ACTE TROISIEME
LE BARBIER
C'est sérieux, cela ?
LEGROS
C'est officiel, je viens de l'Elysée. Et il y aura un mandat d'amener, des perquisitions.
TflURiNGE, désignant l'appartement de Gaudechart.
On entend ses insultes jusqu'ici.
ISIDOR
Oh! si on ne les entendait que jusqu'ici.
LE BARBIER
Mon cher Isidor, je suis d'avis que nous ne négligions rien pour Thuringe, et puisque Gaudechart demeure dans cette maison même, montons jusque chez lui.
TIinUNGE
Non pas!
LEGROS, à Thuringe.
Laisse-les causer avec lui. C'est ta seule chance.
THURINGE, bas, à Legros.
Mais s'il leur dit mon opération de ce matin?
LEGROS, de même.
Je doute qu'il en sache le détail. Et puis, de se savoir compromis, ça les stimulerait à se tirer d'affaire. Et enfin, s'ils t'étranglent, ça te dispensera de chercher une solution.
THURINGE, accablé.
Va tout de même supplier Forestier de ne rien pu blier.
LE BARBIER, qui s'est coucerté avec Isldor.
Uescendez-vous, Legros? Nous avons deux mois à vous dire.
LEGROS
Je suis à vous.
{Legros, Isiclor et le Barbier sortent.)