfin, on s’attardait avec une complaisanc pable sur cette découverte. Je vous assure que s'il y avai encoré du bon sens chez les gouvernants, cet hom: e eût été pendu haut et court. On aurait moins d' éga ds p un faux-monnayeur..

‘Ces visites que vous faites aux écrivains angl ï . peuvent être que bienfaisantes pour l'union spirituelle ue nos deux peuples ; mais je ne sais pas ce qui pourr it sauver le monde de toutes les folies ess où LA se . depuis dix ans.. :

Lo — Je sais, c’est elle seule qui pourrait ti chances Le succès cette union ee PES J'ente

. Mminué. je crois que nous marchons vers la dar dogmes : la hiérarchie de l’Église catholique r . & autrefois si auguste, a manqué, Il ya quelques génération l’occasion magnifique qui lui fut donnée d’être la. religic OI de l’avenir. Quand les néo-catholiques s’avançaient vers

. elle avec une tendresse si confiante, elle les repoussa. E fit le geste du passé. Elle ne comprit pas le mou m d'Oxford ni qu'en permettant d'appliquer le principe d

Jution à la ui et au dogme, elle eût fortifi :

RAT LR

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