Biographie, p
2. Ce sonnet, comme les deux pièces d'A. de Musset, citées aux p. 44 et 45, ont paru dans divers journaux ou revues, mais ne figurent pas dans les œuvres du poète.
malade en elle, son cœur, « n'était plus en danger de désespoir et de mort ». Elle l'écrivait, le 21 septembre, à son confesseur ordinaire :
... Je suis heureuse, très heureuse, mon ami. Chaque jour je m'attache davantage à lui ; chaque jour je vois s'effacer enfin les petites choses qui me faisaient souffrir ; chaque jour je vois mieux briller les belles choses que j'admirais. Et puis encore, par-dessus tout ce qu'il est, il est bon enfant^ et son intimité m'est aussi douce que sa préférence m'a été précieuse... Après tout, voyez-vous, il n'y a que cela de bon sur la terre ^ . .
Voilà ce qu'écrivait Lélia dans la sincérité de son nouvel amour. Que devait penser Sainte-Beuve, trente ans plus tard, en recevant de la même femme la lettre pourtant réfléchie où, dans son perpétuel besoin de justification, elle n'hésitait pas à lui dire .* « // était déjà mort quand elle l'avait connu î II avait retrouvé avec elle un souffle, une convulsion dernière - ! ... »
Que devait-il penser, sinon que la femme est impitoyable du moment qu'elle n'aime plus...
La liaison d'Alfred de Musset était mainte-