‹ Une journée parlementaireChapitre 5 sur 61 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

TllL'RINGE, MADAME THL'Iil.NGE. UN DOMESTIQUE, CHARLES.

MADAME ïULRiNGE, cti peiguoiv.

André, déjà levé! Pourquoi?... Je ne veux pas croire que tu sois las d'être auprès de moi.

TlllUI.MiE

Ma chérie! Mon Hélène ! [Il court k elle, joyeux d'être interrompu dans sa, fièvre et la j)resse dans ses bras). Mes seuls ennuis, tu le sais bien, ce sont mes affaires, mes travaux, toutes ces basses intrigues auxquelles échappe mal un homme public.

MAUAME TIILIUNIJE

Ils sont donc vains les longs elTorts que j'ai faits pour être à toi, puisque tous mes témoignages d'amour sont impuissants à prévaloir contre une noie dans les journaux. Voilà mon inquiétude, je ne par-

viens pas à te rendre heureux ! Une feuille de papier, des chuchotements de couloirs sont plus forts sur ton imagination que tout mon être sur ton cœur. Pensions-nous qu'il en serait ainsi, toi et moi, quand nous luttions pour nous appartenir?

THLRLNGE

Tu as été admirable d'énergie, de tendresse. Aussi, depuis dix-huit mois que ton divorce a été prononcé, depuis près d'un an que nous sommes enfin l'un à l'autre, je n'ai pas passé une heure sans t'aimer comme une perle, plus douce, mieux formée, et plus lare que n'en possède aucun écrin de reine.

MAU.\ME TIIL'RLNGE, SOUriiint

Et ce sentiment, mon ami, ne suffit pas à ton bonheur !

TUIJRINGK

Je souffre qu'en entrant dans ma maison, toi (jui ne dois connaître que des adorateurs, tu voies tant de poings tendus.

MADAME TULRINGE

Chez toi; j'ai trouvé l'honneur, la loyauté et je quittais une maison d'intrigues et de bassesses. Quant à ces haines, puis-je oublier qu'elles s'amassèrent contre cette porte, du jour que tu m'en fis franchir le seuil ! Gaudechart, qui ne fut que mon mari, t'insulte, toi qui es à la fois mon mari et mon seul amour. Quoi qu'il dise, de lui je ne puis apprendre qu'une chose, c'est à t'aimer, à t'admirer et à vouloir ton bonheur.

THLRINGE

Ah! pourquoi des ambitions et je ne sais quelles chimères m'empêcheraient-clles plus longtemps de

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