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THUIIINGE, LEGROS, ISIDOR, LE BARBIER

{Sur ces entrefaites, Legros rentre, il va jusqu'à Thuringe qui ne se retourne point et lui met la main sur l'épaule.)

LEGROS, bas.

Le Contrat social publie les papiers sur Isidor et Le Barbier. Je n'ai rien pu empêcher, mon pauvre

ami. Voilà les épreuves du journal de demain matin. {Il lui tend un journal en épreuve.)

TiiuRiNGE, lisant, toujours bas.

« Exécution de Le Barbier et Isidor. » Je suis perdu, voilà pourquoi Gaudechart a illuminé!

{Il ouvre la porte, et fait rentrer Le Barbier et Isidor. Puis les interpellant tous trois :) Si je me tue, me promettez-vous que ma femme ne saura jamais pourquoi ? Pour elle, au moins, je veux mourir honnête homme.

ISIOOR

Je crois bien, pauvre petite femme!

LE BARBIER

Nul ne saura jamais un mot, ni Madame Thuringe, ni les électeurs.

LEGROS

Je cours à VÉtoile Blanche. On arrête la campagne Gaudechart et on annonce que lu t'es tué dans un accès de fièvre chaude à la suite des calomnies de ce matin. Compte sur moi, pour ton comité et ta circonscription.

TuuRiNGE, hausse les épaules et k Isidor.

Tu as toujours un revolver sur toi ? Passe-le.

ISIDOR

Attends! {d'une voix étouffée] Si on appuie contre la poitrine, la balle perd sa force de pénétration, si on écarte, la main tremble ; en fixant le canon contre une règle plate, comme ceci, et en tenant l'arme

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