‹ Une journée parlementaireChapitre 53 sur 61 · THURINGE, MADAME THURINGE · texte numérisé non relu

THURINGE, MADAME THURINGE

TULRIXGE

Il se passe des choses terribles. As-tu quelqu'un pour t'aider à faire tes malles? Partons.

MADAME THURINGE

Oh ! comme tu es agité ! Que dis-tu là ? Pourquoi partir ?

THURINGE

On peut venir perquisitionner ici... On veut se saisir des papiers qui assurent ma défense.

MADAME THURINGE

Des papiers! Qu'est-il besoin de papiers? C'est à tes ennemis de prouver leurs accusations, non à toi de te Justifier, sinon, comme tu l'as fait aujourd'hui à la Chambre, par ta parole d'homme inattaquable.

THURINGE

Mais si l'on m'arrête et si l'on m'enferme?

MADAME THURINGE

Moi, on ne m'arrêtera pas! Je serai là pour le défendre, et, à mes côtés, tes amis Legros, Isidor, Le Barbier ! Enfant fiévreux, quels cauchemars te hantent ! THURINGE, désespéré .

Oui, j'ai la fièvre, mais c'est de trop t'aimer. C'est perdre ton amour qui fait mon cauchemar !

MADAME THURINGE

Perdre mon amour! Toi, qui es ma parure et mon orgueil, je cesserais de t'aimer?

THURINGE

Ils sont si perfides! Ils arriveront à te faire douter de moi. Tu sais bien ce que tu m'as dit; tu ne peux pas aimer un homme coupable. Voilà comme tu es, tu ne pardonnerais pas. Un soupçon, une fausse appa-

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