‹ Une invasion prussienne en Hollande en 1787Chapitre 71 sur 167 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Frédéric- Guillaume II et mademoiselle de Yoss. — Mission de M. de Rayneval à la Haye. — Ses négociations avec la princesse d*Orange et le comte de Goertz. — Le prince d*Orange refuse de consentir aux conditions proposées par M. de BayneTal. — La cour de France accentue son hostilité envers le Stathouder. -— Le cabinet britannique est divisé quant à la politique à suivre aux Pays-Bas. — Le roi de Prusse blâme la conduite de son beau-frère. — Découragement des orangistes. — Négo* ciations secrètes entre le baron de Reede, ambassadeur des Etats-Généraux à Berlin, et Mirabeau. — Mirabeau n'obtient pas d'être envoyé en Hollande. — Frédéric-Guillaume semble négliger les affaires des Pays-Bas.

Tandis que Frëdéric-Guillaume penchant tour à tour vers la France et vers sa sœur, n'osait se déclarer bien franchement ni pour Tune ni pour l'autre, il suivait, avec le plus grand soin, une négociation tout intime dont le résultat devait être momentanément plus favorable à la cour de Versailles qu'à la princesse Wilhelmine. Sir James Harris fut l'un des premiers diplomates informés de ces intrigues très-secrètes et très-prolongées. « Mon cher lord » , écrivait-il au marquis de Garmarthen le 21 novembre 1786, « j'apprends par une source privée, mais autorisée, que dans peu de jours Sa Majesté Prussienne aura une maîtresse

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