MARIETTE, JACQUES
JACQUES, vernissant des bottes au fond de la seine. Ah!
marotte, brossant un paletot sur le devant. A quoi donc que voua pensez, monsieur Jacques?... Vous ne me dites rien...
Depuis huit jours que je suis A Dieppe avec mes bourgeois, v’ià le premier matin que tous ne me pariez ni d'amour ni de mariage.
JACQUES, descendant la seine. C'est vrai,
manrselle, mais hier mes idées nul changé au déclin du jour, la nuit m'a éclairé.
Mariette. Que voolez-vousdire?
JACQUES. Je veux dire que monsieur Cypricn, ce jeune homme qui accompague vos bourgeois...
Mariette. Monsieur Cyprieu Grabulot.
Jacques. Oui, monsieur Grabulot a fait, après sou dîner, une description de la vie de garçon, qu’il appelle indépcndauce eu coeur, une description que l'eau m’en est venue il la bouche.
Mariette. A propos de quoi que monsieur C.yprien a dit de pareilles bêtises î
Jacques. Ça lui est venu tout naturellement en voyant descendre de voiture, dans la cour de l’hôtel, un de ses amis qui est tout de suite rentré dans sa chambre à l'instar des sauvages.
Mariette. C’est donc un crime de rentrer chez soi de bonne heure?
JACQUES- Mais il n’était pas seul, l'infortuné... il était pourvu de son épouse légitime, une jeune et jolie femme.. . le malheureux!
Ilw i. T°ilti les indication» «oui prîtes de U Mlle ; le» personnage» tont placés en tète de* scènes ému l’ordre qu'ils occupent, c’eil-à-dir* que le premier tascril tient le gauche ; le» changement» ée position Met Indique» per «le» renvoi».
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SiARlHTTE. Monsieur Jacques, fous êtes fou !
Jacques. Je ne suis pas fou... Je suis éclairé... l'indépendance est le bien le plus dont .
marip.tte. Lai-sex donc... vous êtes tous de nuhiK, vous autres l.ommcs.
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Quand v.iy» innnlrr* d’ l’inJ'ÜéfUW*
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C'eU U pare»**... Vota* vou» nrJkfl Que vos feinm'a, quand vau* *’«* luarifa.
Ne tuo* £»**' ni porta» quelque* Jiaif.
JACQUES. Je vous jure. Mariette, que le désir seul d’êire libre.. . (On sonne )
Mariette. Vous n ‘entende* pas qu'on tous sonne?
Jacques. C’est justement ce moniteur...
si intéressant...
Mariette Oui, li cause qu'il est esclave.
JACQUES. Esclave..,., c’est le mot. (On tonne.)
Mariette. Allez donc, monsieur l'ijidé- |Kiidant, ou s'impatiente.
jACQL’is. Je vous quitte, inad< urise'le Mariette, mais je vous expliquerai comme quoi on est bien plu* heureux dans le teste hutcdii mariage... c'est ainsi que monsieur Grabulot appelle l’amour itonncic et platonique de deux personnes de différents genres.
(On tonne et il tort par la porte du second plan à droite.)