‹ Une idée de jeune fille, vaudeville en 1 acteChapitre 14 sur 23 · ANTOINE, DUPHOT · texte numérisé non relu

ANTOINE, DUPHOT

AivrofNE , cherchant autour de lui et al- 'ant à la fenêtre de gauche. Ah çàl voyons, à , au lieu de commencer le fauteuil , je Montais les rideaux de cette croisée ?

duphot, d part. Des ménagements ! des nénagements ! j’aime mieux...

Antoine. D'un autre côté, si le fauteuil...

duphot, brusquement. Tu viens donc de e battre, toi !

antoine. Oh ! j’ai joué un peu, voilà out. . . Mais les rideaux. ..

duphot. Je ne disconviens pas que tu iens de me rendre un service. . .

antoWE. C'est autant pour moi que pour o u a.

Al* : Connaiwi mieux le grand Eugène.

u and ]' po*' «■' glae’, vraiment, il faut voir comme ? m' rair' dedans. Je m’ dis : Tu n'es pts beau,

* Duphot, Emilie, Antoine.

** £snilie, Duphot, Antioc.

UNE IDÉE DE JEUNE FtLLE.

Mai* tu vois là 1‘ vistg' d'un honnête homme,

Et comme c'est vrai, je me r’gard' de nouveau...

Et quoiqu' vilain, jn me trouv* presque bcaul Or donc, monsieur, mettn-vous à ma place,

Si j* n'euia' fait ça, me le r'procfaant toujours.

Je n’ pourrais plus me r'garder dans un' gltre: Comm' ça m' gên'rait, moi qu' en pus' tous les jours!

Car, voyez-vous, je ne veux pas vous emprunter d'argent... mais vous êtes une famille que j’aime comme mes yeux, et puis il y a dans la maison une personne...

DtPlîOT, ti part. Diable! nous y voilà!

( Haut. ) Dis-moi, lu avais les habitudes, à ta boutique. Je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai tenu à ce qu’on m'arrangeât ce inet'ble ici. Si ça te contrarie, ne te gêne pas.

Antoine. Oh ! non. D'abord ça m'a vexé.

Je ne viendrai pas dire : C'est ci, c'est ça ; ça m’a vexé. Mais maintenant, ça me vexerait de m'en aller avant d'avoir fini.. . (à part) car je la verrais encore rno ns, elle. ( Haut.) Tenez, voulez- vous inc faire un petit plaisir? duphot. Parle.

ANTOINE. Je bavarde toujours, et je ne travaille pas. Si vous vouliez... (Il fait le geste de sortir. )

duphot. Tu ine renvoies? (.4 part.) Quand c’est moi qui. .

ANTOINE. Vous renvoyer! Ahl ben, ça serait gentil ! Non, je vous prie seulement de vous en aller.

duphot, d part. Au fait, j’aime mieux charger t-on patron, qui demeure à deux pas, de lui dire. ( Haut. ] Eh bien, je vais donl ner des ordres pour que personne ne vienue le déranger. (Il remonte. ) antoine, vivement. Non, non, ne dites pas ça.

duphot, s'arrêtant. Pourquoi?

antoine. C'est qu’il peut venir des personnes... Il y en a qui... Enfin on est homme. On a un cœur comine un autre, et...

duphot. De qui veux- tu parler?

Antoine. De... Ah ! ben, non. Je ne peux pas vous le dire. ( A part. ) Il n'a donc pas vu les charmes de sa femme de chambre ?

DUrHOT. Dis-moi : si monsieur de Bracy venait...

Antoine. Ah ! oui, monsieur de Bracy ?...

Connais pas.

duphot, brusquement. Eh 1 celui qui doit épouser ma fille!... mon aînée!...

antoine, brusquement. Pardié ! je sais bien que ce n'est pas sa petite sœur.

duphot, à part. Oh ! rien que l’idée de ce mariage le met en fureur. ( Haut. ) Tu le prieras d'attendre, je reviens.

antoinb. Sufficit, monsieur Duphot.

DUPHOT, sortant. J'ai beau être énergique, j'aime mieux que ce soit son patron qni lui dise... ( fl sort par le fond. }

Page 1