I.ES AUTUES
O peiiio cruelle i etc.
Tous sortent, Frocope, Jacot et Pierrette avec une désolation comique.
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SCIÏNE vil.
EDOUARD, seul.
Enfin, je suis seul! ma main tremble en ouvrant cette lettre. (// lit avec une grande émotion.) « Mon Edouard, je n'ai pas eu la » force de t'atlendre; mais tu es à moi malgré » la distance qiu nous sépare, et je t'ordonne » de vivre dans l'espoir de te retrouver un » jour pour ne plus te quitter... Tu vivras, » je le veux... pour penser à ta Léonie... et » en attendant que nos cœurs se réunissent, » je te laisse mon image, et une chaîne de » mes cheveux que tu porteras pour l'amour » de moi... pour l'amour de moi, eniends- •> tu ? car je t'ordonne de m'aimer tou- » jours... Je suis morte pour toi... Tu dois » vivre pour moi ! » Oh ! oui, pour toi. ( // baise la /cf/re. ) Pour toi seule!... El ton portrait ! tes cheveux!... là sur mon cœur ! Ma vie sera \h... tout entière dans le souvenir... Cetle chambre que tu habilnsseia la la mienne ! {Posant sur la table des petits pistolets de poche. ) C'est ici que je veux de-
meurer... Ton frère... ([ue n'a-l-il été mon médecin aussi!... Ton frère me vendra cette propriété. ( // se jette dans le fauteuil à la Voltaire. ) Faut-il que je sois la cause de sa perte! Et pourtant Dieu sait si j'ai quelque chose à me reprocher! Ah! tant d'événem'Uts... la douleur... la fatigue... je me sens accablé !
Aiu de Psyché (Piano).
^la paupière alTaiblie Se ferme malgré ruoi !
Qu'un songe, ô Léonie!
M'occupe encor de toi !
De la voûte éternelle.
Tu suis mes actions...
l'^t lu nie vois lidèle...
// s'endort. La porte de gauche, au deuxième plan, s'ouvre, et Léonie parait.
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SCErSE VllI.
EDOUARD, endormi, LÉONIE.
i-EuME , paraissant avec mystère et finissant l'air. Voyons !
Je n'entends plus rien.
( Elle entre doucement. ) Mon frère m'a dit qu'il n'était pas changé... si je pouvais... ( Elle fait un pas et l'aperçoit. ) Ah ! il dort ! [Elle s'avance encore avec précaution et le regarde. ] Mon frère m'a trompée... Oh! il m'aime toujours! Que j'ai de chagrin de le tourmentt^r ainsi! [Lui parlant.) « Ce n'est pas ma faute, va, Edouard... ce n'est pas ma iaute ! » Ah ! mon Dieu ! il a fait un mouvement ! (Elle se relire avec effroi vers la porte .secrète, i douard pendant toute la pn de la scène jaitvoir au public, par son jeu muet, quil ne dort pas. ) S'il s'éveillait. . . non ! ( Elle se rapproche. ) « Oui , c'est bien malgré moi » que j'ai consenii à passer pour morte... •> C'est mor» frère qui l'a voulu... qui m'a » dit que c'était le seul moyen de te rame- » ner.. . mais tu en es bien cause aussi !... » Pourquoi ue pas revenir?... Rester si long- » temps loin de moi... à Paris ..
\iR du Démon de la nuit.
Prolonger ainsi ton absence!
T'amuser, causer loin de moi!
Et iiio laisser dans le silence...
Ah ! c'était bien cruel à toi 1 CcTles, je no pouvais pas rire.
Quand une autre, exempte d'ennuis.
Ecoutait peut-être à Paris Ce (ju'ici tu devais me dire !
>) Mais ça m'ennuie déjà bien d'être morte. . .. surtout près de toi!... ça ne durera pas )) longtemps, et[quaud nous serons bien sûrs .) que tu ni'aimes toujours, je ressusciterai ' lx)ut de suite... Adieu!... Courage! »
î NK IDÉK DE MI^:nKCIN
DKI'MF.MK «.iitHI.I. I
Il r.iiit qu'îi l'instant j** te (|ijillo ; 'Idiil II* rniiii<l(> i^iion-, Kiioiiani, (}»!• j«.' le fais cette visite ; Rt <''e<it bien pmtil de ma part!..
l>or<«... nu revoir... je nie retire...
Au revoir... mari lii- uiori rliuix. .
KUe » éloigne S'arrélanl.
Ali ! j'oubliais...
illle va iembrosMer.
.\lluiis, je crois Que je ii'di |iliis rien h lui ilire'...
l'Ule n'etifuive.
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