‹ Une journée parlementaireChapitre 56 sur 61 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

assumer la responsabilité d'un scandale, pour lui désormais inutile; c'est un homme d'alTaires en même temps qu'un passionné, il vous hait et veut votre... disparition. Mais il ne tient pas à étrangler ce brave Legros. C'est un esprit froid qui, sachant ce qu'il veut. s'y tient.

THURINGE

Alors, je n'ai plus qu'à me tuer!... Vous, Le Barbier, auprès de qui pendant trois ans j'ai été un collaborateur de tous les instants! Toi, Isidor, qui es venu m'assister dans ma première campagne électorale ! Te rap[)elles-tu les longs voyages en voiture dans la banlieue d'Angers, les réunions publiques, l'étreinte après le résultat proclamé!... Et vous, mes amis, vous qui savez la portée exacte de l'acte qu'on me reproche, vous voulez que je me lue, — pour lent mille francs.

ISIUOR

Nous en parlions tout à l'heure avec Legros, nous trouvions que c'était bien dur en effet! [On entend du bruit dans l'antichambre, on frappe à la porte.)

LE BARBIER

On frappe. Thuringe.

ISIDOR

Regarde! tu n'as plus de domestique dans la maison. Ce que ça doit être à Angers !

LE BARBIER

Nous allons passer à côté, dans la petite biblothèque.

[Ils sortent, Thurinfie uaouvrir.)

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