‹ Une histoire d'amour, les amants de Venise- George Sand et Musset, avec des documents inèditsChapitre 23 sur 67 · Eistowe de ma vie, cinquième partie, chap. m · texte numérisé non relu

Eistowe de ma vie, cinquième partie, chap. m

2. Deux lettres de G. Sand sont datées de Marseille (qu'elle a trouvée « stupide », comme Avignon et Lyon) les 18 et 20 décembre 1833. (Correspondance, I.)

le bateau qui les avait amenés de Marseille ^ George Sand elle-même, dans Elle et Lui, place à Gênes leurs premiers malentendus. Mais son roman est peu précis, quant à la succession des étapes de leur histoire. La lassitude qu'elle reproche ici à Laurent devant Thérèse malade, doit se rapporter aux premiers jours de Venise ^.

De Gênes, tous deux se rendirent par mer à Livourne. Une caricature d'Alfred les représente, sur le bateau, en costume de voyageurs, Elle, appuyée au bastingage, la cigarette aux lèvres, Lui, en proie au mal de mer, avec cette légende : Homo sinn et nihil humani a me alienum puto.

George Sand raconte qu'en proie aux frissons et défaillances de la fièvre, elle visita Pise et le Campo Santo, dans une grande apathie; que presque indifférents à la suite de leur voyage, ils jouèrent à pile ou face Rome ou Venise ; qu'ils se rendirent à Venise par Florence ^ Leur séjour à Florence fut de courte durée, George Sand toujours malade, et Musset préoccupé d'y situer un drame qu'il voulait tirer des chroniques locales. Ce drame est devenu

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