TOME XVI
Artliur, c.-v. 2 a.
Les Suites d'une faute, d. S a.
Les Eufans du délire, v. la.
Matéo.d. 5 a.
Le Mariage en Capucbon,v.2a
\Bas les nommes Iv. la.
La Bourse de Pézéoas v. 1 a.
Lord Surrey, dr. i actes par
Filion et de Josserand.
Simon Terre-Neuve, c.-v. 1 a.
Gaspard Hauser, d. 4 a. par
Anicet ei Dennery.
Les deux Pigeons, cv. 4 a.
Mathiai l'Invalide, c.-v. 2 a.
Impressious de Voyages, ▼. 2 Geneviève de Brabânt, m. 4 a.
Raiael, d.-c. 3 a.
Faute de s'entendre, c. 1 a.
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IK 21 DÉrRVBIIK 1843.
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(Ml m»'i|<'( iiio, frôre do L^onic M. BaRD<m
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HEHStfSSAGtS
ACTKLUS
JM'AYV, paysan. alUriié au «lialeaa
'I'' Luceval M fl«i 1 tar»
IMKKKETTE. jmut paT«anii«. «u
/yi «/^r «f pa»»f au rhiitrau >h LmrernI, n d*us rente lientê tir Pans.
Ix: tlii-atre représente un joli «alon, élrgaiiiiitenl inoubliv (Jii faul«uil à la Voltaire, «ur k Jevaat. à «Iroil*. pWn f «or petite table. Port*' à ileut battanCs HaiH t<* fond. ' ' ' '•> d* •haqu» rAl(» An drtiiytiH' plan. « sanrlip. pori»
«lonniuit tians un»' rlianibre ; vi^^-rt-vi-* IVntr»»»» il . i.-
SCÈNK FKKMIKKK.
.lACOr, PlIiUKK'ITK.
iMi.uuK'rrE, entrant en fcène vtveinfut par 1(1 porte du fuml à gauche. Je no s«iis pas c (|iK* j'ai anjomd'lini !.. j»' nr ptnv pa^ rt'sler en place !
JACOT, entrant de mrim- pur m pni te du
fond u drt^ite. Iv il' Nai> pjs i' tpii m |)a>M* jKir la HMt in.iiN i'.ti «!.s r<uirii)is dans les inolU'h
H .4c rrt>«uri)«- .« r ,. TirrreUr, H |-hu |««
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KNSEMniF. Ah î
J icoT. Honjour. Picrnlt»» ' iMERRKrTE.l><»njourJaroi...b ou uen^u .
MAGASIN THEATRAL
JACOT. Moi?.... j' viens d' battre l'habit d' inonsieiir Procopc.
piERRKTTi:. J.e docteur en jnédecine ?... I\Joi, j' viens d' porter la tasse de chocolat à M"*^ Léonie de Lnceval , sa sœur.
JACOT. Et toi, tu n'as encore rien pris, rierrette ?
PIERUETTE. Pas une miette... Et toi, astu déjeuné, Jacot?
JACOT. Pas un brin. Et c'te nuit, quoiqu' l'as fait, Pierrette?
PIERRETTE J'ai fait des rêves interminables!... Et toi, as-tu bien dormi, .lacol?
JACOT. Moi, toute la nuit; je m'suis pat lé à moi-même comme un perroquet.
PIERRETTE. Ah 1 dam!... vois- tu, c'est qu'on n' peut guère dormir quand on a à carder un secret comme celui qu'on nous a confié !
JACOT. J' crois ben !... sans compter c' qui doit nous r' venir si nous 1' gardons: moi à toi... toi à moi!
PIERRETTE, Vivement. C'est magnifique!
M. Edouard de Sennecourt peut arriver; ça n'est pas moi qui lui dirai que mam'zclle Léonie est vivante.
JACOT. C'te bêtise!... ni moi non plus !.. . JMais c'est qu'il arrive aujourd'hui!... Pauv ' jeune honmie ! dans ({uel état qu'il doit être!... Comment que mam'zell' Léonie a pu se décider à lui faire envoyer une lettre conim' quoi qu'elle était morte?
PIERRETTE. Pourquoi qu'aussi il s'amuse à Paris, à deux cents lieues d'ici, tandis que sa fiancée est à l'attendre?... c'est impatientant.
JACOT. Je n' dis pas, mais ça n'est pas tout que d' garder 1' secret ! Pour que M. Edouard ne s' dout' de rien, faudra encore avoir l'air bien affligé... faudra pleurer mêmel PIERRETTE. On pleurera !
JACOT. On pleurera!... faut pouvoir.
PIERRETTE. Ou pourra!.., quéqu's larmes, ça n'est pas la mer à boire.
Aiu : J'ai pertht non couteau, etc.
On peut toujours pleurer , Nous u' pouvons l'ignorer; Nous avons tous le droit do plnurer.
Qui ])ourrait nous r'tenir'.'' Quand c'est pour s'enrichir, On pleure avec plaisir!
[Pleuram.)
AI»! ah! ah!
JACOT
C'est (|u' c'est ça !
piiKRETTE, conlinuanl.
Ah! ah! ah' Oo n'a i\\\l\ fair' connu' c:» !
D'abord pour s'émouvoir, On lii'e son moudioir , Ca fait \\\\ (Houlïoir.
JACOT
On s' figur' que sa bourst' Est vide et sans ressource; Qu'on apprend le trépas D'un boa parent, hélas i Dont on n'hérite pas; Et ça coule de source.
JACOT
Voyons ça !
(Pleurant.) Ah ! ah 1 ah !
PIERUETTC.
C/est cela !
ENSERlBLIv
Ou peut toujours pleurer, Nous n' pouvons l'ignorer ; Nous avons tous le droit de pleurer, etc.
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SCEINE 11.
Les Mêmes, LÉONIE.
LÉONIE, arrivant, et les voyant pleurer. Ah! mon Dieu! mes amis, qu'avez -vous donc?
JACOT, s essuyant les yeux. Rien, mam'zelle !
PIERRETTE. C'est que nous faisions une répétition pour M. Edouard.
JACOT. Et nous pleurions parce que vous étiez morte.
LÉONIE, riant. Bien obligée de vos regrets, mes amis ! Pierrette sait ce que je lui ai promis ?
PIERRETTE. Nous cu parlions, mam'zelle.
LÉONIE. Je crois bien... un mari, c'est un joli cadeau.
Air : Je sais attacher des rubans.
Le mariage, c'est si doux !
C'est par vos soins que tout se mène ! On voit partager tous ses goûts ; On commande, on est souveraine !
Il est dans ce lien chéri Bien d'autres choses qu'on adore...
Je pourrais te les dire ici...
Mais je ne les sais pas encore!
PIERRETTE. C'est juste. .. VOUS saurez le reste plus tard, et vous me 1' direz.
LÉONIE. De plus, si vous vous taisez, pour commencer votre ménage, je vous promets cent écus.
JACOT. Cent écus!
PIERRETTE. Cent écus !
ENSEMBLE. Mam'zell' n'a pas à rraindnî que nous bavardions!
JACOT. Cent écus! c'est un cadenas que vous venez de nous mettre sur la langue.
PIERRETTE. Il u'v a plus uioveu qu'il sorte un mot !
UNE LiÉK DI-: M^IDKCIN.
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