‹ Une invasion prussienne en Hollande en 1787Chapitre 5 sur 167 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

documents originaux. Nul mieux que Thistorien du Secret du Roî ne pouvait peindre ce plaisir, «auprès duquel n*est rien celui de la chasse pour un amateur passionné » . Mais l'étude des lettres jaunies et des vieux papiers, pour attachante qu'elle soit, ne

1787 plus de 80 pages dans son grand ouvrage sur la tactique militaire.

Le baron de Troschke a publié en 1875, dans le Militair wochenblatt^ un ouviage qui a été imprimé à part sous le titre de : De preusxische feldzug inJJoUand 1787. Berlin, in-8<*, 1875. La Revue éC Edimbourg lui a cons<icré la même année un article intitulé : A prussian campaign in Holland,

M. de Troschke, qui s*est beaucoup servi du travail du général de Pfau, a eu entre les mains de nombreux documents provenant des archives allemandes, mais il n*a pas connu beaucoup de pièces d'origine française et hollandaise, et il exagère la force des troupes patriotes, pour grandir le succès de Tarmée prussienne.

Parmi les documents originaux consultés par moi, je citerai avant tout :

La correspondance de Hollande au Ministère des affaires étrangères. Les volumes 569 à 575 de cette correspondance renferment de nombreuses pièces intéressantes classées avec le plus grand soin. On se rend compte de Timportance attribuée par la cour de France à la question hollandaise^ en voyant Tordre qui règne dans ces volumes. Les volumes de la correspondance de Berlin, conservés aux Archives des affaires étrangères, ne sont pas non plus sans intérêt.

Le texte original des lettres écrites par Mirabeau, de Berlin^ et les pièces annexes m*ont aussi servi.

Tous les documents qui pouvaient m*être utiles pour ce travail m*ont été communiqués aux Affaires étrangères avec une obligeance que je ne saurais oublier.

J*ai trouvé le même accueil aux Archives royales des Pays-Bas, et à la Bibliothèque de la Haye, où j*ai pu consulter beaucoup de documents et de très-nombreux ouvrages.

INTRODUCTION. x»i

doit pas faire perdre de vue ce qui a été raconté et imprimé sur l'époque et à l'époque même que Ton étudie.

Tout n'est pas faux dans les récits qui nous ont été transmis sur le dix-huitième siècle, ettout n*est pas, comme le dit de Maistre, « une longue conspiration contre la vérité » .

Si riiistoire doit sans cesse être refaite, ce n'est pas seulement parce qu'elle est mal faite, mais parce qu'elle est sans cesse oubliée.

Les diplomates français et anglais qui constataient avec tant de netteté, à la fin du siècle dernier, le rôle utile de la Hollande dans l'équilibre européen, ne manquaient pas à la politique ancienne et traditionnelle de leurs pays. Depuis le jour où les nobles des Pays-Bas, réunis soûs le nom de « Gueux » , ont juré par un serment solennel de rester fidèles au roi d'Espagne jusqu'à la besace, mais de préférera tout la liberté et l'indépendance, la France et l'Angleterre ont pris une part active et souvent prépondérante dans les affaires des Provinces-Unies.

Plus qu'aucun autre homme d'État, Henri IV est persuadé de l'utilité des bons rapports avec la

Page 1