CHAPITRE HUITIÈME
voyait aussitôt M. de Bourgoing à Woerden pour prévenir la Commission et le Rhingrave du « secours du Roi » . Il restait lui-même à la Haye, pour y prendre les mesures exigées par les circonstances. Les troupes prussiennes étaient entrées sur le territoire des Provinces-Unies; les Pensionnaires venaient de se décider à quitter la Haye, où ils cou« raient risque d'être massacrés par les orangistes. «La fermentation est grande parmi le peuple; nous sommes menacés d'un pillage dans la journée, et rhôtel de France ne doit pas être épargné plus que les autres ^w
1 Montmorin à Gaillard. Versailles, 12 septembre 1797. Hollande, 574, no 98.
M. de Ravneval écrivait à la même date au chevalier de Bourgoing : M Voilà donc, mon cher Bourgoing, le canon qui se braque. L'expédition partie avant-hier et celle d'aujourd'hui prouveront aux patriotes que nous ne sommes pas d'aussi lâches amis qu'ils le supposent. »