‹ Une histoire d'amour: George Sand et de Musset. Documents inédits [et] lettres de MussetChapitre 43 sur 60 · Arvède Barine, Alfred de Musset, p · texte numérisé non relu

Arvède Barine, Alfred de Musset, p

son amant d'autrefois, insoucieuse de Pagello. Le lendemain, Musset, qui va décidément partir, lui adresse cette belle page triste — qu'on est tenté de trouver... littéraire :

Je t'envoie un adieu, ma bien-aimée, et je Tenvoie avec confiance, non sans douleur, mais sans désespoir. Les angoisses cruelles, les luttes poignantes, les larmes amères ont fait place en moi à une compagne bien chère : la pâle mélancolie. Ce matin, après une nuit tranquille, je l'ai trouvée au chevet de mon lit, avec un doux sourire sur les lèvres. C'est l'amie qui part avec moi. Elle porte au front ton dernier baiser. Pourquoi craindrais-je de te le dire?N'a-t-il pas été aussi chaste, aussi pur que ta belle âme, ô ma bien-aimée? Tu ne te reprocheras jamais ces deux heures si tristes que nous avons passées; tu en garderas la mémoire. Elles ont versé sur ma plaie un baume salutaire. Tu ne te repentiras pas d'avoir laissé à ton pauvre ami un souvenir qu'il emportera, et que toutes les peines et toutes les joies futures trouveront comme un talisman sur son coeur entre le monde et lui.

Notre amitié est consacrée, mon enfant ; elle a reçu hier, devant Dieu, le saint baptême de nos larmes. Elle est immortelle comme lui. Je ne crains plus rien, ni n'espère plus rien. J'at fini sur la terre. Une m'était pas réservé d'avoir un plus grand bonheur. Eh bien, ma sœur chérie, je vais quitter ma patrie, ma mère, mes amis, le monde de ma jeunesse ; je vais partir seul, pour toujours, et je remercie Dieu. Celui qui est aimé de toi ne peut plus maudire. George, je puis souffrir encore maintenant, mais je ne puis plus maudire.

Quant à nos rapports à venir, tu décideras seule sur quoi que ce soit qui regarde ma vie ; parle, dis un mot,

mon enfant, ma vie est à toi. Écris-moi d'aller mourir en silence dans un coin de la terre, à trois cents lieues de toi, j'irai. Consulte ton cœur, si tu crois que Dieu te le dit, tâche de défendre notre pauvre amitié, réservetoi de pouvoir m'envoyer de temps en temps une poignée demain, un mot, iine larme! Hélas! ce sont là tous mes biens. Mais si tu crois devoir sacrifier notre amitié, si mes lettres même hors de France troublent ton bonheur, mon enfant, ou seulement ton repos, n'hésite pas, oublie-moi. Je te le dis, je puis souffrir beaucoup sans me plaindre, à présent, sois heureuse à tout prix. Oh! sois heureuse, bien-aimée de mon âme! Le temps est inexorable, la mort avare; les dernières années de la jeunesse s'envolent plus rapidement que les premières. Sois heureuse, ou, si tu ne l'es pas, tâche d'oublier qu'on peut l'être. Hier, tu me disais qu'on ne l'était jamais. Que t'ai-je répondu? Je n'en sais rien, hélas! ce n'est pas à moi d'en parler. Les condamnés à mort ne renient point leur Dieu. Sois heureuse, aie du courage, de la patience, de la pitié! Tâche de vaincre un juste orgueil. Rétrécis ton cœur, mon grand George; tu en as trop pour une poitrine humaine. Mais si tu renonces à la vie, si tu te retrouves jamais seule en face du malheur, rappelle-toi le serment que tu m'as fait, ne meurs pas sans moi. Souviens-t'en, souviens-t'en, tu me l'as promis devant Dieu.

Mais je ne mourrai pas, moi", sans avoir fait un livre sur moi et sur toi (sur toi surtout). Non, ma belle, ma sainte fiancée, tu ne te coucheras pas dans cette froide terre sans qu'elle sache qui elle a porté.

Non, non, j'en jure par ma jeunesse et par mon génie, il ne poussera sur ta tombe que des lis sans tache. J'y poserai de ces mains que voilà ton épitaphe en marbre plus pur que les statues de nos gloires d'un jour. La postérité répétera nos noms comme ceux de ces

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amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Uoméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre. Ce sera là un mariage plus sacré que ceux que font les prôtres, le mariage impérissable et chaste de l'intelligence. Les peuples futurs y reconnaîtront le symbole du seul Dieu qu'ils adoreront. Quelqu'un n'a-t-il pas dit que les révolutions de l'esprit humain avaient toujours des avant-coureurs qui les annonçaient à leur siècle? Eh bien, le siècle de l'intelligonce est venu. Elle sort des ruines du monde, cette souveraineté de l'avenir ; elle gravera ton portrait et le mien sur une des pierres de son collier. Elle sera le prAtre qui nous bénira, qui nous couchera dans la tombe, comme une mère y couche sa lille le soir de ses noces. Elle écrira nos deux chillies sur la nouvelle écorce de l'arbre de la vie. Je terminerai ton histoire par mon hymne d'amour. Je ferai un appel, du fond d'un cœur de vingt ans, à tous les enfants de la terre ; je sonnerai aux oreilles de C(î siècle blasé et corrompu, athée et crapuleux, la Irompelte des résurrections humaines, que le Christ a laissée au pied de sa croix. Jésus ! Jésus! et moi aussi, je suis fils de ton Père; je te rendrai les baisers de ma fiancée; l'est toi qui me l'as envoyée, à travers tant de dangers, tant de courses lointaines, qu'elle a courus pour venir à moi. Je nous ferai, à elle et à moi, une tombe qui sera toujours verte, et peut-être les générations futures répéteront-elles quelques-unes de nos paroles, peutêtre béniront-elles un jour ceux qui auront frappé avec le myrte de l'amour aux portes de la liberté *.

1. L'épitrc qu'on vient de lire a été publié* pi^ (( Yorick », dans Vilomme libre du 13 avril 1877* Musset, parait-il, se refusait à y reconnaitM le i iVère. Or, Sainte-Beuve, qui avait eu roriginal 8<

Cette lettre était trop résignée. Pour la première fois, le poète considérait le prestige à venir d*un amour qui le meurtrissait encore.

Plus humble était la plainte que lui dictaient jusque-là ses tourmenls. Elle traduisait sa souffrance sans aucun souci d*art ni de gloire. Un désir satisfait venait-il de lui rendre le repos et Torgueil?... Hélas! il avait cette femme dans Tâme plus que dans la chair...

11 est parti pour Bade le 25 août. Son voyage a duré six jours. A peine installé, il mesure sa solitude, et tout le passé douloureux qui r(»llue dans son cœur lui dicte ce poignant cri d'amour :

Baden, !•' septembre 1834.

Voilà huit jours que je suis paiti, et je ne t'ai pas encore écrit. J'attendais un moment de calme; il n'y en a plus. Je voulais t'écrire doucement, tranquillement, par une belle matinée, te remercier de l'adieu que tu m'as envoyé. II est si bon, si triste, si doux, ma ch^re amie : tu as un cœur d'ange. Je voulais te parler seulement de mon amour. Ab ! George, quel amour! jamais bomme n'a aimé comme je t'aime! je suis perdu, voisin, je suis noyé, inondé d'amour; je ne sais plus si je

en avait déjà tiré une phrase : « Non, non, j'en jure par ma jeunesse... » pour être placée en épigraphe do la correspondance, quand on la publierait. Inutile d'ajouter qu'elle figure dans la correspondance autographe — qui est en possession de M. de Lovcnjoul.

vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j*aime. Ah! si tu as eu toute la vie une soif de bonheur inextinguible, si c'est un bonheur d'ôtre aimée, si tu l'as jamais demandé au Ciel, oh toi, ma vie, mon bien, ma bien-aimée, regarde le soleil, les fleurs, la verdure, le monde ! Tu es aimée, dis- toi cela, autant que Dieu peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs. Je t'aime, ô ma chair et mon sang! Je meurs d'amour, d'un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu! Tu es aimée, adorée, idolâtrée, jusqu'à en mourir! Eh non, je ne guérirai pas ! Eh non, je n'essayerai pas de vivre, et j'aime mieux cela; et mourir en t'aimant, vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu'ils en diront. Ils disent que tu as un autre amant, je le sais bien, j'en meurs, mais j'aime, j'aime, j'aime! qu'ils m'empêchent d'aimer!

Vois-tu, lorsque je suis parti, je n'ai pas pu souffrir; il n'y avait pas de place dans mon cœur. Je t'avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré! Je t'avais pressée sur cette blessure chérie! Je suis parti sans savoir ce que je faisais. Je ne sais si ma mère était triste; je crois que non. Je l'ai embrassée, je suis parti, je n'ai rien dit. J'avais le souffle de tes lèvres sur les miennes, je te respirais encore. Ah, George! tu as été heureuse et tranquille là-bas, tu n'as rien perdu. Mais sais-tu ce que c'est d'attendre un baiser cinq mois? Sais-tu ce que c'est, pour un pauvre cœur qui a senti pendant cinq mois, jour par jour, heure par heure, la vie l'abaio^ donner, le froid de la tombe descendre lentement dans la solitude, la mort et l'oubli tomber goutte à goutte, comme la neige? Sais-tu ce que c'est pour un cœur serré jusqu'à cesser de battre, de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre fleur mourante, et de boire encore une goutte de rosée vivifiante? Oh, mon Dieu! je le sentais bien, je le savais, il ne fallait

pas nous revoir. Maintenant c'est fini. Je m'étais dit qu'il fallait revivre, qu'il fallait prendre un autre amour, oublier le tien, avoir du courage. J'essayais, je tentais du moins. Mais maintenant, écoute, j'aime mieux ma souffrance que la vie. Tu m'as permis de t'aimer, vois-tu. Tu te rétracterais que cela ne servirait à rien. Tu veux bien que je t'aime; ton cœur le veut, tu ne diras pas le contraire; et moi je suis perdu, vois-tu, je ne réponds plus de rien.

Qu'est-ce que je viens faire, dis-moi, là ou là? Qu'est-ce que cela me fait tous ces arbres, toutes ces montagnes, tous ces Allemands qui passent sans me comprendre, avec leur galimatias? Qu'est-ce que c'est que cette chambre d'auberge? Ils disent que cela est beau, que la vie est charmante, la promenade agréable, que les femmes dansent, que les hommes fument, boivent, chantent, et les chevaux s'en vont en galopant. Ce n'est pas la vie tout cela, c'est le bruit de la vie. Écoute, George, plus rien, je t'en prie. Pas un mot pour me dissuader : pas de consolations, de jeunesse, de gloire, d'avenir, d'espérance, pas de conseils, pas de reproches. Tout cela me fait penser que je suis jeune, que j'ai cru au bonheur, que j'ai une mère. Tout cela me donne envie de pleurer, et je n'ai plus de larmes. Je ne suis pas un fou, tu le sais. Je lutterai tant que je pourrai; j'ai de la force encore. Mais de la force, mon Dieu, à quoi sert d'en avoir quand elle se tourne elle-même contre l'homme? Rien, rien! Je t'en supplie, ne me fais pas souffrir, ne me rappelle pas à la vie. Jeté promets, je te jure de lutter, si je puis. Ne me dis pas que je t'écris dans un moment de fièvre ou de délire, que je me calmerai; voilà huit jours que j'attends un quart d'heure de calme, un seul moment pour t'écrire. Je le sais bien que je suis jeune, que j'ai fait naître des espérances dans quelques cœurs aimants; je sais bien

qu'ils ont tous raison; n'ai-je pas fait ce que je devais? Je suis parti, j'ai tout quitté; qu'ont-ils à dire? Le reste me regarde. Il serait trop cruel de venir dire à un malheureux qui meurt d'amour qu'il a tort de mourir. Les taureaux blessés dans le cirque ont la permission d'aller se coucher dans un coin avec l'épée du matador dans l'épaule, et de finir en paix. Ainsi, je t'en supplie, pas un mot. Écoute : tout cela ne fera pas que tu prennes ta robe de voyage, un cheval et une petite voiture, et que tu viennes. J'aurai beau regarder, me voilà assis devant cette petite table, au milieu de tes lettres, avec ton portrait que j'ai, emporté. Tu me dis que nous nous reverrons, que tune mourras pas sans m'embrasser. Tu vois que je souffre, tu pleures avec moi, tu me laisses emporter de douces illusions. Tu me parles de nous retrouver. Tout cela est bon, mon ange, tout cela est doux. Dieu te le rendra. Mais j'aurai beau regarder ma porte, tu ne viendras pas y frapper, n'est-ce pas? Tu ne prendras pas un morceau de papier grand comme la main, et tu n'écriras pas dessus : « Viens! » Il y a entre nous je ne sais quelles phrases, je ne sais quels devoirs, je ne sais quels événements; il y a entre nous cent cinquante lieues. Eh bien, tout cela est parfait, il n'y en a pas si long à dire. Je ne peux pas vivre sans toi, voilà tout. Combien tout cela durera encore, je n'en sais rien. J'aurais voulu faire ce livre, mais il aurait fallu que je connusse en détail et par époque, l'histoire de ta vie. Je connais ton caractère, mais je ne connais ta vie que confusément. Je ne sais pas tout, et ce que je sais, je le sais mal. Il aurait fallu que je te visse, que tu me racontasses tout cela. Si tu avais voulu, j'aurais loué aux environs de Moulins ou de Châteauroux un grenier, une table et un lit. Je m'y serais enfermé. Tu serais venue m'y voir une ou deux fois seule, à cheval; moi, je n'aurais vu âme qui vive.

J'aurais écrit, pleuré. On m'aurait cru en Allemagne. Il y aurait eu là quelques beaux moments. Tu n'aurais cru trahir personne, j'espère. Tu m'as va mourant d'amour dans tes bras, la dernière fois; as-tu rien eu à te reprocher? Mais tous les rêves que je peux faire sont des chimères; il n'y a de vrai que les phrases, les devoirs et les choses. Tout est bien, tout est mieux ainsi.

ma fiancée, je te demande encore pourtant quelque chose. Sors un beau soir au soleil couchant, seule. Va dans la campagne, assieds-toi sur l'herbe, sous quelque saule vert. Regarde l'Occident et pense à ton enfant qui va mourir. Tâche d'oublier le reste : relis mes lettres, si tu les as, ou mon petit livre. Pense, laisse aller ton bon cœur, donne-moi une larme, et puis rentre chez toi doucement, allume la lampe, prends ta plume, donne une heure à ton pauvre ami. Donne-moi tout ce qu'il y a pour moi dans ton cœur; efforce-toi plutôt un peu.

Ce n'est pas un crime, mon enfant.Tu peux m'en dire même plus que tu n'en sentiras; je n'en saurai rien. Ce ne peut pas être un crime. Je suis perdu. Mais qu'il n'y ait rien autre dans ta lettre que ton amitié pour moi, que ton amour, George; ne l'appelles-tupas de l'amour? Écris à Baden (Grand-Duché), poste restante. Affranchis jusqu'à la frontière, et mets : près Strasbourg. C'est à douze lieues de Strasbourg. Je n'irai ni plus près ni plus loin; mais que j'aie une lettre où il n'y ait rien que ton amour; et dis-moi que tu me donnes tes lèvres» tes dents, tes cheveux, tout cela, cette tête que j'ai eue, et que tu m'ombrasses, toi, moil Dieu, ô Dieu! quand j'y pense, ma gorge se serre, mes yeux se troublent, mes genoux chancellent. Ah ! il est horrible de mourir, il est horrible d'aimer ainsi. Quelle soif, mon George, ô quelle soif j'ai de toi! Je t'en prie, que j'aie cette lettre. Je me meurs. Adieu.

A Badën (Grand-Dcché), près Strasbourg, poste restante,

ma vie, ma vie, je te serre sur mon cœur, ô mon George, ma belle maîtresse, mon premier, mon dernier amour.

Où en était George Sand, à Theure où son ami lui envoyait cet appel égaré?

Leur tendre et dernier adieu de Paris, qui avait d'abord apaisé le poète, Tavait passionnément exaltée. Le 29 août, elle rentrait à Nohant, éperdue d'amour et de désespoir. — « Viens me voir, écrivait-elle à Gustave Papet, je suis dans une douleur affreuse. Viens me donner une éloquente poignée de main, mon pauvre ami... » Elle ne dissimulait point sa blessure. Si elle guérissait, elle se réfugierait dans Tamitié, négligée trop longtemps.

Pour la première fois, ses enfants ne lui faisaient pas tout oublier. Bientôt la vie lui apparaissait intolérable. Et elle confiait à Boucoiran (lettre du 31 août) des pensées de suicide : « Vous avez dû le comprendre et le deviner, ma vie est odieuse, perdue, impossible, et je veux en finir absolument avant peu. Nous en reparlerons... J'aurai à causer longuement avec vous et à vous charger de l'exécution de volontés sacrées. Ne me sermonnez pas d'avance...

quand je vous aurai fait connaître Fétat de mon cerveau et de mon cœur, vous direz avec moi qu'il y aurait paresse et lâcheté à essayer de vivre quand je devrais en avoir déjà fini. » Puis elle lui « confie et lui lègue Pagello, un brave et digne homme de sa trempe w^

Cette crise dure quelques jours. Musset qui comptait travailler à Bade, qui avait promis à Buloz un roman et des vers^, continue de se désoler. Sa plainte du l^*" septembre arrive à Nohant. Et, — comme jadis à Venise la lettre si longtemps attendue de Genève, — cette vivante preuve d'un invincible amour calme la passion de George et la guérit du désespoir.

À ces doléances sublimes , attendrissantes à force de chagrin sincère , qu'elle a reçues de son ami, elle répond, au crayon, sur un album, — d'un petit bois où elle se promène, — par une lettre toute raisonnable , et sans aucun vestige de sa folie récente. Elle lui reproche d'exprimer de la passion et non plus ce saint enthousiasme, cette amitié pure...

Pagello lui-même est jaloux. Il faut se séparer tous les trois. « Ne m'aime plus : je ne vaux plus rien... Il faut donc nous quitter, puisque

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