‹ Une idée de médecinChapitre 15 sur 35 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, PKOCOI'K.

PROCOPE, en noir. I^, j'aurais |>arit' que je trouverais ici uies |M>til.s gaillard».

JACoi et PlEliliElTE. >lon»i«'ur le dœleur !...

JACOT. Monsieur l*r(»cope, c'est uiaui'zelle (|ui nous (lisait...

PHOCOPli. Conunent, Léonie, c'r>t toi qui les retiens?... quand le moment fatal approche !... (|iian(l la douleur devrait déjà être peinte sur tous les visag<.'s!...

JACOT. Monsieur I'roco[>e, mam'zeile nou.** a surpris connue nous nous mettionii eu train !. ..

LÉONIE. Tellement (|ue je croyais (|u'il leur était arri\é un malheur réel.

PROCOPE. C'est que je veux des larmes!... des larmes véritables!... et j'ai tout disposé pour ça... J'ai conunemé par W. cmhrr... je viens de le plon<^'('r dans la plus profond»' tristesse... je l'ai misa l'eau |)our vingt quatre heures I

JACOT. Fauvr»' Haptisle!

PROCOPE. l.e jardinier est inconsolable!

LÈOME. Est-ce que tu lui as défendu le vin aussi?

PROCOPE. Mieux que cela! Je lui ai annoncé (|ue sa fennne revenait près de iuil

JACOT. Oh bi«n !. .. va-t-il ^éniir î

PROCOPE. Maisc'est h cui^inièrt* jpi'ilfaul voir! Elle est toute en larmes!

LÉONIE. Ouoi! réellement?

PROCOPi:. Iléellciurnt... di»s larmes grosses comnu' des pilnhs... Oh! je ne badin»' |>asî

LÉOME. Lui aiirais-lu fait de la peine?

PROCOPE. J»' lui ai fait éplucher des oignons |)endaut trois heures au moins.

LÉONIE, riant, lia î ha! ha !

JACOT et PlERRETiE, partant d'un éclat de rire, lia ! ha ! ha! lia !

PROCOPE. Voulez-vous bien ne pas rire comme cela !

PIERRETFE, s'nrrêtant. Elle doit a\oirlcs yeux tout routes.

PROCOPE. llouges de feu î c'est superbe!... mais h propos d'oignons. . {Il tire sa montre.) i'.'vst ma moutn* m«»Nrn û«eî.,, (// rnjnnlc l'heure.] Le teuq»s pavse !. .. Edouard jM'ul arri>er d'un instant il l'autre... Jacol «'t l'ierrptt»'. h votr»' |M»steî

JACoi. Oui, mousi«'ur le docteur.

PRo(.opE. (incitez sa voiture!... et venez nous avertir aussitf)! «piN'Ile paraîtra, et surtout s»>uvenez-\ous de plrurer de toutes \()s forces quand vous me verrez tirer mon mouchoir de ma poche.

JACOT. Oui, monsieur Proco|H\

Al* dé Hohtm en toM To«M étnx MiriMil *n •• ftéytmet, VrrWl Jm UtW^rt U«l ri ^m%*

Ak \ Mir ■•«• ■'•vr< ^«i d'aUrfw nuiaarii.

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lit . Il i.t Ifrirn

\ ■■' • : iri- ■ t .^l^■•• ; ...

j^,^ H«'J« pmir rrr

T« Pirrrrtl» i*fc rwil *ni»!

jAcor 0t nuftftrrt.

To«j4 flruv fturtoot m m prtwct, V>r«<in4 àr% Urm»-« Uni et plus;

L* Pirrrrt»*- tt^ — ^| ^f*»?

!Na

Jatvl ei PterrtU* iorlgnt.

>v»»v»<^v^»%v»%v»»vv»%»»*^%»%»*»»'>**»*******^<

SCKNK !V i'Iuk:ope, lkomk.

PROCOPK. .\llous. allons. tuM' ;n}>o-

sitioiiNsonl pritisî... (^doilnui >nuuc

sur un chemin de fer!

LÊuME. Mai:», mon frère, e3»iu !»ûr qu'il arrive ?

PROCOPE. Ne me dit-il pas dans sa lettre qu'il sera ici le 15 au matin?

LÉONIE. Oui, mais cs-iu siir qu'il arrifc conimc je voudrais qu'il arrivât ?

PROCOPE. .Ma foi ! qu'il arrive en poste ou en diligence, ça m'est égal î

lÉoME. Tu ne m'eniend> pas... S'il était iiiaLde?

PROCOPE. Kh bien ! ne serai-^-je |>as b ? Ouel piaiMr de guérir Ce cher ami par notre nonvi au système.. . l'homéopathie!. .. Enfoifil uni' tlf découiertr!

LÉOME, Mwritinl. Vous h croyei àtmc bonne?

PRm:oPE. Nou'» !iomme> m ii-Mn a«>sayer. . .

LtONllL Je sai^que tuas du talent... n)ai> si c'était le chagrin, la douleur...

PRiM.oPE. .\h ! bon ! j'entends !... Voilà la pitieqiii le reprend!... En »-l-il eu de la pilif, lui? En a-l-il eu |M>ur toi, si jeum*. si richt*, qui 1 aimes tant !. .. ^ oiU Us quaiilt'> . ••i |»oui moi, ton frère, dwieur titon luieor homéopathe. Voil.^ ' Mt ..

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