‹ Une journée parlementaireChapitre 47 sur 61 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

[Il marche à laporte, l'ouvre brusquement et trouve un domestique derrière.) Que faites-vous là ? Vous espionnez, drôle ! Je vous chasse. ..Je vous chasse. [Il crie.)

LEGROS

Tais-toi, tais-toi, pense à ta femme.

(Il prend Thuringe à bras-le-corps et referme la porte.)

THLRiNGE, faïsaut uu effort sur lui-même. J'ai senti un brouillard sur mon cerveau... Le Président, Forestier, L'Etoile blanche sont des comparses. Tout dépend de Gaudechart...

LEGROS

Depuisson divorce, il dit à tout Paris: « Je veux voir Thuringe suicidé ou en Cour d'assises. »

THURINGE

En Cour d'assises! Jamais.

[Silence.)

LEGROS

Envoie ta femme chez Gaudechart.

TIIIRINGE

Je vais te mettre à la porte.

LEGRvJS

Oui, tu peux cela, tu as encore deux heures pour mettre les gens à la porte, mais après tu ne pourras plus parce que chez toi, il n'y aura plus personne. (On entend du bruit, on frappe à laporte.)

THURINGE

Qui est là?

isiDOR, apparaissant, d'un ton gouailleur. Messieurs Le Barbier et Isidor, députés.

66 UNE JOURNEE PARLEMEXTAIRE

Page 1