SCÈNE VI
Les Mf.MES, M"" Di: MIIIMONT, ÉDOlAiU).
Edtmard entre avec M™« de Mi'riiionl ; Prucopc se prifipile vers lui avec de grandes déinonstrattuiis de douleur.
tDOUARI), PIIOCOPE, MAt)AME DE MUl-
VIOIST, mutuellement. Mon ami !.. .
TOUS, ensemble.
Ai» d'Ilormille.
IDOIAIU)
O [toi ne iMuelle .
Regrets siiperlln-; ' ' Celle i|ue j'appelli-,
Eli.. I.'.sl il. MU- l.llls '
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il |Mrinc cruelle , Rf ^rel< «up^rdu* !
OHc «pi'il appeik.
Elle n"«-nU?nd plu-*'.
PROCOPE. Mon cher Kd<mard ! madanic...
(Ijus que! moment le ciel vt>us rend-il à mes
MVUX ?
ÊDOLARI) , montrant madame dr Mirmont. Dans le malheur, ses amis la trouvent toujours !
M"" DE MIRMONT, à Procope. Oh! je sais (juelle est votre peine...
PROCOPE. Non, madame, vous ne le savez pas, et tout à l'heure encore je \oulais la sui\re. {À part.) Le fait est (|ue je l'aurais suivie, mais ils ne m'en ont pas donné le temps
M'"'' DE .MIRMONT. Vous devez surmonter
de pareilles idées A mon retour à Paris,
où je comptais vous trouver, j'appris de monsieur de Senuecourl même ce cruel événement.
EDOUARD. Va vous a\ez craint de m'abandonner à mon désespoir.
M'"" DE MIRMONT. C'est pour cela que j'ai voulu être présente à votre arrivée dans ce château... {A Prorope.) Je voulais aussi atlénuer le coup qui vous frap))ait, mon cher Procope, el je renonçai à une résolution...
PROCOPE. Que voulez-vous dire?
M"" DE MIRMONT. Vous savcz Combien je suis franche? j'étais déterminée a rester veuve.
PROCOPE. O ciel !
M"" DE MIRMONT. Oui, un amour excessif de liberté, mes réflexions sur votre caractère, et puis mes impressions de voyage...
PROCOPE. Allons, voilà les impressions de voyage à préMUi !
M"" DK MIRMONT. Sans la mort de voire sœur, je n'aurais jamais été votre femme.
PROCOPE, à part. Me vodi» bien I
M'"' DE MIRMONT. .Mon dévouement ne se démentira pa^. ., nos larmes S4» mêleront à celles (If monsieur de Senneeourt...
PROCOPE, tirant son mouchoir et faisant si (j ne à Janjunt tt à Pierrette. Ah!
j.vcoT el PIERRETTE, pleurant. Ah ! ali !
ÊIX)UARD. Mes amis, j'ai besoin de courage !
PROCOPE. Je l'en donnerai!
JACOT ei PiERRErrh, pleurant. Nous vous eu douiHMons, monsieur Kdoiiard.
tDOlAiU). Merci! merci, mesauïis!.. Mon cher Procoj)e ! {lias, à madame de Mirmont.^ Sa vue me fait mal!
PROCOPE, lui srrrant la main plusieurs fois avec un silence comique. Ah! mon jeune ami î je partai^e la douleur. .. ou plutôt c'rsi toi (|ui partages la mienne!... mais nous
MAGASIN THRATRAl..
sommes loiis morlel-s, }r le sais plus que lout autre, on ma qualité de médecin... Le temps seul peut cainier ta peine!
ÉDOUAiîi). .jamais!
P150C0PE . lui préaunlant un papier et une petite boîte, lùlouaid, voici la seule consolation que le frère de Léonie puisse t'oflnr. .. Ce sont ses dernières volontés qu'elle m'a chargé de te remettre avec une boîte.
Ét)OUARD, prenant le papier et la boîte. Chère Léonie! (// va pour ouvrir la lettre et s'arrête. ) Mes amis... pardon... au moment d'ouvrir cette leltje. ..
M"'" Di- MlRMONT. Vous voudriez être seul !
PROCOPE. C'est juste!... Dans une pareille circonstance.
M'"*^ DE MlRMONT, avec intérêt. Et puis un peu de repos vous serait nécessaire.
EDOUARD. Du repos!... Depuis cette fatale nouvelle, il n'en est plus pour moi.
M""^ DE MlRMONT. 31onsieurde Sennecourt, mon ami, du courage !
. PROCOPE. Edouard, du courage!
JACOT et PIERRETTE. Du couragc, monsieur... Ah!