IN AITRE REPORTER
L'impression produite est considérable, et nous sommes à votre disposition pour que vous répondiez.
TIILIRLNGE
C'est un enfantillage. Vous verrez que Le Contrat social ne publiera rien parce qu'il n'y a rien à publier. (Les reporters écrivent^ il répète sa phrase en dictant.) Le Contrat social ne publiera rien parce qu'il n'y a rien... J'ai coniiance que vous direz tous, quelle que soit la nuance de votre politique, que, dans ma maison, il y a une sécurité absolue comme dans ma conscience.... comme dans ma conscience. Je suis attaqué, pour avoir toujours placé la République et le pays au-dessus des intérêts particuliers— des intérêts particuliers. La presse le dira et réparera le mal qu'une feuille trompée a essayé de produire.... a essayé de produire.
LE DOMESTIQUE, bas à Tliurings.
La personne que monsieur attend, de la part de M. Legros, est en bas en voiture.
TinRiNGE, à liante voix.
Faitesmonterchezmon secrétaire. {Aux reporters.)
ACTK PREMIER 17
Je vous demande pardon de vous quitter, j'ai précisément (juelques collègues à déjeuner... Au revoir, messieurs.
[Il leti.r serre la main à tous en les reconduisant. — Le secrétaire entre.)
LE SEr.RiiTAUu-:, très troublé.
Il y a là quelqu'un qui se dit envoyé par M. Legros, mais je crois bien que c'est du Contrat social. Tiiri'.iiNtifc; Il vient chercher le pri.v de son chantage. Bail! recevons le pauvre diable; mais n'en dites rien : on [ne taxerait de faiblesse.
[Le secrétaire sort. — Thuringe va. jusqu'à la porte recevoir le nouveau venu.)
SGKNE VU
THURINGE, l'ORESTIER, LE SECRETAIRE, MADAiME TUL'RINGE, LE DOMESTIQUE.
FOREsTiLK, se présentant.
Forestier, directeur du Contrat social.
Turp.iNGi:, fort gracieux.
Quel acharnement, monsieur Forestier, et pourquoi cette campagne contre un homme qui, jusqu'ici, n'a jamais eu le [daisir de vous rencontrer !*
FORESTIER, très calme, après un silence.
C'est, en effet, la première fois que je vous vois, monsieur le député. Permettez-moi devons regarder. J'ai la prétention de me connaître en physionomies.
THURiXGE, un peu déconcerté.
Eh bien ?
FORESTIER
Vous êtes un faible, avec de grands dons de séduction ; un homme très brillant, très énergique en façade, mais, par derrière, il n'y a rien qu'un souci constant des beautés de la façade.
THURINGE
C'est la bonne aventure que vous me dites là, mon cher confrère, et peut-être avons-nous des choses plus sérieuses à nous dire.
Votre mauvaise aventure? Nous vous la dirons demain.
{Un silence.)
THURINGE
Mon collègue Legros ne m'avait pas laissé espérer votre visite. Nous ne prétendions pas déranger le directeur du Contrat social, l'écrivain pour qui je professe une grande admiration... Je n'attendais qu'un de vos rédacteurs, celui-là qui mène contre moi cette campagne vraiment trop haineuse.
FORESTIER
Nous n'agissons pas les uns sans les autres. Cette campagne, je la connais. Précisément, j'ai désiré ve-