SCENE
ÉUILIE, MARIETTE.
MARIETTE, de mauvaise humeur, m dehors. Eh bien !... clt bien!... voulez- voufinir l... ; Entrant par te fond, à part.) Quel effronté que cet Antoine... un ouvriei se permettre I... {Regardant autour U elle.) Tenez ! comme tout traîne ! Est-ce que je suis faite pour ranger ses outils ! {Elle range les outils )
ÉMILIE. A qui en as-tu doue, Mariette ?
Mariette, fout en eonfimmuf de ranger.
A monsieur Antoine, mademoiselle ; monsieur votre père a eu une bien mauvaise idée de vouloir faire réparer ce meuble ici.
fcMiLiK. Il n’est pas venu travailler hier, monsieur Antoine ï
Mariette. Oh! pour hier, je veux bien l’excuser. Il a pris avec lui la mère d'un de mi amis qui vient de mourir. Celle mort hissait la pauvre vieille sans ressources, monsieur Antoine avait des économies, son patron lui a avancé de quoi compléter douze rculs francs, il a placé sa protégée dans une bonne maison, cl c’est hier qu il a été 1 installer.
Emilie, à part. Quel cœur d’or il y a chez | cet ouvrier
Mariette, trouvant un» testsà terre. Tenez, voilà sa veste qui traiuc à présent ! I {Elle la met sur la console )
Emilie. Ne gronde pas. (le salon est en désordre. D’ailleurs nous n'attendons pcr- !
sonne.
Mariette. Et monsieur de Bracy qui va venir ce malin !...
Emilie. Tu crois?
MARIETTE. Quel beau cavalier! quelles manières nobles ! (On entend la voix d\ Antoine qui chante.)
émilie, distraite Oui, c’est... mais j’en teuds monsieur Antoine, je crois.
Mariette, r> pari Être aimée d'un homme comme monsieur de Bracy 3 voilà ce qui flatte un amour-propre. Mais ce petit ouvrier, c’est humiliant. Au premier mot qu'il me dira, je le mettrai à sa place.