SCENE II
MARIETTE, puis M- B BELHOMME.
MARIETTE. Ah ben l c’est aimable de la part de M. Cyprien... Comment! je nriexposc tous les jours pour lui à être chassée... et pour me remercier, il me détourne mou amoureux . . un garçon d’un excellent bùtel.. . qui a déjà des économies. .. avec t,» d’une nàlc très matrimoniale. .. ça ne peut pas se
passer ainsi. . • Ah! v ia madame qui revient desà promenade solitaire et matinale, comme elle dit... entre nous, je la crois un pou toquée. ma maîtresse...
M** BRI. HOMME, un grand chapeau de paille sur la tête, entrant du fond un r mmn à la main et prenant la gauche de la trènr.
<> Quand uue femme est sous l'empire J un » tyran, que le vulgaire appelle un mari, et . qu'un cavalier tendre et amoureux devient u trop pressant, elle n'a que dent moyens de » franchir ce pas dangereux... succomber ou » mourir. » Succomber ou mourir! livre sublime. lu m’as éclairée!... Je sais ce qui me reste II faire.
MARIETTE. Bonjour, madame.
Il™* - relhommÉ. Bonjour, Mariette.
Mariette, urée mystère. Madame n'a rien à me remettre ?
M"* REUloUME. Noble fille dont le cœur illisible a pris en pitié deux êtres aimants et
qui a bien voulu leur servir de facteur pour échapper aux investigations d’un despote.
Mariette. Je ne comprends pas... mais jp demande à madame si elle a une lettre pour monsieur Cypricu.
M“ r REf. homme. Tais- loi !.. . la jalousie n’a peut être de fermés qu'un œil et une oreille!
MARIETTE. Oh! soyez tranquille.. monsieur est dans sa chambre... et il fait voir en pleurant des images h votre petit chien et i» votre filleul.
M"" REI.UOMME. Il est eu famille, je pics parler... Mariette, je n’ai pu trouver une minute pour écrire a Cyprien, il m’a fallu rester sjns cesse auprès de Coco, qui, tu lésais, s'est brûlé le pied.
MARm iE. Pauvre monsieur Cyprien ! il aime tant, à jeun, un de vos poulets.
M°" BEMIOMUK. Mes yeux lui diront en déjeunant ce que ma plume n'a |*as eu le temps de trac r! {K Ile rentre ehes élit par la porte de l'angle gauche. )