LUCIEN ROMIER
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ou. 1: ob bitde un peu à S'éneaget ze né St de pas venu voir l'historien, |’ auteur de ces ouvrages
“0 Le Médicis, Les dinines DO TLoes des guerres de religion, Catholiques et ee à la Cour ..
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à pis, il me faut brusquer le médecin, pour une hétte : venu patient. ‘ — Par la vertu prometteuse du titre, votre livre Expii- | de notre temps est un peu décevant. J'ai eu beau le usieurs fois attentivement, il ne m Ne ee
"à qu ‘une introduction ! Deux autres livrés lui erdht : Je Bréviaire. des arisiocralies et Définition de l'Eu-
1 ie réclame une D di écrites et ne peu
re sans religion. ll nous faut donc trouver F for-
Chaque grand siècle a eu le sien qui prie juste point pour répondre aux besoins de l’époque. NS Quel ordre pas nouveau sauvera le xx. siècle
ristiques. Mais comment naîtra-t- il sa Un ordre religieux, c’est l’équipe parfaite et je crois at salut du monde par l’équipe. Le mot d’équipe a Sn une vertu en soi, si j'ose dire. Er.
— Équipes, aristocraties, il faudrait s'entendre sur ce mots... | — L'aristocratie, pour moi, est une force Si sui une assise bide stable (fortune mobilière ou mieux immobilière) et se consacrant à un but désintéressé..….. — Quel rôle attribuez-vous aux écrivains dans cette orge | nisation de la cité ?
— Un rôle considérable ; mais ils ne pourront l'exercer que si, eux aussi, ils se constituent en équipes autour de
| certains problèmes essentiels qu'il appartiendra aux maître de définir. | Nous avons besoin d’une philosophie de Éondn politique, d’une philosophie de l’état, d’une éthique socialk de l’amour, d’une éthique sociale conçue par rapport no plus seulement aux droits de l’individu maïs à la durée, l'idéal de la nation. Nous avons besoin de combler. des lacunes criantes, souvent inexplicables. Nous n'avons pas. de doctrine de l’agriculture française. C’est à peine. Ê nous avons une économie rurale. A Le monde professionnel s’organise dans le pur empi risme et dans l’anarchie des forces d’argent, par rappor aux intérêts particuliers et non à l'intérêt social. * Les malheureux, les miséreux eux-mêmes trouvent des écrivains pour exprimer leurs plaintes, mais pas un seu Fa ne se découvre qui traduise leurs vrais besoins. Tous ces sujets peuvent être traités pa une série d’é
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n’est ni un esprit de contentement béat ni un «esprit de glorification rétrospective. | L Les équipes ne peuvent pas se constituer d’après l’ori- gine de leurs membres mais «en face d’un but. La formule » des écrivains combattants/eût été excellente s'ils s'étaient
- proposé moins un but défensif corporatif ou mutualiste
* qu'une réalisation positive et pratique à produire en commun.
- Le classement des équipes se fait toujours devant le but . une première fois défini par un homme ou par un groupe. Il faut toujours dans une équipe un homme qui incarne le but et en fasse un rappel constant. :
Quand le but ne préexiste pas à l’équipe, on tombe dans le système de l’école littéraire dont le rendement est purement intellectuel ou dans le système de la clientèle dont . le rendement est intéressé. Le Je n’entends pas dire que l’équipe soit suffisante à rem- . placer les autres actions comme l’action proprement politique ou l’action proprement scientifique ; mais elle est la » formule la plus efficace, la plus souple, la plus consacrée par l’usage actuel.
Au fond, toutes les choses grandes, bonnes ou nouvelles . que notre nation a accomplies depuis la guerre dans tous . les domaines, elle les a accomplies sous le signe de l’équipe : Lyautey au Maroc, le groupe de la défense paysanne à la Chambre, le renouvellement corporatif. : … Et même dans le domaine spécifiquement politique, la : seule formation qui nous ait apporté depuis vingt ans non . pas une action étroitement politicienne, mais uün effort de
pensée, ce fut l’équipe de Charles Maurras. > — Vous constalez, dans Explication de notre temps,
… d’en revivifier le prestige ?
Souhaitez-vous cette renaissance de l’idée républicaine? par quels moyens l’entrevoyez-vous possible ?
que l'idéal républicain est discrédité et qu’il conviendrait .
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partis. : REA … A l'heure de à vrai de. une conti ) existe dans le langage et dans l'esprit des Frani a Je mot démocratie et le mot république, dont est “entièrement différent. Je ne sais si l’on pourri au mot république une vigueur constructive, mais,
Moine commun à AuBHOMEl dans Île sens d’ a | lement commun, £ Or, il vous apparaît tout de suite que cette défi itior la république n’a aucun sens dans un état social de p: sières individualistes. Elle ne peut acquérir une qu'en s'appuyant sur la base de Paristocratie activ ment dit sur la base des “équipes. .
— Ces équipes, celte aristocratie nouvelle par qui, selo VOUS, peut s'opérer la régénération dela France et monde, où recruteroni- elles leurs principaux élé on Dans votre livre, vous ne vous prononcez pas formelle: Mais vous ne cachez pas une vive rasftanue à 4° (et Jis de famille et des bourgeois. À — Vous avez bien lu : je crois fermement que le est dans le peuple. è er Voustexpliquez le éehére nan Le pays à l’e du parlementarisme par la médiocrité des parlemen . Mais pourquoi les parlementaires soût- ils des gen diocres ?
— Le discrédit des A ‘provient bez moins de leur manque de valeur ou de leur mauv Hi Jonté personnelle que : 1° du fait qu’ils s’agitent dans
Cadres de passions. et d'idées qui ne correspande t ph
ti ti CCE nt D ouh hui, est un rien vieillot, conçu .
ie à l’époque de. Louis XVII ou de Louis- Philippe aque ou fléchit sous le poids des problèmes moernes, lesquels sont des problèmes à la fois extrêmement énéraux et extrèémernent techniques, et ainsi, l'instrument étant mauvais, usé ou disproportionné, ceux qui s’e servent ne réussissent plus qu'à faire des manifestations à usage des partis pris électoraux au lieu de légiférer sainen suivant le rythme de la véritable activité nationale. Pour préciser votre pensée, le Parlement actuel deait faire place à un nouveau Parlement, composé d'une mblée régionale et d'une assemblée professionnelle ? - Ce n’est pas tout à fait cela. Ma pensée est qu’il faut constituer en France des Institutions de permanence, É. remière institution de permanence à reconstituer, c'est la haute administration entourée de cadres techniques suffimment larges et suffisamment modernes. Si l’on ne comnee pas par là, rien ne tiendra debout de ce a ‘on pourra construire. z | institutions ou les constitutions les plus beée sont e les arbres. Elles ont besoin d’un sol qui les souenn et les nourrisse. Ce sol, en politique, © est l’adminis ion. Vérité vraie pour tous les régimes. La Russie nou: tré que l’autocratie s'écroule par la faiblesse même ses supports. L’ Angleterre, au contraire, nous montre le plus grand empire du monde peut faire les expé es politiques en apparence les plus scabreuses grâce tonnante solidité et continuité de vues de ses admi ations. Mais ilest bien évident que si l’administratio apée par le pouvoir politique, on tourne dans un cercl cl ux ; il faut donc établir sur le plan politique certains Janes permanents, quelques noms qu'on leur donne, servent de clé à la voûte de l’état. de Si je vous comprends bien, vous voudriez, sa
exemple, que les grands chèts. Die servi ce des
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Enfin, il faut, le plus tôt possible, dégager le Parleme du fouillis des’ problèmes techniques où il se perd est tout à fait incompétent non seulement à résoudr. même à étudier. Le seul moyen de concilier la re tation one telle .qu “elle existe chez nous, avec C
qui est une nécessité moderne, est de renvoyer à dé os hs corporatives ou techniques les problèmes Spé AUX, comme on le fait pour les problèmes de contentieux € 16 qui concerne le Conseil d’État. | , + Ra Faute de quoi, par la poussée des problèmes qui croi a chaque jour en nombre et en difficulté, le Parlement era contraint d’absorber tout le pouvoir exécutif et, par u conséquence fatale, l’État sombrera dans l'anarchie disloquera en féodalités électorales... » F