‹ Une journée parlementaireChapitre 52 sur 61 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

papiers, professeur qui quittais le collège d'Angers pour entrer au Cabinet de Le Barbier! Il y a trois ans, quels battements de cœur quand, assisté de cette brute d'Isidor, j'entendais mon nom acclamé : « Tburinge, député d'Angers ! » Et tant d'efforts pour aboutir à cette nuit !... Où sont-elles, mes belles soirées ivres de métaphysique à la bibliothèque de l'Ecole normale et mes soirées, plus enivrantes encore. au hasard des villes d'Italie ! Les angoisses de cette veillée détruisent en moi le pouvoir de retrouver jamais de telles jouissances. Soit! Mais des nuits me restent, dont je ne veux pas me passer. Le malheur même me les rend plus précieuses. La philosophie et l'art, c'est fini ! La popularité, j'y puis renoncer ! Mais renoncer à mon amour, vivre sans ma femme, jamais ! {Il court à la porte qui donne sur Id. chambre à coucher.) Hélène ! Hélène ! [Madame Thurinfje entre.)

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