NEUVIÈME FEUILLETON
Le matin de bonne heure, le domestique chargé de prendre soin des deux jeunes gens rapporta leurs habits dans leurs chambres. Tous deux se lèvent, et la conversation s' engage de nouveau à travers la cloison.
— Dis donc, Henry, il m' arrive une chose bien singulière, je ne peux boutonner ni mon gilet ni ma redingote.
— Est-ce que tu as enflé pendant la nuit ?
— Ce n'est pas possible. Mais c'est qu'il s'en faut de plus de six pouces que les boutons n'atteignent les boutonnières. Dis donc... Tu ne me réponds pas, Henry.
Et Octave frappe à coups redoublés sur la cloison.
— Mais morbleu, Octave, tu vas enfoncer la cloison !
— Pourquoi ne me réponds-tu pas ?
— Je ne te réponds pas, parce que je suis abruti d'étonnement : mon pantalon, que j'ai quitté hier au soir
— Eh bien?...
— Eh bien ! il ne me descend plus qu'à moitié de la jambe... Nous sommes ensorcelés.
— C'est bien l'habit et le gilet que j'avais hier.
— Et moi, c'est bien mon pantalon, mais je ne puis le mettre.
— Pas plus que moi mon habit.
— Il faut appeler pour qu'on nous en donne d'autres. Tu es plus vêtu que moi, tu peux aller jusqu'au bout du corridor.
Octave appelle ; le domestique vient ; il est aussi étonné qu'eux des changements survenus dans leurs habits, et sa surprise ne paraît pas jouée ; il va chercher un habit et un gilet pour Octave et un pantalon pour Henry dans la garde-robe de M. de Riessain ; puis il les laisse s'habiller. Les vêtements de M. de Riessain ne leur vont guère bien, mais il leur est
impossible de mettre leurs bottes ; le domestique rappelé croit cette fois pouvoir donner la moitié d'une explication ; il reconnaît les bottes qu'on leur a données, elles appartiennent à M. de Riessain, qui a le pied singulièrement petit. C'est une erreur facile à réparer, il s'en va et revient après un quart d'beure ; il faut que le diable ait emporté les bottes de ces messieurs, on ne les trouve nulle part dans la maison. Henry et Octave descendent en pantoufles déjeuner avec M. de Riessain ; on se perd en conjectures; puis on se décide à attendre du hasard et du temps l'explication des choses bizarres qui se sont passées dans la maison. On envoie un homme à cheval chercher à la ville de *** des habits pour M. de Horrberg et pour M. d'Hervilly.
Revenons un peu sur nos pas.
Tandis que la tante Eudoxie racontait à Angélique l'histoire de son éventail, Angélique était auprès de Théodorine.
Théodorine avait été touchée du chagrin réel qu'elle voyait prendre à sa jeune maîtresse, à cause de cette plaisanterie dont on l'avait faite la complice , de plus , elle avait été plus mécontente que je ne le saurais dire en voyant les boucles d'oreilles d'Adrienne. Elle s' était sentie saisie de violents remords pour un crime aussi mal payé , et elle avait pris une résolution qui devait à la fois consoler Angélique et la venger de ce que le baron de Horrberg n'avait pas su faire une distinction convenable entre elle et la cuisinière Adrienne. Quand Angélique fut près d'elle , elle lui prit les mains et dit de la voix la plus piteuse qu'elle put trouver :
— Ah ! mademoiselle , j'ai eu bien des torts
envers vous; serez-vous assez bonne pour me les pardonner?
Angélique demanda à savoir quels étaient ces torts, avant de répondre et de dire si elle les pardonnait; mais, lorsqu'elle vit Théodorine bien décidée à attendre son pardon pour faire sa confession , elle promit tout ce qu'on voulut. Que l'on juge de son étonnement , lorsqu'elle apprit qu'elle n'avait pas quitté la maison de son père , autour de laquelle on avait tourné pendant plusieurs jours; que c'était M. de Riessain lui-même qui conduisait les chevaux ; que le cachot d'Henry de Horrberg n'était qu'une des caves de la maison ; que le souterrain par lequel elle avait essayé de prendre la fuite n'avait pas d'issue; que le perfide Antonio, qu'elle avait vu tomber sous le poignard du baron de Horrberg, se portait si bien que,
après avoir coupé sa barbe , et à ia faveur de l'obscurité , c'était lui qui leur ouvrait la porte du prétendu cachot où gémissait Henry ; que le pain noir et la cruche d'eau étaient là pour la décoration; que ces trois messieurs, réunis dans l'autre aile du château ; faisaient chaque soir d'excellents repas. D'abord, Angélique refusa de croire aux révélations de sa femme de chambre , puis elle repassa dans sa mémoire diverses circonstances qui vinrent à l'appui. Elle fut indignée de la tromperie d'Henry de Horrberg , et annonça d'abord qu'elle épouserait Octave.
— Mais, mademoiselle, M. d'Hervilly est dans le complot.
— C'est vrai.
— Et M. de Riessain aussi : c'est même votre père qui mène tout; j'ai entendu plusieurs fois
M. de Horrberg le prier d'abréger la plaisanterie , mais M. de Riessain s'y oppose obstinément.
— Et moi y disait Angélique , moi qui , à dîner , n'ai mangé que du pain pour ne pas être mieux nourrie que lui !...
Quand la colère d'Angélique se fut un peu exhalée, elle ne put s'empêcher de sourire en apprenant Y espièglerie deThéodorine , qui avait condamné M. de Horrberg et M. de Riessain à faire réellement leur dîner avec le pain noir et la cruche d'eau.
Angélique s'expliqua alors le singulier effet qu'avait produit sur elle la voix de son père , quoiqu'elle ne l'eût pas reconnu. Il lui semblait que cet ermite ne lui était pas étranger.
— Et , dit-elle , pourquoi ma tante Eudoxie
était-elle, le jour de la fuite, habillée en hussard?
— Ah î mademoiselle, ceci était démon invention.
— Gomment, Théodorine, vous avez osé...
— Mademoiselle m'a promis de me pardonner...
— Mais ma tante...
— Elle avait été la veille si mauvaise pour moi!... Mais je n'ai pu vous voir , vous , mademoiselle , prendre plus longtemps toutes ces plaisanteries au sérieux ; je n'ai pu vous voir pleurer, et rester dans le complot : maintenant vous savez tout, qu'allons-nous faire? Je déserte avec armes et bagages, je suis à vos ordres.
— Théodorine , dit tristement Angélique , je vais faire cesser cette ridicule comédie en lais-
sant voir que j'ai cessé d'en être la dupe , et je congédierai à la fois M. d'Hervilly et M. de Horrberg.
— Ah ! mademoiselle , que dites-vous ! monsieur de Horrberg vous aime... Il a des torts , certainement... Adrienne... je veux dire monsieur de Riessain... oui, M. deRiessainfa forcé à agir ainsi... Ne renoncez pas à votre bonheur , mais faites-lui peur , ayez l'air d'accepter sans répugnance la main de M. Octave, moquons-nous d'eux à notre tour, cela sera trèsamusant pour vous de les voir jouer leur comédie.
Théodorine réussit à faire adopter à Angélique ce que précisément Angélique avait envie de faire. Elle aimait Henry, et cet amour plaidait éloquemment pour lui. C'est ce qui amena ses discours singuliers à Octave et sa
visite dans le souterrain , qu'elle voulut revoir, disait-elle à Théodorine , pour s'amuser à ses propres dépens et voir à quel point elle avait été dupe. Puis elle réfléchit que tout cela ne lui présageait rien de bien malheureux ; que la comédie aurait nécessairement pour dénouement son mariage avec M. de Horrberg, et au ressentiment qu'elle avait d'abord épouvé succéda un grand contentement et une propension à la gaieté dont profita Théodorine pour la faire consentir à la persécution qu'elle voulait exercer contre M. de Horrberg et contre Octave, ce qu'elle n'aurait osé faire sans la permission de sa maîtresse. La permission une fois obtenue, elle ne se fit pas faute de la dépasser dans les détails. Cependant, Angélique l'aida à rétrécir le gilet et l'habit d'Octave et à raccourcir
le pantalon de Henry. L'échange des botiii. 16
tes et les pois fulminants furent approuvés par Angélique ; mais elle n'apprit que le lendemain que Théodorine avait coupé du crin dans le lit de d'Hervilly et mis des lapins dans celui du baron.
Pour ceux-ci, ils racontèrent en déjeunant à M. de Riessain comment ils avaient passé une fort mauvaise nuit. — M. de Riessain soutint que c'était une plaisanterie d'Octave, qui ne feignait d'en avoir été victime que pour détourner les soupçons.
Faute de trouver une autre explication, Henry partagea l'avis de M. de Riessain, et Octave finit par croire que Henry et le père d'Angélique s'entendaient pour continuer ainsi la mystification qu'ils lui avaient faite de concert. — C'est singulier, disait de temps en temps M. de
Riessain, comme ce vin est mauvais !... j'aimerais autant boire du vinaigre.
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On en demanda d'autre, mais il était encore plus acide que le premier. — Une troisième bouteille était de l'eau rougie, une quatrième de l'eau pure.
— Il se passe décidément quelque chose d'extraordinaire dans cette maison !
— Je crois, dit Henry, que nous avons imprudemment évoqué les génies qui président à l'arrangement saugrenu des choses de la vie ; nous nous sommes étourdiment engagés dans le pays des romans, et nous subissons l'influence du climat. Heureusement que nous voici bientôt au dénouement, et qu'il ne peut y avoir beaucoup d'événements dans les quelques pages qui nous restent à feuilleter ; pourvu seule-
ment qu'Angélique me pardonne la part que je prends à tout ceci.
— Vous savez bien, Henry, dit M. de Riessain , que je joue le rôle de père barbare ? et qu'il n'y a pas d'inconvénients à me charger de tous les forfaits; d'ailleurs, quand nous avouerons les choses, tout sera réparé. La journée d'aujourd'hui se passera dans le plus grand calme. — Demain, Henry sera délivré. — Tout se préparera dans la petite maison du bois où demeure le garde pour la cérémonie de l'union d'Angélique avec Octave ; mais juste au moment fatal, Henry assiégera le château, brisera les portes, franchira le pont-levis ; un grand combat au sabre et à la hache aura lieu entre lui et Y odieux d'Hervilly ; d'Hervilly succombera comme le doit le tyran , vers la lin du quatrième volume. — Octave de Horrberg en-
lèvera Angélique hors de ce château maudit. Alors on mettra le feu à la maison du garde, qui est vieille et ne tient plus guère sur ses pieds, ce qui, au milieu de la nuit, figurera parfaitement l'incendie du château, repaire de d'Hervilly; on voyagera le reste de la nuit ; puis , comme il faudra encore des mesures de prudence, on se cachera tout le jour, et l'on se remettra en route la nuit. — Pendant trois jours et trois nuits que durera ce voyage de deux lieues autour du bois , nous aurons le temps de remettre tout ici en ordre, d'enlever les barreaux de bois peints en fer des fenêtres , de changer les tentures des appartements et la couleur extérieure du château ; en un mot de changer le repaire en maison honnête, où Henry remettra la belle aux bras d'un père alarmé, qui ne pourra en bonne conscience refuser la main de
sa fille à celui qui l'aura méritée par tant de constance et de dévouement. — Nous recevrons pour plus de sûreté ces dames dans l'aile qu' elles ne connaissent pas; alors on procédera pour tout de bon au mariage, mais cette fois avec le constant et valeureux ehevalier de Horrberg, et ce n'est que quelques jours plus tard que nous raconterons à notre belle captive les trahisons par lesquelles nous l'avons conduite à être heureuse; nous implorerons notre pardon et nous attendrons desremercîments convenables. Seulement alors nous ferons reparaître le farouche (THervilly et le perfide Antonio , qui rentrera dans ses fonctions de jardinier et abandonnera la carrière du crime pour planter ses dahlias, ce qui devrait déjà être fait depuis une semaine. —Figurez-vous , M. de Riessain, dit Octave, que de Horrberg n'ose pas revêtir une coite de
mailles magnifique que j'ai fait venir pour l'assaut et la prise du château.
— Laisse-moi donc tranquille avec ta cotte de mailles ! ce sera tout trahir.
— Nullement, Henry ; Octave a raison ; la tante Eudoxie a tellement sous ce rapport troublé les idées d'Angélique, qu'elle serait au contraire étonnée de vous voir habillé autrement pour le combat. - Votre fameux combat au sabre dans le souterrain , qui était à coup sûr plus imprudent, n'a, j'en suis sûr, pas excité le plus léger soupçon. Je demande positivement la cotte de mailles.
— Et vous voulez brûler la petite maison du bois?
— Ce sera un magnifique tableau final. Il y a trois mois qu'elle devrait être abattue. Antonio aura soin de remplir de fagots et de co-
peaux l'étage inférieur, et une mèche à laquelle on mettra le feu de dehors ne tardera pas à livrer la maison aux flammes.
— Mais , mon cher monsieur de Riessain , est-ce que je prendrai le château d'assaut tout seul? •
— Il n'y aurait pas grand inconvénient ; la tante Eudoxie vous dira tant que vous voudrez qu'il y a mille exemples qu'un seul chevalier ait fait capituler une garnison et ait emporté de force une forteresse où était détenu l'objet de sa flamme. D'ailleurs vos soldats peuvent être encore aux murailles , et vous vous serez précipité pour arrêter ce fatal hy menée. Je compte beaucoup sur l'effet des torches. En a-t-on apporté ?
— Il y en avait deux ici, il n'y en a plus qu'une.
— Les rats ne peuvent avoir mangé l'autre , on la retrouvera. D'ailleurs une suffit pour l'arrivée d'Henry.
Pendant ce temps la tante Eudoxie accable Angélique de questions , mais Angélique se fait un plaisir de jeter le trouble dans l'esprit de sa tante. Au milieu de l'indignation qu'elle éprouve contre les auteurs de la comédie dans laquelle on lui a fait jouer un rôle ridicule, elle ne peut se dissimuler à elle-même que sa crédulité a beaucoup contribué au succès de la pièce, et il se fait dans sa tête une réaction contre les idées que sa tante y a fait germer. A chaque instant et sous divers prétextes elle a des conférences secrètes avec Théodorine.
— Mais , ma nièce , dit Eudoxie , est-ce donc sans une profonde douleur que vous donnez votre main à d'Hervilly?
— Ma tante, ne faut-il pas que j'agisse ainsi pour rendre la liberté et peut-être sauver la vie à Henry de Horrberg? Et d'ailleurs, croyezvous que le ciel laissera cet horrible hyménée s'accomplir? Est-ce que Henry libre ne trouvera pas moyen de me sauver ? Avez-vous jamais vu un pareil sacrifice ne pas être récompensé dans tout ce que vous m'avez raconté vous-même? Jamais le dévouement de l'héroïne a-t-il été pris au mot par le destin ? Non , ma tante , je
suis sans aucune inquiétude ; quelque péripétie se prépare pour le dénouement.
— Mais, ma nièce, c'est qu'il est déjà bien tard... et...
— Eh quoi ! ma tante , s'écrie Angélique , voudriez-vous que ce fût avant le dernier moment qu'Henry vint m' arracher à mon ravisseur? Où serait alors l'intérêt? Puisqu'il doit y
avoir un roman dans ma vie, je ne veux pas en passer une page pour courir au dénouement comme font certains lecteurs. Je l'attends tranquillement , et ce que je crains seulement , c'est qu'il n'arrive pas d'une manière assez inattendue.
— Ma chère nièce , ma pauvre Angélique , je ne veux pas détruire ta confiance et je regrette de ne pas la partager tout à fait; cependant... comme tu le dis , c'est souvent où tout semble perdu , où il paraît n'y avoir plus d'espoir à conserver, que tout change subitement, que le crime est terrassé et que la vertu et le dévouement reçoivent enfin leur légitime récompense.
— N'ayez aucune inquiétude, ma chère tante, je sais comment tout cela finira ; mais il y a d'autres personnes qui croient connaître également le dénouement et qui seront trompées !
mais comme j'ai décidé formellement qu'il n'y aurait pas d'autres romans dans ma vie , je veux que celui-ci suive tout doucement son cours.
Le soir arrive ; Théodorine a bien recommandé à Angélique de venir la trouver, vers minuit ; mais comme Angélique va pour sortir de la chambre, Êudoxie se réveille et demande à sa nièce où elle va. Angélique balbutie d'abord, et cependant explique tant bien que mal à sa tante comment elle va avec Théodorine mettre la dernière main à la robe qu'elle compte porter le lendemain. Une tante un peu moins endormie n'eût pas accepté une pareille raison, mais Angélique parlait encore, que sa tante était déjà retombée dans un sommeil profond.
Minuit venait de sonner, lorsque Henry fut réveillé par plusieurs coups sur les vitres de
sa fenêtre ; il ouvrit les yeux, et à la clarté de sa veilleuse, il aperçut une grande figure blanche qui s'agitait derrière sa fenêtre. A l'aspect du fantôme, un frisson parcourut tout^on corps, et ses cheveux se dressèrent sur sa tête. Cependant il se leva sur son séant, et rappelant ses sens et se réveillant tout à fait, il vit distinctement la grande figure blanche devant sa fenêtre. Il sauta hors de son lit et l'ouvrit précipitamment. Le fantôme n'y était plus ; il le revit à quelques pas sous les arbres. Il fut sur le point d'appeler Octave, mais il se rappela qu'il avait quelque raison de lui attribuer les mystifications de la nuit précédente, et que ce serait lui faire trop beau jeu que de le rendre témoin et confident du succès de cette nouvelle facétie. Il prit le parti de descendre sans bruit au jardin, de s'assurer si ses sens
ne le trompaient pas, ou, si on avait prétendu se jouer de lui, de faire une peur convenable à la personne qui avait assez bien joué son rôle pour l'effrayer dans le premier moment de son réveil. Arrivé au jardin, il aperçut un spectre qui semblait attendre son arrivée pour s'enfoncer dans l'épaisseur des arbres. Henry se mit bravement à sa poursuite ; mais il ne tarda pas à s'apercevoir que le fantôme se rendait parfois invisible, car lorsqu'il se croyait près de l'atteindre, il le perdait de vue tout à coup, et ensuite, au frôlement du feuillage, il se retournait et le revoyait derrière lui dans l'endroit même où il avait passé. La nuit, le silence,
l'impression des bois, ces disparitions qu'il ne pouvait s'expliquer, finirent par persuader à de Horrberg que tout cela n'était pas aussi naturel et aussi plaisant qu'il l'avait imaginé d'à-
bord, et il se mit à poursuivre le fantôme avec une nouvelle ardeur. Encore une fois il le perdit de vue, mais il entendit marcher dans un sentier voisin de celui qu'il suivait. Il s'arrêta et prêta l'oreille, gêné par le bruit des battements de son cœur. Les pas se firent entendre
plus distinctement, et il vit une forme humaine, mais cette fois sans linceul. Il se précipita sur cette apparition ; mais...