ACTE TROISIEME
TiiL'RixGE, se retrouvant avec jjeinc.
Ah ! C'est vous !
LE UAliBlER
Êtes-vous un homme^ mou cher Thuringe ? Voulezvous entendre la réponse de Gaudechart ? Il a dit : « Je veux bien que Thuringe disparaisse,sa lettre ne paraîtra pas. » Disparaissez, mais avant, brûlons nos papiei's.
TlirP.IXGE
Ma femme refuse de fuir.
ISIDOR
«Test ce que pensait Gaudechart, qui la connaît.
TIIURIXGE
Ne prononcez plus ce nom de Gaudechart.
LE BARBIER
Je dois pourtant ajouter une chose qu'il nous a dite et qui nous a fortement frappés, Isidor et moi : c'est que vous avez reçu Forestier, ce malin.
TIiniiNGE
Eh bien ?
LE BARBIER
La cessation de sa campagne contre vous coïncidant avec une nouvelle campagne contre d'autres personnalités est de nature à sembler suspecte. Gaudechart est tout disposé à vous présenter comme l'instigateur de ce changement de tactique dont vous bénéficiez.
TIILRLXCE
Votre conclusion?
70 LNE JOURNÉE PARLEMENTAIRE
ISIDOR
Qu'il n'y a rien à tirer de Gaudechart. II te livre aux attaques de l'opposition et, de plus, se prétend en mesure de te faire exécuter comme traître par la majorité.
TIIURINGE
Alors?
LE BARBIER
Il faut que vous imaginiez vous-même une issue, s'il en est. 'Insistant sur les mots.) Lui ne vous offre, — qu'on puisse vous répéter, — rien que la fuite.
THURINGE
Et vous?
ISIDOR, menaçant.
Nous?... nous cherchons qui tu as essayé d'entraîner dans ta chute.
LE BARBIER
Non, Isidor, pas d'irritation. Notre pauvre ami esta plaindre, ainsi acculé, et si je voyais quelque moyen de lui éviter la Cour d'assises, les atrocités d'un procès où il sera certainement accablé, avec joie, je le lui proposerais.
{Silence.)
THURINGE
Mais qui répond que, moi... disparu, Gaudechart cessera son ignoble poursuite?
LE BARBIER
11 a besoin du Gouvernement et ne voudrait pas